Le préfet Fumu du C.S Sa-Ngang démontre : «L’insatisfaction des salaires (IDS) motivent la pratique du cumul »

par -
0 168
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La pratique du cumul a gagné du terrain dans le système éducatif congolais. Des partisans augmentent en nombre, les uns et les autres espérant tirer leur épingle du jeu. Il ressort des  témoignages que cette pratique gagne du terrain, à mesure que les enseignants posent le problème de l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. Pour l’heure, en effet, des voix s’élèvent pour appeler les partisans de cette pratique à tenir compte autant de leur santé que de la qualité de leur rendement.  Pour faire la lumière sur la question, l’ancien élève de l’Athénée de la Gombe et de l’Université pédagogique nationale, UPN, M. Fumu K. Yongo Père Delage a bien voulu répondre aux préoccupations de L’Avenir. Il est le préfet des études du Complexe scolaire, CS Sa-Ngang, sis avenue Mpioka au quartier VI/N’Djili. « Dans les milieux pédagogiques congolais, des raisons sociales, entendez l’insatisfaction des salaires (IDS) motivent la pratique du cumul », a-t-il démontré.

A la question : Depuis quelque temps, la pratique du cumul est évoquée, en parlant de l’enseignant congolais. Quelle explication donnez-vous à cette pratique ? L’orateur : La pratique du cumul, dans le contexte du métier d’enseignant, laisse penser à celui qui fait un extramuros par rapport au premier travail, il ajoute un autre. Cela peut être à la même vacation ou de vacations différentes.

A votre avis, quelles sont les raisons qui poussent les enseignants à la pratique du cumul ?

Dans les milieux pédagogiques congolais, des raisons sociales, entendez l’insatisfaction des salaires (IDS) motivent la pratique du cumul.

En votre qualité de responsable scolaire, pouvez-vous témoigner que cette pratique favorise un bon rendement de l’enseignant ?

Je doute fort, étant un enseignant assis et je fais aussi fonction d’enseignant débout. Cette pratique ne favorise pas un bon rendement de l’enseignant. Le cumul empêchant celui-ci d’être performant et ne favorisant pas un bon rendement. Un enseignant qui cumule dans deux ou trois écoles, souvent il est fatigué mentalement, après avoir dispensé les cours à la première école.

Quels sont les probables dangers à la santé de l’enseignant qui pratique le cumul ?

Déjà sans cumul et avec un seul emploi, un enseignant congolais n’est pas en bonne santé. A plus forte raison quand il va embrasser le cumul ! Il ne prend pas assez de temps pour se reposer. La nuit, il a des insomnies car il doit notamment apprêter ses documents pédagogiques et à l’école, il a de la somnolence. La  gastrite et l’inappétence le menacent. Il parle beaucoup, perd du poids et son système nerveux est amplement sollicité.

Pouvez-vous affirmer qu’à travers la pratique du cumul, l’enseignant trouve la réponse à ses problèmes existentiels ?

Je ne suis pas prêt à l’affirmer. Les problèmes qui viennent de lui-même, de sa femme, de sa propre famille… Souvent, l’on croit qu’un gros salaire peut résoudre de grands problèmes. A ce sujet, l’adage renseigne : « Qui trop embrasse, mal étreint ».   

Sinon, quelles voies de sortie préconisez-vous ?

D’abord, la conscientisation des gouvernants, ce qui va stimuler la bonne volonté d’agir. Ceux-ci doivent mettre en place des mécanismes qui répondent à la vie équilibrée de l’enseignant, pour juguler le taux du cumul dont la croissance inquiète. En effet, il a été démontré en maintes occasions que l’enseignant cumulard devient de plus en plus vulnérable qu’il ne le pense. Il quémande auprès des élèves pour un besoin immédiat (transport, cigarette…). Il devient, de fait, corruptible. Les gouvernants doivent tenir compte de cela, car les problèmes à résoudre sont perpétuels.

(Payne)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse