Le pasteur Bubu Mbole console :

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« Le diacre Georges BakaBaka repose dans la paix de notre Seigneur Jésus-Christ »

Décédé le 23 mai dernier, le confrère Georges BakaBaka Ngese Matolu a été porté en terre mardi dernier, au cimetière de Kinkole. C’était sous forte escorte, constituée notamment des familles, des sympathisants et des journalistes. Au lieu d’exposition du corps, le programme des funérailles sous la modération du confrère Pamphile Kayombo, s’est poursuivi en quatre temps : l’exhortation biblique, la série de témoignages de proches, l’oraison funèbre, le dépôt des gerbes de fleurs avec dernier recueillement et, enfin, la levée du corps pour le cimetière.

Le pasteur Bubu Mbole Donatien est le responsable de l’Assemblée évangélique pour la guérison intégrale (ASEGI). Par cette disparition, a-t-il témoigné, l’église (sue évoquée) de l’avenue Kalembelembe dans la commune de Kinshasa a perdu un diacre. « Après cette mort physique, commence une autre vie. Et dès maintenant, il faut choisir quel chemin suivre. L’apôtre Paul donne l’assurance qu’«Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont morts en Jésus-Christ ». Partant, nous sommes persuadés que le diacre Georges BakaBaka repose dans la paix de notre Seigneur Jésus-Christ », a-t-il exhorté.

« Heureux dès à présent ceux qui sont morts dans le Seigneur Jésus-Christ », a affirmé le prédicateur

L’assistance au lieu mortuaire au quartier Bon Marché dans commune de Barumbu, a suivi avec attention l’exhortation biblique avant les témoignages. Le prédicateur a puisé tour à tour dans l’Apocalypse 14,13 et dans la deuxième épître de Paul à Timothée 3, 4 à 6. « Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là. (…) (II Timothée 3,4 à 6).

D’entrée de jeu, le prédicateur a rappelé, en citant l’apôtre Paul, que « Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner (…) ». « Heureux dès à présent, ceux qui sont morts dans le Seigneur Jésus-Christ », a-t-il réconforté. C’est dire que rien ne s’innove et rien ne se perd dans l’amour de Dieu. « Mort, le diacre George BakaBaka s’est éloigné des siens de leurs yeux, de leur compagnie ». Le temps de l’exhortation s’est conclu par une brève prière pour la veuve, donnant lieu au retrait de la bague de l’alliance conjugale.

Selon la Bible, c’est la bénédiction de l’Eternel qui enrichit, a renchéri le prédicateur. Si Dieu ne bénit pas, tout est inutile, a-t-il insisté. Sur ces entrefaites, il a fait observer que le monde actuel « se fragilise » par la montée des maux qui justifient l’exhortation sue-évoqué de Paul à Timothée. « La légalisation de l’homosexualité dans plus d’un pays de la planète est un scandale de notre époque. A Kinshasa, de plus en plus de jeunes par l’amour de l’argent, se font pédés, le déversement massif de beaucoup d’autres dans l’occultisme, la légalisation de l’avortement sous une évocation pour le moins hypocrite de l’interruption de la grossesse. Ce qui consacre l’assassinat de fœtus, de bébés… », a-t-il regretté.

Le pasteur Pangu Joachim a témoigné sur le parcours du défunt, vu d’ASEGI. Il a saisi cette opportunité pour inviter les journalistes à s’inspirer du parcours de feu le diacre Georges BakaBaka. « Je vous exhorte à prendre le modèle de celui à qui nous rendons ici le dernier hommage. Tout intelligent qu’il était, il a cherché à joindre à cela la lumière qui vient de Dieu », a-t-il dit.

A L’oraison funèbre, Jacques Muluba salue le parcours d’un coéquipier «battant »

Depuis la sortie du corps lundi, de la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, et le recueillement tour à tour à l’esplanade de la RTG@ et à la place mortuaire du quartier Bon Marché, le comité d’organisation constitué de collègues de service de l’illustre disparu a préservé l’harmonie avec la famille et l’église ASEGI. Cette concorde dans la conduite du programme a contribué au maintien de la quiétude, jusqu’aux premières heures postfunérailles.

Dans l’oraison funèbre (dont un extrait suit), le confrère Jacques Muluba s’est évertué à voiler ses larmes dans la portée des mots. Il a salué le parcours d’un « battant », car l’histoire renseigne que le trio Georges BakaBaka, Jacques Muluba et Richard Shako Kaniengele s’étaient frayés un chemin dans le roc. Ayant frappé à la porte de la RTG@ comme un seul homme en 2003, le trio avait été administrativement et favorablement notifié le même jour.

L’oraison funèbre

Il est des moments où la parole et les verbes manifestent une impuissance pour exprimer ou décrire ce qui est ressenti dans le tréfonds d’une personne. C’est plutôt le silence, dans son absurdité apparente, qui s’impose comme mode d’expression. Le philosophe de langage Wittgeinstein ne disait-il pas dans son tractatus logico-philosophique qu’au-delà de la parole était le silence ?

Il me semble que ce dont on ne peut parler, il faut le taire. C’est à priori l’option qui avait été levée en ce moment où nos cœurs sont meurtris, déchirés par la disparition, Ô combien cruelle, jalouse et brutale de notre cher Georges BakaBaka Ngese, ce journaliste, ce faiseur des journalistes, allais-je dire, pétris de talents incontestables, au point de faire de lui quelqu’un de très adulé dans le milieu professionnel.

Mesdames, messieurs, permettez-moi de m’interroger sur le dévolu jeté par la mort, cette inconnue, cette visiteuse non-désirée, qui a choisi le camp de Georges BakaBaka.

Oh mort ! Quel pouvoir as-tu de plonger tout un groupe de presse, une communauté, une corporation dans l’émoi ? Qui es-tu, oh mort, pour t’imposer, faire des ravages, ôter toute quiétude et imposer une scission au sein d’un groupe caractérisé par une unité ? Qu’as-tu de positif, toi, avec ta réputation de diviser, de chambouler, de créer des fragments disparates dans la société ?

Ah, tu es, semble-t-il, quelque chose de voulu par Dieu, si bien que même son propre fils Jésus, ce faiseur des miracles, en dépit de sa toute puissance et de son appartenance à la royauté, n’a pu être délivré de la coupe. Passage obligé, tu l’es, et aujourd’hui, tu as choisi de frapper à la porte de Georges BakaBaka Ngese. Pilule amer à avaler.

Mesdames, messieurs, qui était-il ce Georges BakaBaka qui, aujourd’hui, a fait déplacer tant de monde et susciter en chacun un élan de compassion, signe certain d’une intégration sociétale réussie ? (…)

Du dernier recueillement jusqu’au cimetière de Kinkole, profonde commisération

Des parents, amis, connaissances, collègues, …ont déposé des gerbes de fleurs au pied du cercueil sous la tente dressée à cet effet en guise de dernier hommage. La levée du corps est intervenue dès la première heure de l’après-midi. Le cortège prenant, à cet effet, la direction de la commune de la N’Sele, au-delà de l’aéroport international de N’Djili où est situé le cimetière de Kinkole.

(Payne)

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