Le nouvel Administrateur de la Rdc précise : « La BAD est une banque des Etats qui sont jaloux de leur souveraineté »

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En séjour en République démocratique du Congo depuis le dimanche 21 août dernier, le nouvel Administrateur de la Rd Congo à la Banque africaine de développement (BAD), M. Obam Nlong a entrepris des séances de consultation du Gouvernement, afin d’obtenir des orientations utiles à son travail au conseil d’administration de cet important bailleur de fonds. Voilà qui lui permet de descendre sur terrain afin de palper la réalité des projets financés ou en cours de financement afin de proposer des ajustements nécessaires. C’est dans cette optique qu’il se retrouve depuis hier mercredi dans la province du Kongo Central, où le programme indicatif prévoyait qu’il visite la cimenterie Nyumba ya Matadi, qu’il échange avec le Gouverneur du Kongo Central, avant de s’imprégner du fonctionnement du barrage d’Inga, cette merveille de la nature devant produire de l’énergie pour toute l’Afrique.

Mais avant de se rendre au Kongo Central, M. Obam a eu une séance de travail avec le secteur privé, à travers la Fédération des entreprises du Congo (FEC) d’Albert Yuma et l’Association congolaise des banques (ACB), que dirigeait Michel Losembe, ex-patron de la BIAC. Ici, les principaux présidents des commissions étaient là autour de l’Administrateur Délégué, M. Kimona Bononge. Après le mot de l’Administrateur venu écouter les hommes d’affaires pour voir comment il peut leur être utile, M. Sylvain Maliko, le Représentant Résident de la BAD en Rd Congo a expliqué que les ressources du guichet réservé au secteur privé sont abondantes pour aider ceux des hommes d’affaires qui ont des projets. « Nous essayons d’encourager le partenariat public-privé parce qu’il y a des projets importants concernés et la BAD fonde son espoir sur le secteur privé, parce qu’il agit aussi sur l’environnement des affaires », dit-il.

Les présidents des commissions réagissent

Le premier projet qui a été examiné, c’est celui qui concerne les femmes entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises, pour un coût de 4,5 millions de dollars américains. Ce projet consiste dans l’appui à la pisciculture et les bois dont l’objectif est de permettre aux opérateurs privés de produire suffisamment des poissons. Le deuxième projet, celui des incubateurs, c’est pour aider ceux qui sont dans le secteur du bois qui sont confrontés à plusieurs difficultés. La BAD a accepté de leur fournir les scies et les fours. Ce programme doit en réalité s’autofinancer. Mais il est tout simplement en phase de démarrage, parce qu’il faut recruter les experts, même si le souhait est de réfléchir sur un projet qui mettrait directement la BAD et le secteur privé.

Le président de la Commission des Hydrocarbures a fait état des difficultés dues à la baisse des cours des matières premières. Mais dit-il, il y a la possibilité de diversifier le secteur, grâce au gaz qui serait transformé en électricité, soit 250 MW sur une période 15 ans. Pour lui, il y a de belles choses à développer en interne, mais l’implication du Gouvernement ne se fait pas sentir. Pour sa part, le président de la Commission Sociale  a fustigé le fait qu’un programme a été mis en œuvre par le Gouvernement sans que la FEC soit informée. Il a émis le vœu que la FEC soit impliquée dès l’élaboration du projet pour que son exécution ne puisse pas poser problème.

Le président de la Commission Industrie pense que le grand problème du Congo, c’est l’industrialisation et la diversification du secteur privé. D’autant plus qu’il est enregistré un taux très faible de demandes d’agrément des projets à caractère industriel et il a l’impression que la BAD n’encourage que les projets publics. Celui du secteur pétrolier a voulu savoir, quels sont projets prioritaires du secteur qui peuvent intéresser la BAD ? Et ce, avant de rappeler certains projets de son secteur, mais qui n’ont pas connu un aboutissement heureux.

La réponse de la BAD

En réaction à toutes ces réactions du reste fondées, l’Administrateur Obam Nlong a souligné que sa visite à la FEC est une bonne opportunité pour accroître le portefeuille, grâce aux mécanismes mis en place pour le secteur privé. Pour lui, la BAD est une banque des Etats jaloux de leur souveraineté. Ainsi, il est difficile de penser qu’il y aura des projets pour lesquels le Gouvernement ne sera pas informé. Quant à M. Sylvain Maliko, le Représentant Résident, la BAD offre trois opportunités : les fonds réservés au secteur privé, les fonds qui peuvent être libérés et qui ont un caractère commercial et les facilités.

(Jean-Marie Nkambua)

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