Le HCR préoccupé par la situation humanitaire du territoire de Djugu

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Suite au conflit dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, il existe de forts besoins humanitaires qui peuvent freiner le retour et la réintégration des déplacés. Telle est la conclusion d’une évaluation réalisée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avec son partenaire INTERSOS, auprès de 73 villages en territoire de Djugu.

La mission a trouvé plus de 16 000 maisons détruites, soit 39 % des abris. Même si le retour des déplacés est en cours, 82 % des villages visités par la mission abritaient toujours des déplacés internes. Les plus grands besoins mentionnés par les personnes affectées par la crise sont, d’après l’évaluation : la nourriture, les matériaux pour construire des abris, les médicaments et les articles ménagers de base.

Le HCR fait un effort pour mobiliser le maximum de ressources disponibles, pour répondre à l’urgence et améliorer la situation de la population déplacée et retournée à Djugu. L’agence onusienne intervient notamment en faveur de la protection de ces populations, dont de nombreuses personnes vulnérables. En plus, elle soutient les autorités locales dans la gestion de sites de déplacés. Une autre priorité du HCR est l’abri, avec un programme qui cible les zones de retour.

La mission effectuée a également démontré l’importance des mécanismes de cohabitation pacifique. Dans plus de la moitié des villages qui n’avaient pas de mécanisme communautaire de cohabitation, des tensions se faisaient sentir entre les déplacés et les populations hôtes. C’est pourquoi l’une des priorités du HCR et de ses partenaires est de mettre en place ces types de mécanismes en Ituri et ailleurs, afin d’assurer la paix et la sécurité dans des situations de déplacement. Le HCR souligne néanmoins que ces programmes ne répondent qu’à une partie des besoins humanitaires, pour cause de sous-financement.

13 déploiements

Lors du point de presse hebdomadaire de la Monusco, le Porte-parole militaire, le Lieutenant-colonel Serge Bruno Chabi a indiqué que les troupes de la MONUSCO continuent d’effectuer leurs missions sur toute l’étendue du territoire congolais. Elles maintiennent à ce jour environ 13 déploiements en attente de combat dans l’ensemble des secteurs. Ces déploiements préventifs, activés sur renseignement, permettent d’éviter aux populations des exactions et autres actes de violence ou vandalisme de la part aussi bien des groupes armés que d’autres individus mal intentionnés.

Des opérations spéciales sont également en cours et à ce niveau, je voudrais citer les opérations « Recherche de la stabilité » et « Scorpion ». Il s’agit pour la Force d’intensifier les patrouilles de sécurité tout en sensibilisant les populations à la culture de la paix. La Force espère ainsi contribuer à la création d’un climat qui favorisera le retour des déplacés dans leurs villages d’origine et qui permettra aux organisations humanitaires d’effectuer leur travail en toute sécurité.

La situation sécuritaire n’en est pas pour autant calme en raison de multiples attaques de groupes armés contre les FARDC ou de rivalités entre groupes armés pour le contrôle du terrain. Ainsi, dans l’après-midi du 20 août, la Force a dû fournir un appui aérien aux FARDC du camp de Mapobu au sud-est de Mayimoya afin de repousser une attaque lancée par des éléments de l’ADF contre leur camp.

Du côté des activités d’assistance aux populations civiles (CIMIC), le deuxième bataillon indien de la MONUSCO, stationné à Kitchanga, province du Nord-Kivu, appuyé par les sapeurs du contingent bangladeshi et sous la supervision du l’unité de génie de la Force, a entrepris de réparer un pont dans la ville. Ce pont est une infrastructure vitale pour les populations qui l’utilisent au quotidien pour l’écoulement de leurs denrées et autres marchandises. C’est le seul moyen de relier cette ville au reste du monde par voie routière. Le pont avait été détruit par les fortes pluies de saison durant le mois de juillet. Près de 2 000 usagers utilisent journellement cette infrastructure qui permet, en plus, de relier le camp des FARDC de Kitobo et le camp des déplacés de Mungote. Cette initiative de la MONUSCO a été largement appréciée des populations.

En plus de ce pont, les troupes de la MONUSCO ont remis aux populations de Nyanzale le 10 août 2018 un hall à usage multiple. Ces deux ouvrages viennent s’ajouter aux actions permanentes comme la distribution quotidienne d’eau potable aux populations dans tous les lieux de stationnement et devraient permettre de renforcer davantage l’estime des populations vis-à-vis de la Force.

(JMNK)

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