Le Groupe des Partis politiques indépendants soutient Bruno Tshibala

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Crispin Kabasele Tshimanga, Président National de l’UDS et Coordonnateur National du GPI
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Dans une interview exclusive nous accordée, Kabasele Tshimanga explique le soutien du GPI au Premier Ministre Bruno Tshibala Nzenze. Le Président National de l’UDS, monsieur Crispin Kabasele Tshimanga préside actuellement aux destinées du Groupe des Partis Indépendants comme Coordonnateur National (GPI). Cette nouvelle plateforme politique qui a vu récemment le jour en RD Congo,  regroupe quelques partis politiques, associations et organisations de la société civile. En sa qualité de premier responsable du GPI, il a été approché par notre rédaction. Voici l’essentiel de l’entretien qu’il nous a accordé.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé, vos amis et vous, à créer le GPI ?

Je tiens à souligner, d’entrée de jeu, que le Groupe des Partis Indépendants, en sigle GPI, réunit les partis politiques, les associations et les organisations de la Société Civile qui n’ont pas participé au Dialogue Politique National Inclusif de la Cité de l’Union Africaine ni aux Négociations Directes du Centre Interdiocésain de Kinshasa. Il s’agit des partis et des associations qui renferment en leur sein des personnalités politiques de premier plan qui ont, malheureusement, été négligées et marginalisées par le jeu politique mis en place dans notre pays. En vue de faire entendre leurs voix, toutes ces personnalités se sont mises ensemble. Ainsi donc, le GPI se veut le porte—parole de tous les sans voix, de tous les laissés-pour-compte de la scène politique congolaise. Le GPI est décidé à faire bouger les lignes et à œuvrer pour le vrai changement en République Démocratique du Congo. Car, nous constatons nos politiciens déçoivent le peuple qui ne sait pas à quel saint se vouer.

Quels sont les objectifs du GPI ?

Le GPI qui se place entre la Majorité Présidentielle et ses alliés d’une part et l’opposition plurielle d’autre part, veut fédérer les initiatives de ses membres et coordonner toutes les synergies en vue de la conquête du pouvoir, seul ou en coalition ; présenter des listes communes aux prochaines élections ; élaborer un programme national commun pour le vrai développement de la République Démocratique du Congo ; défendre la souveraineté nationale face aux récurrentes ingérences étrangères ainsi que lutter contre la corruption et la mégestion devenues des fléaux qui freinent l’émergence de notre pays.

Comment expliquez-vous que la sortie du GPI sur la scène politique congolaise a coïncidé avec la nomination du Premier Ministre Bruno Tshibala ?

Il s’agit d’une simple coïncidence. L’idée de fédérer nos partis politiques et nos associations qui se sentent marginalisés, a taraudé nos esprits depuis belle lurette. D’ailleurs, au sein de nombreuses plateformes politiques c’est chacun pour soi. L’exemple le plus frappant vécu dernièrement ce sont des remous enregistrés dans certains regroupements politiques au lendemain de la publication du gouvernement Tshibala.

Autant reconnaître que nous avons eu raison de voler de nos propres ailes pour mieux défendre nos intérêts. Cela étant, nous pouvons dire que l’avènement du Premier Ministre Tshibala était le moment propice pour le lancement du GPI.

On vous reproche d’être derrière le Premier Ministre Bruno Tshibala?

Je dois faire remarquer que la plupart des membres du GPI sont issus de la Majorité Présidentielle ou étaient en instance d’y adhérer. Nombreux ont battu campagne pour le Président Joseph Kabila en 2006 et 2011. Ces membres n’ont pas coupé le cordon ombilical avec le Président de la République qui s’est toujours présenté à l’élection présidentielle comme indépendant. C’est tout dire. S’agissant de votre question, nous avons décidé, en toute indépendance, de soutenir le Premier Ministre Bruno Tshibala parce qu’il est déterminé à offrir les meilleures élections à notre peuple afin de mettre fin à la crise actuelle. Il est aussi pragmatique dans ce sens que dans sa profession de foi devant l’Assemblée Nationale lors de son investiture, il a tenu un discours sans démagogie. Il vient de surprendre la nation congolaise en déposant au Parlement un projet de loi des finances de 8 milliards de dollars américains doublant ainsi les maigres prévisions budgétaires de l’ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo. Il ne s’est pas arrêté là. Il a promis de s’attaquer au social de la population. Quand nous voyons sa détermination de réussir, nous ne pouvons que l’accompagner. Faut-il souligner que tout Chef du gouvernement, soit-il de la Majorité Présidentielle ou de l’opposition plurielle, une fois nommé, a besoin de l’appui et de la confiance du peuple. Ce que le GPI fait au nom du patriotisme qui habite ses membres.

Que dites-vous de la résolution 2348 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui insiste pour que le Premier Ministre soit issu du Rassemblement ?

Cette question relève de la souveraineté congolaise et devrait être réglée par les Congolais eux-mêmes sans ingérence extérieure. La situation du Rassemblement est complexe. Créé dans la précipitation à Genval, le Rassemblement, semble-t-il, ne s’était pas doté des textes devant le régir. Il ne tenait qu’à la volonté d’une seule personne, le Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba de l’UDPS. Donc, il portait déjà en lui-même les germes de son autodestruction. Après sa mort, on a assisté à une grande confusion. Donc, ce débat étant propre au Rassemblement, il ne nous concerne pas.

Il faudra lancer un appel pathétique à toute la classe politique congolaise pour qu’elle cesse de recourir aux étrangers pour résoudre nos propres problèmes. Cinquante-sept ans après notre indépendance, c’est enfantin d’agir ainsi. Par contre, notre soutien au Premier Ministre Bruno Tshibala s’explique par le fait que le pays doit être géré, ne doit pas être pris en otage par notre classe politique jugée irresponsable et inconsciente par notre peuple. Pourquoi nous accuser de soutenir le Premier Ministre actuel au moment où il a l’appui de la Majorité Présidentielle, d’une grande partie de l’opposition et de la Société Civile ? Il s’agit d’un procès d’intention. Ceux qui sont contre Bruno Tshibala sont minoritaires. Pour notre peuple, il doit se mettre au travail.

Et votre mot de la fin ?

Le GPI invite notre peuple à la vigilance, à la préservation de la paix, au patriotisme et à trouver lui-même des solutions à ses problèmes. Il faut mettre fin à cette pratique d’un autre âge qui consiste à faire appel aux étrangers pour le règlement de nos conflits internes. La République Démocratique du Congo ne se construira que par les efforts de ses propres filles et fils.

(Propos recueillis par JMNK)

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