Le Gouvernement doit sévir: Anarchie généralisée dans les rangs des ONG

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* En décryptant les conclusions qui ont filtré de la Commission « Sécurisation » des travaux du Dialogue dont les extraits apparaissent clairement dans le draft de l’Accord politiques en circulation, les délégués au dialogue, Opposition Majorité et Société civile, regardant dans la même direction pour une question devenue aujourd’hui comme une gangrène nationale, ont décidé à l’unanimité de la mise en place, de manière urgente, des mécanismes de contrôle des activités des ONG tant nationales qu’internationales conformément à la législation en vigueur

* Mais hélas, beaucoup d’animateurs de ces fameuses ONG étrangères, qui débarquent en Rdc sont des porteurs des mallettes, passant le gros de leur temps à arpenter les rues de la capitale Kinshasa et à sillonner les savanes du Congo profond, confondant ainsi leurs bureaux avec leur chambre de couche, n’ayant pour référence que leurs ambassades où ils ne recourent qu’après avoir gaffé. Rien au monde, le gouvernement Congolais n’aura tort à faire si non que de faire appliquer la législation déjà en vigueur

Plus d’un millions d’organisations Non gouvernementales nationales et étrangères exerçant en République Démocratique du Congo dont plus de trois milles dans la seule ville de Kinshasa! Cet état de chose rend le ciel épais et suscite bien d’interrogations plus qu’inquiétantes.

Il y a plus de quinze ans derrière, les législateurs Congolais s’en était, depuis, mis la puce à l’oreille au regard du rythme alarmant, déjà à l’époque, du foisonnement des ONG locales comme étrangères sur le sol Congolais en l’absence d’un quelconque texte officiel pouvant permettre à réglementer un secteur aussi névralgique où les acteurs se passaient pour des enfants gâtés de la Cour, des princes ou des intouchables qui n’avaient des compte à rendre, à la limite, qu’à leur propre conscience.

La loi N°004/2001 de 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux Etablissements d’utilité publique, du reste promulguée par le Président de la République, ne laisse rien au hasard sur la marche à suivre pour la régulation des ASBL/ ONG en RDC, si non que les tenants de ces « Ligablos » ne se font nullement de la peine pour s’y conformer, d’autant que bien d’autres ne connaissent ni l’existence de ladite loi ni la substance de son contenu, alors que ceux qui en sont informés passent totalement outre.

Puisque tout finit par nous rattraper, les Congolais réunis au Dialogue Politique inclusif à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa ne sont pas demeurés sourds face à ce triste tableau qui affiche des millions d’ONG œuvrant pour la plupart en toute illégale, installant, de facto, une jungle inédite qui sert à la fois des rebonds et des simulacres aux ennemis de la Républiques et autres blanchisseurs des capitaux sur le dos ou le sang de Congolais.

En décryptant les conclusions qui ont filtré de la Commission « Sécurisation » des travaux du Dialogue dont les extraits apparaissent clairement dans le draft de l’Accord politiques en circulation, les délégués au dialogue, Opposition Majorité et Société civile, regardant dans la même direction pour une question devenue aujourd’hui comme une gangrène nationale, ont décidé à l’unanimité de la mise en place, de manière urgente, des mécanismes de contrôle des activités des ONG tant nationales qu’internationales conformément à la législation en vigueur.

Le Gouvernement appelé à frapper

L’appel de pied de délégués au dialogue sur la nocivité de plusieurs ONG locales et étrangères qui passent pour des officines écrans, en appellent à la nécessité de l’application stricte des clauses de la loi de 2001 qui définit les bases pour la création et mêmes les fonctionnements de toutes ces ASBL.

L’article 11 de ladite loi établit, noir sur blanc que les statuts d’une ASBL ne sont opposables aux tiers qu’à partir de leur publication au Journal Officiel de la République du Congo.

L’étonnante réalité à laquelle plusieurs des communs de mortels ne prêtent pas attention est que nombre de ces ASBL, parfois créées à la sauvette pour des raisons de la cause, apparaissent tambour battant sur la place publique, sans être couvert par un seul document pouvant, au regard des prescrits de cette loi, justifier leur existence.

Les Filimbi, les Lucha, combattants pour la liberté, pour ne citer en échantillons que celles-là, se rangeraient dans cette bouillabaisse d’où partiraient bien de coups pour le malheur de citoyens congolais.

Quid alors de ces ONG étrangères dont pourtant le cadre de leur exercice est défini dans l’article 37 de la loi en référence.

Celui-ci stipule entre autres que toute ONG étrangère doit avoir une représentation en République Démocratique de Congo, conclure un Accord – cadre avec le Ministère ayant le Plan dans ses attributions, produire une attestation de bonne conduite, vie et mœurs pour le personnel expatrié, document légalisé par l’Ambassade de la Rdc dans le pays où se trouve le siège.

Mais hélas, beaucoup d’animateurs de ces fameuses ONG étrangères, qui débarquent en RDC sont des porteurs des mallettes, passant le gros de leur temps à arpenter les rues de la capitale Kinshasa et à sillonner les savanes du Congo profond, confondant ainsi leurs bureaux avec leur chambre de couche, n’ayant pour référence que leurs ambassades où ils ne recourent qu’après avoir gaffé.

Rien au monde, le gouvernement Congolais n’aura tort à faire si non que de faire appliquer la législation déjà en vigueur.

Que des questions sur le financement

Gros Cylindrés, résidences huppées, mines verdoyantes, « Kwenda Vutuka » (aller et retour), bref le Standing arboré par la plupart d’animateurs locaux comme étrangers des ONG en RD Congo attirent et suscitent de la curiosité. Tout dernièrement, les Autorités de l’Etat Palestinien qui ont, eux aussi, assisté à un tableau similaire dans leur pays, pourtant presque en guerre permanente pour son autodétermination, n’a pas tardé à frapper dur comme le fer, en demandant à chaque ONG, fut elle nationale ou internationale, de fournir sans la moindre ambiguïté, tous les détails sur leurs sources de financement sous peine du retrait de l’Autorisation de fonctionnement.

Les différentes frappes terroristes, du reste déplorables, à Paris, Istanbul et le reste du Monde, ont aussi nourris plusieurs réflexions sur les financements de ces malfrats qui ne s’épargnent d’aucune étoffe, dont celles des philanthropes pour passer inaperçu.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets et que toute chose restant égale par ailleurs, plus d’un observateur estiment que la République Démocratique ne gagnerait rien en laissant perdurer cette dangereuse opacité dans les financements de l’ensemble de ces ONG, dont la plupart ont perdu le caractère initial d’ONG de développement pour servir des causes de déstabilisation du régime.

Dura lex, sed lex, dit-on.

L’Avenir

 

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