Le G7 pour une résistance sanguinaire en décembre 2017

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En République Démocratique du Congo, malgré les multiples tueries qui sévissent dans certaines régions, quelques acteurs politiques bravent la paix que recherchent plusieurs congolais. Après l’Unafec/Opposition, qui s’est rangée dans la ligne des sanguinaires, c’est maintenant le tour de la plateforme des frondeurs de la MP (G7), de tenir des propos incitant le peuple congolais à la haine pour une résistance sanguinaire au mois de décembre 2017. Malheureusement, c’est pour une raison dont le Gouvernement de la République s’y attèle dans le délai convenu, celle des élections. Outre cette raison, il y a aussi celle de la présidence du Conseil National de suivi de l’accord du 31 décembre, dont le G7 boycotte sa participation, alors que les listes des candidats sont déjà sur la table du Chef de l’Etat et n’attendent que l’adoption de la Loi au niveau du Parlement.

Le président du G7, Pierre Lumbi Okongo a, dans son point de presse d’hier mardi 20 juin, annoncé que sa plateforme ne participera plus au Conseil National de suivi de l’accord du 31 décembre 2017 (CNSA). Ce, pour préparer le plan machiavélique à mettre en application d’ici décembre 2017, mois arrêté par les parties au dialogue au Centre Interdiocésain pour la tenue des élections en Rdc. Puisque pessimistes, Lumbi et compagnons ne croient pas à la tenue de ces élections dans le délai convenu, bravant même le travail salutaire de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) qui poursuit sans désemparer l’opération d’enrôlement et d’identification des électeurs dans la dernière aire opérationnelle, la Capitale Kinshasa inclue. Quant au CNSA, le G7, dans sa politique de faire pression au pouvoir en place, chose qui ne leur est pas interdite, dit non à sa participation dans cet organe censé assurer la bonne marche de l’accord du 31 décembre 2016.

« Le G7 n’ayant pas accepté d’entrer dans le gouvernement mis en place sur base d’un arrangement frauduleux, car ne respectant pas les clauses de l’accord, refuse pour la même raison de participer au CNSA en cours de l’installation », a dit Pierre Lumbi, ancien bras droit du chef de l’Etat, aujourd’hui disciple de l’Opposant Moïse Katumbi Chapwe. Par ailleurs, cette plateforme qui soutient la candidature de l’ancien gouverneur du Katanga à la Présidence de la République dit avoir dorénavant les yeux rivés vers la tenue des élections en décembre 2017, conformément à ce qui a été signé au Centre Interdiocésain sous la médiation de la CENCO. Chose qui n’étonne pas plus d’un, car après que Félix Tshisekedi ait raté la Primature, le G7 et le Rassemblement demeurent dans la distraction pendant que le train vers les élections est en marche. Personne ne doit agir, ni décider à la place de la Céni, seul organe censé offrir aux Congolais de bonnes élections. Malheureusement, quand l’on cherche l’écoulement de sang, comme il en était le cas au Grand Kasaï, la Ceni ne saurait poursuivre son travail. Et si le G7, comme le Rassop, veulent une résistance sanguinaire en décembre 2017 pour faire la pression à la Céni afin d’organiser de force les élections, les choses risquent de tourner mal. Bref, Nangaa décidera comme il l’a fait au Kasaï en suspendant l’enrôlement des électeurs pour insécurité. Chose qui n’est pas bonne, et dont le Chef de l’Etat et toute la communauté tant nationale qu’internationale condamne à fond.

Une transition en décembre sans Kabila

Il faut éviter de faire du surplace ! Qui ne se souvient pas du fameux régime spécial prôné, bien que foutu en l’air, par les politiciens de l’Opposition membres du Rassop ? C’était l’année passée, soit en 2016, que cette plateforme née de Genval avait fait de la date du 19 décembre, celle de la fin du monde. Et grâce aux efforts fournis par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, en confiant la mission de bons offices à la Cenco, un compromis a été trouvé pour que la paix règne. Malheureusement, Lumbi Okongo se permet encore une fois de plus de souligner qu’en cas de non-respect de cette échéance électorale, celles-ci devront s’organiser sans Joseph Kabila, qui selon cette plateforme tire sa légitimité de l’Accord du 31 décembre qui a délimité l’échéancier. Un rêve, rien qu’un rêve, car les élections auront bel et bien lieu, et même la Céni sait très bien qu’elle n’a pas droit à l’erreur. Le Gouvernement de la République dirigé par le Premier ministre Bruno Tshibala aussi le sait très bien, car l’organisation des élections en RDC reste l’un de point essentiel de la mission leur tracée par Joseph Kabila, Garant de la Nation. En outre, le G7 exige la publication du calendrier électoral d’ici le 31 juillet 2017,  faute de quoi,  il va lancer avec l’ensemble des organisations politiques et sociales des actions de mobilisation populaire et de désobéissance civique, conformément à l’article 64 de la Constitution. C’est ça la politique machiavélique du G7 !

La double nationalité de Katumbi évoquée

Après l’intervention du ministre d’Etat sur la non-représentation de Moïse Katumbi aux prochaines élections présidentielles pour sa double nationalité, le G7 affirme que leur candidat n’a pas une double nationalité. Lumbi, prenant la place de Katebe Katoto frère biologique de Katumbi, se dit prêt à prouver la nationalité congolaise de son actuel mentor.

« Il est Congolais, voir plus Congolais que certains », a renchéri le président du G7, sans preuve à l’appui. Il pense que la Majorité Présidentielle prépare un montage contre son candidat, mais assure que leur plateforme va y faire face au moment opportun.

(Bernetel Makambo)

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