Le FMI prévoit une croissance mondiale modérée en 2016

par -
0 532
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dans son rapport d’octobre 2016 sur les perspectives de l’économie mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) soutient que la croissance mondiale devrait être modérée en 2016, à 3,1 %, avant de rebondir à 3,4 % l’an prochain. En plus, une stagnation persistante dans les pays avancés pourrait encore alimenter l’hostilité à l’égard du commerce, ce qui freinerait la croissance et les pays doivent utiliser tous les leviers de la politique économique (monétaire, budgétaire et structurel) pour rehausser leurs perspectives de croissance.

La croissance économique mondiale restera modérée cette année à la suite d’un ralentissement aux États-Unis et du vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, note le FMI dans son rapport d’octobre 2016 sur les Perspectives de l’économie mondiale qui a été publié hier. L’institution prévoit un léger rebond en 2017 et au-delà, principalement grâce aux pays émergents

« Dans l’ensemble, l’économie mondiale stagne », a déclaré l’économiste principal et conseiller économique du FMI, Maurice Obstfeld. « Nous avons révisé légèrement à la baisse nos prévisions de croissance pour les pays avancés en 2016, tout en révisant à la hausse les prévisions pour le reste du monde », a-t-il noté. Le rapport souligne la nature précaire de la reprise huit ans après la crise financière mondiale. Il est noté qu’une stagnation persistante, en particulier dans les pays avancés, risque d’alimenter davantage les appels populistes à des restrictions au commerce et à l’immigration. M. Obstfeld estime que ces restrictions pèseraient sur la productivité, la croissance et l’innovation.

Pays avancés : ralentissement aux États-Unis, Brexit

Dans les pays avancés, la croissance n’atteindra que 1,6 % en 2016, soit moins que les 2,1 % enregistrés l’an dernier et en baisse par rapport à la prévision de juillet (1,8 %). Le FMI a révisé à la baisse ses prévisions pour les États-Unis cette année à 1,6 %, contre 2,2 % en juillet, à la suite d’un premier semestre décevant, qui s’explique par la faiblesse de l’investissement des entreprises et la baisse des stocks de biens. La croissance américaine devrait remonter à 2,2 % l’an prochain, tandis que les effets de la baisse des prix de l’énergie et de la vigueur du dollar se dissipent. À l’avenir, les relèvements du taux directeur de la Réserve fédérale « devraient être progressifs et liés à des signaux clairs d’un affermissement durable des salaires et des prix », note le FMI.

L’incertitude qui fait suite au référendum du Brexit en juin pèsera sur la confiance des investisseurs. La croissance au Royaume-Uni devrait tomber à 1,8 % cette année et à 1,1 % en 2017, contre 2,2 % l’an dernier. Dans la zone euro, la croissance s’établira à 1,7 % cette année et à 1,5 % l’an prochain, contre 2,0 % en 2015. « La Banque centrale européenne devrait maintenir sa politique actuelle, qui est à juste titre accommodante. Un relâchement supplémentaire, sous la forme d’une augmentation des achats d’actifs, pourrait être nécessaire si l’inflation ne remontait pas ».

Au Japon, la troisième économie du monde, la croissance devrait rester modérée, à 0,5 % cette année et 0,6 % en 2017. À court terme, les dépenses publiques et une politique monétaire accommodante soutiendront la croissance ; à moyen terme, l’économie japonaise souffrira de la baisse de sa population.

Les plus grands pays d’Afrique subsaharienne continuent de faire face à la baisse des recettes tirées des produits de base, qui pèse sur la croissance régionale. Au Nigéria, l’activité devrait se contracter de 1,7 % en 2016 et la croissance sera à peine positive en Afrique du Sud. Par contre, plusieurs pays exportateurs de produits autres que des ressources naturelles, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Kenya et le Sénégal, devraient continuer d’enregistrer une croissance vigoureuse (plus de 5 %) cette année.

L’activité économique a ralenti en Amérique latine : plusieurs pays restent en récession, mais la reprise devrait s’installer en 2017. Au Venezuela, la production devrait chuter de 10 % cette année, puis de 4,5 % en 2017. Au Brésil, l’activité devrait se contracter de 3,3 % cette année, mais progresser de 0,5 % en 2017, en supposant que l’incertitude entourant la situation politique et l’action gouvernementale diminue et que les effets des chocs économiques antérieurs se dissipent. Au Moyen-Orient, les pays restent confrontés à des conditions difficiles en raison des prix modérés du pétrole, ainsi que des conflits civils et du terrorisme.

Étant donné la nature encore faible et précaire de la reprise mondiale, et les risques auxquels elle est exposée, le FMI souligne qu’il est urgent d’adopter une stratégie globale, cohérente et coordonnée pour relancer la croissance, veiller à ce que ses fruits soient distribués de manière plus égale et la rendre durable. En utilisant des politiques monétaires, budgétaires et structurelles de concert — au sein des pays, dans le temps et dans tous les pays —, « le tout peut être plus grand que la somme de ses parties », a conclu M. Obstfeld.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse