Le FMI abaisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne

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La Française Christine Lagarde, DG du FMI

Le Fonds monétaire international a abaissé mardi dernier ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2015 et 2016 à 3,1 % et 3,6 % respectivement. En Afrique subsaharienne, la croissance devrait ralentir cette année à 3,8 %, contre 5,0 % en 2014, soit une révision à la baisse de -0,7 point par rapport aux prévisions d’avril. Mais en Rd Congo, le Gouvernement table sur un taux de croissance économique de 8,4%. Un taux qui tient compte  à la croissance démographique qui est de 2.7.

Comme le laissait entendre sa directrice générale, la Française Christine Lagarde fin septembre, le Fonds monétaire internationale a abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016. Le produit intérieur brut (PIB) de la planète ne devrait plus progresser que de 3,1% cette année et de 3,6% en 2016, marquant à chaque fois un repli de 0,2 point par rapport aux estimations de juillet, selon la mise à jour du rapport Perspectives de l’économie mondiale publiée à Lima, au Pérou, où le FMI tient son assemblée annuelle.

Malgré la relative bonne santé des pays riches, États-Unis en tête, l’économie mondiale s’apprête ainsi à marquer le pas par rapport à 2014 (+3,4 %) et serait même en passe de réaliser cette année sa plus mauvaise performance depuis la récession planétaire de 2009.

Les risques de dégradation des perspectives se sont accrus, particulièrement pour les marchés émergents et les économies en développement, résume le FMI. Le regain d’inquiétude concerne tout particulièrement la Chine, dont le ralentissement économique plombe déjà une cohorte de pays et devrait se confirmer en 2016 avec une croissance attendue de 6,3 %, au plus bas depuis vingt-cinq ans.

Ralentissement et durcissement

En Afrique subsaharienne, la croissance devrait ralentir cette année à 3,8 %, contre 5,0 % en 2014, soit une révision à la baisse de -0,7 point par rapport à avril. « Le ralentissement observé en 2015, écrit le FMI dans son étude, s’explique principalement par les répercussions de la baisse des prix des produits de base, en particulier du pétrole, ainsi que par le recul de la demande de la Chine, qui est le principal partenaire commercial de l’Afrique subsaharienne, et le durcissement des conditions financières mondiales pour les pays pré-émergents de la région ».

Parmi les pays exportateurs de pétrole de la région, la croissance au Nigéria devrait s’établir à 4 % en 2015, environ 2,25 points de moins que l’an dernier, et la croissance en Angola devrait aussi fléchir, à 3,5 %, contre près de 5 % en 2014. En Afrique du Sud, elle devrait être inférieure à 1,5 % cette année et l’année prochaine, « du fait de dé- lestages et d’autres goulets d’étranglement de l’offre », explique le Fonds.

En ce qui concerne les pays importateurs de pétrole de la région, dont la croissance moyenne devrait être de 4 %, une majorité continuera d’enregistrer une croissance vigoureuse, en particulier les pays à faible revenu, où l’investissement dans les infrastructures se poursuit et où la consommation privée demeure vigoureuse. « Des pays tels que la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Mozambique et la Tanzanie devraient connaître une croissance d’environ 7 % ou plus cette année et l’année prochaine », souligne le FMI.

Redressement

La croissance de l’Afrique subsaharienne devrait s’accélérer à +4,3 % en 2016, grâce à la reprise de l’économie mondiale, qui favorisera un redressement modéré de la demande extérieure, au redressement modeste des prix du pétrole, qui profitera aux pays exportateurs de pétrole, et à l’amélioration des perspectives des pays touchés par l’épidémie Ébola.

(JMNK)

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