Le fameux 19 septembre

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Le dialogue politique tire déjà à sa fin. Cependant, de bonne ou de mauvaise foi, les dieux et les démons, c’est selon, ont tout au moins de la mémoire. Personne, même pas le sacro saint Corneille Naanga ne saurait, dans le contexte actuel, convoquer le scrutin trois mois avant la fin du mandat du Président de la République.

C’est dans cette logique que l’institution CENI s’est lancée au portillon de la haute cour du pays pour solliciter un report quant à ce. N’en déplaise aux puristes: ne pas y aller serait pire catastrophe.

Quoi qu’il en soit, la date du 19 septembre n’est pas à confondre avec un verset biblique, encore moins une sourate coranique. Elle trouverait sa totale force dans l’article 73 de la constitution de la Rdc. Une constitution démesurée de par ses origines, rédigée à la va vite, loin du pays, dans un contexte belliqueux, et qui, il faut le dire, est en souffrance depuis sa promulgation bien que votée par référendum. Plusieurs de ses articles sont tombés en désuétude et personne n’a crié au scandale. La gratuité de l’enseignement n’est pas totalement entrée en vigueur, la parité a du plomb dans l’aile, le droit à la santé ou à l’info aussi,…

C’est aussi le lieu de dire aberrant le fait de penser qu’il est aberrant pour la Commission électorale nationale indépendante de saisir la Cour constitutionnelle pour une question si délicate: celle de la convocation du scrutin pour l’élection du Président de la République, l’article 73 devant s’appliquer à cette fin ayant prouvé ses limites. Le pays est engagé, avec tous les partenaires bi et multilatéraux, sur la voie du dialogue politique qui, c’est un secret de Polichinelle, vient d’une manière ou d’une autre bousculer la loi fondamentale. A la faveur de la décentralisation, du reste voulue par la constitution, avec toutes les questions relatives au nettoyage du fichier électoral, à l’enrôlement de nouveaux majeurs, de la diaspora,… le monde sait qu’on ne va guère aux élections sans en maîtriser tous ces paramètres. Et si jamais on y allait sur base de l’ancien fichier, la partie lésée se verrait en droit de soulever les victimes n’ayant pas été associées au vote. Ces dernières saisiraient la Cour constitutionnelle qui annulerait tous les résultats. Le compteur à zéro ouvrirait alors la voie à une situation ingérable.

Loin de vouloir pérorer, le processus électoral en cours, dans sa phase Enrôlement des électeurs, ragaillardi par le dialogue, sous couvert et avec les bons offices de la communauté internationale, est un préalable à cette convocation sur base de l’article 73. Marcher et crier sur tous les toits que la constitution est violée? Le vin est tiré. Et après le 19 septembre? Les choses auront évolué. La démocratie n’a rien à voir avec la totalité. Les mécontents, peu importe!

(Emmanuel Badibanga)

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