Le directeur Nzembele du CS Eben-Ezer s’alarme : Quand les parents deviennent sceptiques, les finances de l’école souffrent

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La semaine d’inactivité qu’a connue l’école au lendemain des manifestations populaires du lundi 19 au 20 septembre dernier, a porté un coup fourré au calendrier scolaire. M. Théophile Nzembele (voir photo) dont l’interview suit, est le directeur du primaire au Complexe scolaire, CS Eben-Ezer. Il a eu des mots justes pour condamner ce qui était advenu. Car, a-t-il déploré, les retombées fâcheuses n’épargnant guère les finances de l’école. ‘’La durée de l’année scolaire est bien fixée et le calendrier, d’ordinaire, ne prévoit pas de temps de récupération (…), a-t-il souligné.

L’école du promoteur Ilumbu Ileun Rombaut est située sur 6ème rue quartier Des Marais (ex Debonhomme), dans la commune de Matete. La structure de fonctionnement prévoit un administrateur directeur financier, Papy Sylvain Ilumbu Balula.

A la question : Qu’est-ce que l’école a perdu en ayant passé une semaine entière d’inactivité ? Cet arrêt d’activités a tout perturbé sur le plan éducationnel, parce que selon la loi-cadre, la durée de l’année scolaire est bien fixée et le calendrier, d’ordinaire, ne prévoit pas de temps de récupération. C’est pourquoi moi, en tant qu’éducateur, je condamne pareils comportements, parce qu’à ces occasions, beaucoup de choses se bouleversent surtout dans le secteur où je suis, le privé. Il y a l’acquittement difficile des frais scolaires par les parents, parce qu’ils se posent la question de savoir si l’année scolaire touchera à sa fin ou pas. Cela saute aux yeux que quand les parents deviennent sceptiques, les finances de l’école souffrent

Partant, ils se disent en eux-mêmes : si l’année ne touchera pas à se fin, notre argent serait gaspillé !

Dès lors que les partenaires parents ne paient pas, les écoles auront difficile à fonctionner, parce que les enseignants seront dépourvus de salaires et là, quel est le bon travail que nous sommes en train de faire ?

Pour cette année 2016-2017, les jours ouvrables de classe étaient de 222 jours pour l’école primaire. Si nous enlevons les jours perdus, il se dégage nettement un manque-à-gagner à l’école.

Quelles stratégies votre établissement compte-t-il mettre en place pour récupérer ce temps perdu ?

Nous sommes en droit de saluer, à cet effet, le pragmatisme de la tutelle. Car, au lendemain de la semaine d’inactivité, du 19 au 24 septembre dernier, des dispositions pratiques ont été prises pour ponctionner les temps de récupération dans le calendrier scolaire. Dans un communiqué signé au début du mois, la tutelle a démontré la volonté de rattraper le calendrier scolaire 2016-2017. En effet, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et Initiation à la Nouvelle citoyenneté, EPS-INC, Maker Mwangu Famba, pour avoir signé un communiqué officiel en date du 1er octobre courant. Réagissant à la semaine d’inactivité de l’école, du 19 au 24 septembre le communiqué de la tutelle donne les instructions suivantes : le congé de détente prévu du jeudi 3 au samedi 5 novembre 2016 est supprimé. La fin du 1er trimestre 2016-2017 intervient le samedi 24 décembre 2016. Les vacs du 1er trimestre iront du lundi 26 décembre 2016 au mercredi 04 janvier 2017 inclus. La rentrée des classes du 2ème trimestre : le jeudi 05 janvier2017

 

En votre qualité de responsable scolaire, pourriez-vous suggérer des dispositions pratiques pour que pareils incidents ne pénalisent pas l’école dans le futur ?

Que les politiciens sachent que s’ils n’avaient pas étudié, ils ne pouvaient être ce qu’ils sont actuellement. S’ils organisent des manifestations populaires, qu’ils le fassent hors de la période de cours.

Au regard de ce qui est advenu, et vu la place qu’occupe l’école pour le développement d’un pays, quel message adressez-vous : à la jeunesse, aux parents, aux décideurs, aux acteurs politiques, bref aux autres acteurs sociaux impliqués dans l’éducation de la jeunesse ?

Que les organisateurs de manifestations populaires s’emploient à encadrer leurs membres, les manifestants. Parmi les élèves que nous encadrons aujourd’hui, il y a aussi de futurs politiciens. Les décideurs doivent promouvoir l’esprit du dialogue, pour éviter le pire sur l’éducation et l’instruction de nos enfants.

La jeunesse ne doit pas se laisser berner, manipuler devant de telles circonstances.

Les parents, eux aussi comme la jeunesse, ont intérêt à ne pas se laisser emporter par n’importe quel vent. Ils doivent savoir, en effet, que parmi les enfants que nous encadrons aujourd’hui, il y a des ministres et des politiciens de demain. Comme on peut le comprendre, la nation a l’obligation de veiller à leur instruction.

(Payne)

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