Le directeur Nzembele du CS Eben- Ezer démontre :

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L’objectif pédagogique de former la conscience de l’enfant honnit le fouet

Dans la pédagogie active, l’on voit de bonnes méthodes. Le formateur met à l’avant-plan son objectif et stimule l’enfant autant que faire se peut, pour parvenir à l’objectif défini. Dans l’optique dans former la conscience de l’enfant, l’appel à l’usage de la violence est inopportune. M. Théophile Nzembele qui a fait cette déclaration, est le directeur du primaire au Complexe scolaire, CS Eben-Ezer. L’école du promoteur Ilumbu Ileun Rombaut est située sur 6ème rue quartier Des Marais, dans la commune de Matete. La structure de fonctionnement prévoit un administrateur général, Papy Sylvain Ilumbu Balula. Fort de son expérience de plus d’une décennie à la direction de l’école, l’orateur de préciser : « Nous nous formons du jour au jour sur cette question précise. Au cas où il y aurait opportunité d’un séminaire sur les châtiments corporels, cela nous enchanterait à coup sûr », a-t-il indiqué.

A la question : Quelle est l’institution qui a supprimé l’usage du fouet à l’école ? L’orateur : c’est le ministère de tutelle. Cela a été justement motivé par des abus constatés. Car s’il y a punition, il faut que cela soit proportionnel à la faute commise. Et aussi, il faut qu’il y ait justice. Cela veut dire que l’on doit user du fouet, non en faisant le bourreau pour l’élève, mais dans le souci de lui faire entendre raison, de susciter en lui le changement dans le sens souhaité.

Que la mesure relative à l’interdiction soit par écrit ou pas, en tant que responsable, je ne pense pas que pour bien éduquer un enfant, il faille nécessairement utiliser un fouet. Car les temps ont changé, il y a l’évolution. Il faut parler aux enfants et les persuader pour leur faire comprendre que s’ils sont là, c’est pour leur éducation.

Si nous appliquons de bonnes méthodes dans notre métier de discipliner les élèves, je pense bien que la présence du fouet n’aura pas sa place.

Qu’est-ce que le système éducatif congolais, a perdu en adhérant au principe de la suppression du fouet?

Le système éducatif congolais n’a rien perdu. Ce qu’on peut dire est que la punition est aussi utile. Pédagogiquement, son but est de former la conscience de l’enfant, changer la volonté. C’est aider l’enfant à se rendre compte qu’il a mal agi, l’aider aussi à accepter volontairement la sanction encourue. Nous avons néanmoins un devoir édicté par la modernité, susceptible d’aider les enfants à comprendre qui ils sont et ce qu’ils doivent faire. C’est notamment celui de chercher de bonnes méthodes qui ne reposent pas nécessairement sur l’usage de la violence.

 

En tant que responsable, comment procédez-vous pour transmettre aux enseignants cette ligne de conduite ?

Notre école organise hebdomadairement des réunions pédagogiques. A ces occasions, plus d’un aspect sont abordés concernant le bon fonctionnement de l’école. Nous mettons un accent sur la discipline. Et le message que nous véhiculons aux enseignants est notamment celui-ci : éduquer, ce n’est pas seulement l’utilisation du fouet. S’il arrive qu’un enseignant résiste à adhérer à cette nouvelle ligne de conduite, la direction de l’école lui adresse un rappel à l’ordre.

Selon certains avis, depuis que le fouet a quitté l’école, l’indiscipline généralisée s’est installée. Qu’en dites-vous ?

Il y a des écoles et des écoles. Sans prétention pour moi de jeter un regard critique sur l’une ou l’autre d’entre elles, je dirais seulement qu’en ce qui concerne le CS Eben-Ezer, la devise porte sur l’excellence. Il faut se discipliner soi-même, en tant que responsable, avant de l’attendre les autres, donc sur les enseignants et sur les élèves. De même qu’un directeur de discipline doit d’abord se discipliner lui-même, avant de prétendre discipliner les enfants qui lui sont confiés.

-A ce jour, beaucoup d’observateurs pensent que la suppression de l’usage du fouet a affaibli l’autorité de l’école.  Pédagogiquement, quelle lecture faites-vous de cette opinion ?                                                                               Actuellement, il existe une étroite collaboration entre école et famille. Ce rapprochement a produit des résultats appréciables dans la formation des enfants.

Est-ce que le cahier de communication joue encore son rôle ?

Chez nous, le cahier de communication n’a pas perdu de son importance, car nous y recourons à tout moment pour communiquer avec les parents. Au besoin, ceux-ci sont tenus d’y recourir pour demander dérogation ou informer l’école de ce qui adviendrait à l’élève : absence, maladie, etc. En somme, c’est le même cahier de communication que nous avons. C’est à travers ce cahier que nous communiquons avec les parents.

(Payne)

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