Le directeur Nestor Lukimi du CS Angelanie alerte : ‘’Freiner l’élan de l’enseignement ne contribue pas à son essor’’

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Le directeur (à l’arrière-plan à g), avec le titulaire et les élèves de la 3ème année (image d’arch)
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« Il va sans dire que freiner l’élan de l’enseignement ne contribue pas à son essor. Il serait souhaitable, dès lors, de voter une loi au terme de laquelle l’école soit épargnée, en cas des manifestations populaires à connotation politique».

Cette exhortation émane du directeur Nestor Lukimi Nghemi, fustigeant la semaine d’inactivité qu’a connue l’école qui a fait les frais des manifestations populaires du 19 au 20 septembre dernier. L’orateur (dont l’interview suit), dirige le Complexe scolaire, CS Angelanie, sis avenue Mahenge dans la commune de Kinshasa.

A la question : Qu’est-ce que l’école a perdu en ayant passé une semaine entière d’inactivité ?

La crédibilité de l’école est mise à rude épreuve, car les élèves écoutent davantage la rue. En plus, l’école a perdu en termes de programme et de calendrier scolaire non respecté.

Quelles stratégies votre établissement compte-t-il mettre en place pour récupérer ce temps perdu ?

Au lendemain de la semaine d’inactivité, du 19 au 24 septembre dernier, la tutelle a pris le taureau par les cornes, pour apporter une bouffée d’oxygène au calendrier scolaire. Un communiqué a été signé au début du mois, en vue de rattraper le calendrier scolaire 2016-2017. En effet, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et Initiation à la Nouvelle citoyenneté, EPS-INC, Maker Mwangu Famba, pour avoir signé un communiqué officiel en date du 1er octobre courant. Réagissant à la semaine d’inactivité de l’école, du 19 au 24 septembre le communiqué de la tutelle donne les instructions suivantes : le congé de détente prévu du jeudi 3 au samedi 5 novembre 2016 est supprimé. La fin du 1er trimestre 2016-2017 intervient le samedi 24 décembre 2016. Les vacs du 1er trimestre iront du lundi 26 décembre 2016 au mercredi 04 janvier 2017 inclus. La rentrée des classes du 2ème trimestre : le jeudi 05 janvier2017

En votre qualité de responsable scolaire, pourriez-vous suggérer des dispositions pratiques pour que pareils incidents ne pénalisent pas l’école dans le futur ?

Il est difficile car tout est politisé, les élèves dépendent de leurs parents.  Si les élèves étaient à l’internat, tout ce vent les aurait épargnés assurément.

Il y a néanmoins un effort pour demander aux élèves de ne pas suivre les discours politiques de nature à les démobiliser, les pousser à fuir l’école.

Il va sans dire que freiner l’élan de l’enseignement ne contribue pas à son essor. Il serait souhaitable, dès lors, de voter une loi au terme de laquelle l’école soit épargnée, en cas des manifestations populaires à connotation politique.

Au regard de ce qui est advenu, et vu la place qu’occupe l’école pour le développement d’un pays, quel message adressez-vous : à la jeunesse, aux parents, aux décideurs, aux acteurs politiques, bref aux autres acteurs sociaux impliqués dans l’éducation de la jeunesse ?

Les enfants, essentiellement ceux du primaire sont entièrement soumis à la volonté de leurs parents. Au secondaire, ils prennent conscience et au supérieur, ce sont des responsables. Les jeunes ne doivent pas se laisser manipuler ; qu’ils tiennent compte de leurs intérêts. Il leur revient de préparer leur avenir. C’est là qu’ils sont appelés à focaliser leurs efforts. Ne dit-on pas que la jeunesse, c’est l’avenir ?

Les parents doivent jouer inlassablement leur rôle d’accompagnateurs. Il est vrai que les jeunes manquent d’expérience. Toutefois, les parents responsables suppléent à cela par un dialogue sincère, dans le cadre familial. En ce qui les concerne, les politiciens connaissent vraisemblablement la valeur de l’école. L’avenir du pays serait menacé au cas où l’école, ce lieu par excellence de l’éducation, devenait le champ de toutes les revendications d’ordre politique. Evitons de céder à la passion en nous mettant en porte-à-faux avec l’hymne national, le ‘’Débout Congolais’’. Car les Congolais ne seront plus debout pour bâtir un pays plus beau qu’avant, s’ils détruisent l’école.

(Payne)

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