Le directeur du primaire Duval du CS Salisa exhorte : « Le dialogue entre politiciens peut sauver l’école et garantir l’avenir de la jeunesse »

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Du 19 septembre au 24 du même mois, l’école a subi le contrecoup des manifestations populaires. Ce coup dur porté au calendrier scolaire, survient dans un contexte où l’école congolaise accumule des maux qui enfreignent son bon fonctionnement. C’est le cas : des bulletins abandonnés à chaque fin d’année scolaire, et qui occasionnent un manque à gagner à l’école, de l’absence de subvention de l’Etat. M. Duval Kamay Muamba est le directeur chef d’établissement au Complexe scolaire, CS Salisa. Il exhorte les parents à effectivement prendre à bras-le-corps leurs responsabilités d’éducateurs en famille par des conseils. Car le respect des biens communs s’apprend en famille.  L’école du promo Benjamin Kabasele Mpanya qui remonte en 1988, est situé sur 1re rue 63, au quartier Debonhomme à Matete.

A la question : Qu’est-ce que l’école a perdu en ayant passé une semaine entière d’inactivité ? L’orateur : Le fait d’avoir passé une semaine entière d’inactivité, l’école a perdu dans ce sens que les prévisions des matières ont subi un bouleversement. Donc, il y a déjà  un retard dans l’enchaînement normal des matières.

Quelles stratégies votre établissement compte-t-il mettre en place pour récupérer ce temps perdu ?

Il n’y a pas autre stratégie que l’organisation des cours de récupération en dehors des jours ouvrables prévus par le calendrier scolaire ou soit réduire d’une semaine le congé du premier trimestre.

En votre qualité de responsable scolaire, pourriez-vous suggérer des dispositions pratiques pour que pareils incidents ne pénalisent pas l’école dans le futur ?

Il n’appartient pas aux responsables scolaires de suggérer des dispositions pratiques pour éviter des pareils incidents, parce que ce sont des incidents provoqués par la situation politique du pays. Donc, la seule solution c’est seulement le tour de table des politiciens, un franc dialogue voulu de tous, susceptible d’aboutir à la paix. Car dans un pays où il y a toujours des troubles politiques, l’école sera toujours pénalisée.

Au regard de ce qui est advenu, et vu la place qu’occupe l’école pour le développement d’un pays, quel message adressez-vous : à la jeunesse, aux parents, aux décideurs, aux acteurs politiques, bref aux autres acteurs sociaux impliqués dans l’éducation de la jeunesse ?

Le message que je lance à la jeunesse est le suivant : l’école est une clé de développement. C’est-à-dire l’école où l’on apprend à l’homme de s’élever lui-même quand les autres auront cessé de l’élever. Donc, la jeunesse doit renoncer à cette culture-là de la violence quand il y a pareille manifestation, qu’elle n’ait pas tendance à s’attaquer aux écoles : piller, voler…

Aux parents, nous leur demandons de contribuer aussi avec des conseils envers la jeunesse (leurs enfants). Car le respect des biens communs s’apprend en famille aux décideurs : qu’ils nous aident à sortir de l’impasse pour l’avenir de la jeunesse. Aux acteurs politiques : qu’ils cherchent à se mettre autour d’une même table, pour l’intérêt de la nation et pour l’avenir de la jeunesse.  Si je puis ajouter autre chose, je dirais qu’en 28 ans de parcours, notre établissement scolaire a déversé plusieurs diplômés d’Etat dans des universités. dEpuis quelque temps, nous abritons le siège du l’Association national des écoles privées agréées, ‘’Assonepa’’ .

A ce jour, l’école est sous la responsabilité de M. Lufuluabo Katoloka Joseph, réalisant des performances sur le plan pédagogique et administratif.

(Payne)

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