Le dialogue politique reprend aujourd’hui à la Cité de l’Union Africaine

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Plusieurs motifs ont été avancés pour justifier la suspension des travaux du dialogue politique national et inclusif, notamment pleurer les morts du 19 et 20 septembre et convaincre l’autre frange de l’opposition à rejoindre la Cité de l’Union africaine. C’est du moins ce qui avait été annoncé clairement par la délégation de la Cenco, lorsqu’elle avait suspendu sa participation aux travaux en plénière.

Cependant, après avoir pleuré les morts, la délégation de la Cenco a annoncé sa volonté de reprendre les travaux dès aujourd’hui à la Cité de l’Union africaine, à en croire le communiqué diffusé sur les ondes des médias.

Toutefois, il faut dire clairement que la suspension des travaux en réalité avait pour but de permettre à chaque composante d’apporter ses amendements au draft de l’Accord politique devant sanctionner la fin des travaux du dialogue politique national et inclusif. Lequel draft se trouve entre les mains de communs de mortels et que les contours officiels et officieux du projet de l’Accord politique devront être à l’ordre du jour pour qu’un consensus soit trouvé. Et ce, malgré les divergences poignantes sur le projet de l’Accord entre la Majorité présidentielle d’une part et l’opposition d’autre part,  en ce y compris la société civile. Il faut dire que ces assises qui semblent souffrir de l’absence d’inclusivité à cause de l’absence voulue par le Rassemblement, ne peut pas se confondre avec l’unanimité.

Comme l’on connait bien cette opposition radicale et radicalisée, il est permis de se poser la question sur la légitimation et la légitimité des résolutions  qui sortiront de la Cité de l’Union africaine.

Chaque composante se présente en conséquence en vue de présenter les amendements au projet de l’Accord, lorsqu’on  sait que les options ont été levées sur les séquences des élections (présentielle, législatives nationales, législatives provinciales et locales) ; sur le fichier électoral, c’est la refonte totale qui a été préférée.

Par ailleurs, la grande question qui reste aux lèvres de participants membres de l’opposition est la fixation par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du calendrier de toutes les séquences des élections avec précisions de dates. Dans la logique de choses, il est impossible de fixer ces dates, d’autant plus que le processus d’identification et enrôlement des électeurs est en cours. C’est en fin de toutes ces opérations, lorsqu’on dispose d’un nombre exact d’électeurs, avec attribution des sièges par circonscription en fonction de nombre d’électeurs que la Ceni est en même de fixer le chronogramme des élections citées ci-haut. S’acharner sur elle, c’est ouvrir une autre porte de contestation lorsque la Centrale électorale ne saurait respecter lesdites dates en raison des impératifs matériels.

C’est le lieu de rappeler les uns et les autres de la nécessité de faire preuve de rationalité et de lucidité lorsque les enjeux politiques risquent d’embraser le pays. Ils ne doivent  pas voir leurs intérêts personnels, plutôt être réalistes et s’adapter à l’environnement politique en présence.

(Pius Romain Rolland)

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