Le DD Bin Yunuss du collège du Réveil exhorte : « Les revendications démocratiques doivent préserver l’intégrité de l’école »

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L’école a subi le contrecoup des manifestations populaires qui ont eu lieu le 19 et le 20 septembre dernier. Pendant une semaine, en effet, l’institution scolaire n’a pu ouvrir ses portes, les parents ayant procédé à la ‘’rétention collective‘’ de leurs rejetons, pour laisser passer les temps de la colère.

M.Jackson Djaffar Bin Yunuss (photo ci-contre) dont l’interview suit, est le directeur de discipline, DD du collège du Réveil. Il est d’avis, en effet, que les revendications, dans un contexte démocratique, devraient préserver l’intégrité de l’école. L’école du promo-gestionnaire Me Taka Taka Mandefo Josué dit « Lindalala ya Tshangu », est située au quartier VII Commercial à N’Djili et supervisée par M. Lubanzadio Sekele, en qualité de préfet des études. A la question : Qu’est-ce que l’école a perdu en ayant passé une semaine entière d’inactivité ? L’orateur : L’école a beaucoup perdu : en termes aussi bien des prévisions de matières que de rentabilité journalière. C’est dire que par rapport aux prévisions des enseignants, le calendrier scolaire a encaissé un retard imprévu. En outre, point n’est besoin de rappeler que l’école, dans un contexte de la non subvention, s’efforce de mobiliser au quotidien les frais scolaires, pour assurer son fonctionnement. Cet effort s’inscrit aussi dans le cadre de la mobilisation de l’enveloppe salariale du personnel de l’école.

Quelles stratégies votre établissement compte-t-il mettre en place pour récupérer ce temps perdu ?

Il y a eu une réunion ensemble avec les parents, car l’école ne pouvait qu’en appeler à leur prise de conscience collective. En effet, les parents sont pour l’école les partenaires de premier rang. Quand l’institution scolaire est en détresse, ceux-ci doivent être sensibilisés, pour des raisons évidentes. Dans le même ordre d’idée, la tutelle a rendu public un communiqué qui donne des instructions pratiques sur les modalités de récupération du retard ainsi imposé au calendrier scolaire.

En votre qualité de responsable scolaire, pourriez-vous suggérer des dispositions pratiques pour que pareils incidents ne pénalisent pas l’école dans le futur ?

Tous les événements fâcheux du 19 et 20 septembre n’ont pas épargné la famille, celle de base de la nation, comme on dit. Il convient qu’un dialogue sincère rapproche les parents de leurs rejetons, afin que la génération montante comprenne que la colère ne doit pas inciter à la destruction, si le progrès est réellement ce à quoi nous aspirons tous.

Au regard de ce qui est advenu, et vu la place qu’occupe l’école pour le développement d’un pays, quel message adressez-vous : à la jeunesse, aux parents, aux décideurs, aux acteurs politiques, bref aux autres acteurs sociaux impliqués dans l’éducation de la jeunesse ?

Dans un contexte démocratique, la loi permet aux acteurs politiques d’appeler leur base à manifester. Mais il faut que cela se passe dans l’ordre et dans le respect des règles du jeu. Ce n’est pas pour l’intérêt de la nation que de tout saccager. Il faut tenir compte d’un principe de la nature qui démontre qu’il est plus facile de détruire que de construire ».

C’est dire qu’en démocratie, les revendications populaires doivent préserver l’intégrité de l’école. Il est souhaitable que les organisateurs de manifestations à connotation revendicative encadrent et conscientisent  les manifestants.

La jeunesse, dit-on, c’est le Congo de demain. A ce titre, elle ne doit pas se laisser manipuler par quiconque voudrait se servir d’elle comme d’un bouclier. Car la plupart de ceux qui s’appuient sur les énergies et la disponibilité de la jeunesse, tiennent avant tout à leurs propres intérêts. Et c’est là où le bât blesse. J’appelle la jeunesse à la vigilance et l’invite à lire l’ouvrage intitulé : ‘’le contrat social’’ de Jean-Jacques Rousseau, pour s’édifier notamment sur la nature des rapports avec ceux qui exercent la politique.

Que les décideurs nous facilitent la tâche. La RDC, c’est notre patrimoine commun et qui n’a pas son supplément. Ce faisant, tous nos efforts doivent concourir à préserver ce patrimoine. En son temps, feu M’Zee Laurent Désiré Kabila aimait à réitérer ce qui suit : « le Congo est conscient de son rôle dans le concert des nations ». Que la sécurité soit garantie, pour qu’à la longue, l’école ne souffre d’aucune menace.

(Payne)

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