Le compte à rebours commence

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Six gouverneurs des provinces en ballotage favorable et défavorable

Dans quelques jours, la réforme de l’administration territoriale va prendre corps effective en République Démocratique du Congo. Depuis 1988, la première expérience de la reconfiguration de la carte provinciale a connu le Grand Kivu subdivisé en trois provinces, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema. Tandis que la province Orientale, le Katanga, le Kasaï-Oriental, le Kasaï-Occidental, le Bandundu et l’Equateur cesseront dès l’adoption des rapports de leurs commissions. Entre temps, leurs gouverneurs expédient les affaires courantes.

Partant de cette expérience qui a réussi à l’administration territoriale, le constituant à travers la Constitution du 18 février 2006 a exprimé la volonté de faire de la République Démocratique du Congo, une administration proche de l’administré. Uni par le destin et par l’histoire autour de nobles idéaux de liberté, de fraternité, de solidarité, de justice, de paix et de travail ; animé par la volonté commune de Congolais de bâtir, au cœur de l’Afrique, un Etat de droit et une Nation puissante et prospère, fondée sur une véritable démocratie politique, économique, sociale et culturelle.

Considérant que l’injustice avec ses corollaires, l’impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme, par leurs multiples vicissitudes, sont à l’origine de l’inversion générale des valeurs et de ruine de la République Démocratique du Congo. Affirmant la détermination à sauvegarder et à consolider l’indépendance et l’unité nationales dans le respect des diversités et des particularités positives…dans le respect des identités respectives et des principes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RD Congo tout en réaffirmant le droit inaliénable et imprescriptible de s’organiser librement et de développer la vie politique, économique, sociale et culturelle, selon le génie propre de la RD Congo, le peuple congolais à travers leurs représentants nationaux ont solennellement adopté le démembrement des provinces de 11 à 26 provinces conformément à l’article 226 qui fixe la loi de programmation qui détermine les modalités d’installation de nouvelles provinces.

Cependant, depuis le samedi 11 juillet 2015, deux de six provinces à démembrer, notamment l’Equateur et la province Orientale ont cessé de fonctionner dans leur ancien format, à l’adoption des rapports par leurs Assemblées provinciales.

Six gouverneurs expédient les affaires courantes

Sur les 11 provinces de la République Démocratique du Congo, les 15 qui attendaient d’être effectives, pour en faire 26, exceptée la Ville province de Kinshasa, le Kongo Central, le Nord et Sud-Kivu et le Maniema qui ne sont pas concernées, les sont effectives depuis entre les 13 et 15 juillet 2015 pour le Katanga et le Kasaï-Oriental. En attendant la convocation des Assemblées pour la session extraordinaire de Bandundu et du Kasaï-Occidental, entre les 22 et 24 juillet 2015.

Toutefois, six gouverneurs expédient les affaires courantes, notamment Moïse Katumbi Chapwe (ancien Katanga), Jean Kamisendu (ancien Bandundu), Sébastien Impeto (ancien Equateur), Jean Bamanisa Saïdi (ancienne province Orientale), Alphonse Ngoyi Kasanji (ancien Kasaï-Oriental) et Alex Kande Mupompa (ancien Kasaï-Occidental).

Ces gouverneurs ont été d’une grande importance dans la consolidation de l’unité nationale à travers leurs actions qui ont milité dans le sens de la cohésion nationale. Tout compte fait, les représentants du chef de l’Etat dans les provinces vont cesser d’être gouverneurs élus sur base des différents députés nationaux élus de différents districts qui deviennent par la force de la loi les provinces. Il n’est pas question de régler des comptes comme certains les présagent, mais il s’agit de ramener la gestion à la base d’une manière efficiente et efficace dans le rapprochement des administrés aux administrants.

Les ambitions affichées pour les nouvelles provinces

Depuis que ce processus d’installation de nouvelles provinces a commencé, les ambitions sont nées de part et d’autre pour la gestion des provinces. Dans l’ancienne province de l’Equateur, avec les nouvelles cinq provinces, notamment le Nord Ubangi, le Sud Ubangi, la Mongala, la Tshuapa et l’Equateur, les ambitions se sont exprimées dans l’une ou l’autre province. Au Nord Ubangi, Arthur Sedea Zabusu est sorti du lot pour afficher ses ambitions politiques. Ce fils de Karawa veut faire de sa future province, une véritable province agricole avec ses potentialités forestières ; construire les routes pour s’interconnecter avec les autres provinces, assurer la sécurité de ses administrés puisque province frontalière d’une superficie de 56.644 Km² avec la République Centrafricaine.

Dans l’actuelle province de l’Equateur, Henry-Thomas LokondoYoka a affiché les ambitions depuis l’ancien format de la province qui porte le même nom. Sénateur à la première législature, ancien ministre, ancien Conseillé privé du chef de l’Etat et député national à la deuxième législature, Henry-Thomas Lokondo est l’un des élus du peuple qui marque cette législature par ses interventions musclées. Licencié de l’Université libre de Bruxelles, il est le plus prolifique des députés nationaux. Calme de nature, très serviable à l’écoute des uns et des autres, cet ancien REDOC de la République a tous les atouts de conduire la destinée de sa province. Dans son actif, l’on peut compter sa capacité organisationnelle des activités politiques et il sait ménager le temps du travail et de l’accessoire. Sa future province, d’une superficie de 103.202 Km² compte devenir effectivement celle qui fait rayonner toute la province, avant que les infrastructures ne soient déplacées au profit du Nord Ubangi à Gbadolité.

Une autre affiche, est celle de la province de la Tshopo. Les ambitions du Pasteur Marcel Makolokotambola ne sont plus à cacher. Doctorat en Histoire, communicateur implacable qui sait haranguer la masse, il est natif de la Tshopo et semble être disposé à offrir à sa province l’expertise de la Révolution de la modernité, puisque défenseur acharné de la construction et de la modernisation de la ville de Kisangani, la troisième ville du pays, poumon économique, un vivier agricole, une puissance énergétique avec ses barrages. Makolokotambola a pour vocation de redorer le vrai sourire aux boyomais et boyomaises qui ont connu la destruction de leurs infrastructures par la guerre barbare occasionnée sur son sol par les armées étrangères. Il se présente comme celui qui va panser les plaies longues non encore cicatrisées.

Par ailleurs, l’élection du Gouverneur et vice-gouverneur va intervenir entre les 27 et 30 juillet pour les provinces issues de la province Orientale et celle de l’Equateur ; entre les 03et 05 août 2015 pour les provinces issues de l’ancien Katanga et Kasaï-Orientale, et entre les 11 et 13 août 2015 pour les anciennes provinces issues de Bandundu et Kasaï-Occidental.

Contrairement à ceux qui pensent que le ministère de l’Intérieur aurait empiéter les prérogatives de la Ceni, ils se sont lourdement trompés car, la responsabilité première du Gouvernement est d’assurer avant tout le fonctionnement desdites provinces nouvellement installées puis, combler le vide des institutions provinciales, en l’occurrence les Gouvernorats. Ce sont ces gouverneurs élus politiquement qui vont assurer la sécurité pour les prochaines élections et procéder à la remise et reprise avec les nouvelles institutions issues du second scrutin provincial. Bref, la politique tient le droit.

(Pius Romain Rolland)

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