Le cimetière de Kintambo : un bastion de la terreur et du danger avenir

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Le cimetière de Kintambo est devenu un haut lieu assurant un théâtre de différents vices et actes de vandalisme qui portent atteintes aux habitants des quartiers avoisinants et à la bonne image de cette commune de la ville de Kinshasa. 

« O tempore, ô mores », « cimetière berceau des ancêtres », cimetière, demeure privilégié accordant repos éternel aux âmes de nos illustres disparus. Depuis l’aube de temps, il accueille désormais des jeunes filles et garçons dépourvus de toutes règles de civilité pour la plupart.

C’est aux alentours  de la nécropole  de Kintambo que ces jeunes gens  se regroupent. Ils sont teintés d’un esprit malveillant, assujettit par de fortes drogues,  associées d’une dose incommensurable d’alcool qu’ils prennent au préalable afin de se livrer à des parades déplaisants. L’on  constate en ce moment- là, de cas de vols, les insultes logeant de grave grossièreté et parfois même proposant des danses démesurées nuisant gravement à la pudeur.

On y trouve en ce lieu, des restaurants de fortunes dite ‘’malewa’’, des étalages de commerce où l’on vend des aliments comestibles combien dangereux pour l’organisme, des salons de coiffure de fortunes, des petites buvettes dit’’ Nganda diamba’’ où l’ont dit’’ Zododo, Wika, Aguené ‘’ combien strictement interdits par les autorités de la ville. Pire encore, ce lieu jadis de quiétude et de sérénité absolu fait alors l’objet des graves manquements et de profanation sans pareil en ce jour. Ceci est assimilé, aujourd’hui, à une jungle sans lois, sans gardiens réels, le cimetière de Kintambo est devenu une plate-forme tournante de l’ingérence.

Cette ingérence est également manifeste par une administration préétablie, contrôlée par des individus sans scrupule ni éthique appelé aussi ‘’kuluna’’ par les kinois. Ils se livrent à des actes de barbarisme démesurés à partir des heures nocturnes.  Ces bandits bafouent ainsi l’ordre établit des autorités de l’état et rendent l’accès difficile, voire impossible dans les quartiers Jamaïque, camp Luka et Macampagne.

D’après certains passants trouvés dans ce coin de kintambo, ils affirment :’’  la présence des agents de l’ordre n’est pas très remarquable en ce lieu. Le peu des policiers qui se pointe n’ont pas une forte capacité de dissuasion, parce que par moment, ils s’associent à ces malfrats en vue d’inquiété la quiétude  des passants ou des habitants des quartiers avoisinants surtout à des heures tardives.’’

Par ailleurs, l’accès au cimetière et dans les quartiers voisins est devenu un vrai périple suite à la dégradation très avancé de la route Haute tension, menant au cimetière avec un pont qui tend à tirer sa révérence. Cet état des choses est également occasionné par la mauvaise conduite des véhicules qui viennent inhumés les corps. Et bien souvent, les conducteurs de ces véhicules sont  irresponsables et dangereux au volant de leurs engins, ne respectant pas le code de la route, comme si en ce moment –là, ils étaient au- dessus de la loi. Force est de constater que durant ces instants la police demeure inerte et sans réaction. Un peu pour valider ces actes de barbarisme aux yeux et aux sus de tous.

Cela occasionne aussi en week-end, dans ces quartiers environnants, des embouteillages qui font vivre un enfer sur terre aux habitants de ce coin. C’est depuis plus de deux ans que les habitants de quartiers Jamaïque, Macampagne et Camp Luka sont dans cette condition. Ces quartiers, qui d’ailleurs étaient un refuge pour la classe noble, sont devenus une tanière  du banditisme.

Sur ce,  à la lumière de ces évènements, à tort ou à raison  que chacun tire ses conclusions enfin de voir dans la mesure du possible, comment remédier à cette situation qui prévaut dans ce coin de la capitale. Celle-ci qui semble de plus en plus être exposée à un danger pouvant menacer la situation sécuritaire de cette commune qui d’ailleurs est la première de la ville de Kinshasa.

(Pana Ngovudi )

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