Le carburant augmente de 80 Fc à Kinshasa: Le prix du litre d’essence va passer de 1.650 à 1.730 Fc

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Au mois de février 2017, dans la ville province de Kinshasa et dans les environs, les stations services fermaient à partir de 17 heures et ce, par crainte d’épuiser leurs stocks avant une révision à la hausse des prix des produits pétroliers qu’ils réclamaient. Et tout le monde craignait une situation très explosive due à une desserte insuffisante en produits pétroliers, et tous les importateurs clandestins de l’essence en provenance de Lufu (en Angola), du reste de mauvaise qualité, se frottaient déjà les mains.

Et grâce aux pourparlers enclenchés entre le Gouvernement et le syndicat des pétroliers distributeurs,  ces derniers  avaient accepté de revoir leurs charges à la baisse, quitte à les cristalliser à l’avenir comme manque à gagner.  De son côté, le Gouvernement a tenu à revoir à la baisse la hauteur du stock de sécurité. En conséquence, en fonction du changement de tous les paramètres, l’on pouvait arriver à une augmentation de 16% du prix actuel. Mais avec des concessions qui ont été faites par les uns et les autres, l’on a abouti à une légère augmentation de 4,9%, soit -5%.

Cela, parce qu’avec une augmentation de -5%, les transporteurs ne peuvent pas revoir à la hausse le prix du transport et cela assure la stabilité des prix intérieurs. Comme pour dire que le niveau des prix pratiqué en Rdc sera toujours plus bas que celui en usuel dans de nombreux pays voisins. Voilà une façon professionnelle de traiter une question aussi sensible que vitale qui aurait risqué d’embraser le pays si rien n’avait jamais été fait.

Les raisons d’une hausse

Tel que le contexte a été peint, il était difficile, voire impossible d’envisager une hausse  de prix des produits pétroliers, quatre mois après, toute chose restant égale par ailleurs. Curieusement, de l’arrêté ministériel N° 01/CAB/MINET/ECONAT/JKN/GYN/ksk/2017 , il ressort que le seul paramètre modifié dans la structure des prix demeure le taux de change. Ce dernier est passé de 1.320 CDF/le dollar US à 1.380 CDF/le dollar US.

Ainsi, le prix du litre d’essence passe de 1 650 CDF à 1 730 CDF et celui du gasoil passe de 1 640 CDF à 1 720 CDF. Dans les deux cas, la hausse est de 80 CDF, soit 4,88%. Pour les pétroliers revendeurs, il était nécessaire de réajuster ce taux  d’autant plus que sur le marché de change, le Franc congolais se négocie à 1 460 CDF/le dollar US. Considérant que leurs recettes sont en grande partie réalisées en franc congolais, ils ont souvent besoin de les convertir en devise, au taux du jour, pour refaire leurs stocks, explique Zoom éco. « Nous ressentions ce déséquilibre depuis Avril dernier. Et cela nous cause d’énormes manques à gagner. Il est anormal pour nous de continuer à subir ces pertes », s’est exclamé un pétrolier revendeur.

Selon nos sources, des augmentations successives sont prévues dans les prochains jours jusqu’à ce que le taux à appliquer par les pétroliers atteigne le taux de change courant qui, lui se situe actuellement à 1 460 CDF/le dollar US. Il y a lieu de s’attendre à une autre révision à la hausse d’environs 70 francs congolais dans les deux prochaines semaines. Visiblement, tout a été fait pour que cette augmentation ne touche pas les 5% afin d’entrainer la hausse des prix des courses du transport en commun à Kinshasa. C’est la raison pour laquelle l’option a été levée pour procéder par une augmentation palier de 4,85%.

Toutefois, les faits sont réels. La monnaie se déprécie. Les prix des biens et services s’envolent sur le marché. Le pouvoir d’achat du Congolais ne cesse de s’effriter. Et la situation économique et financière du pays continue sa descente aux enfers. Le congolais lambda se demande : où  allons-nous ?

(JMNK)

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