Le bureau du travail « Don Bosco Lukunga » s’alarme: Environ 9,6 millions de jeunes chômeurs au Congo en 2020

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Dans un plaidoyer dont le contenu suit, le bureau du travail attribue cette triste réalité au manque de volonté politique. « Dans notre pays, nous ne manquons pas de travail à effectuer, ni de ressources et moins encore de potentialités. Simplement, il s’agit de partager et de redistribuer les richesses pour financer des emplois équitablement », indique le plaidoyer.

En RD Congo, entre 7 et 10 millions de jeunes intègrent, chaque année, le marché du travail, et ce marché ne croît pas assez rapidement pour les accueillir. A peine 10 % trouvent un emploi correspondant à leurs capacités et compétences, et beaucoup continuent à souffrir. Car dans certains cas, les salaires sont extrêmement bas. Parmi eux, il y a de plus en plus de jeunes formés dans les centres de métiers, et leur nombre, entre 1999 et 2011, a plus que triplé, passant de 1,6 million à 4,9 millions. Ils seront pratiquement le double en 2020, soit 9,6 millions de jeunes chômeurs au Congo.

Le chômage ne sous-entend pas le manque de formation

Pourquoi tant de jeunes se retrouvent-ils au chômage ? Les causes du chômage des jeunes, comme celui d’autres groupes, ne se trouvent pas que dans un manque de formation, des systèmes scolaires déficients ou la présence plus forte de multinationales comme veulent nous le faire croire certaines autorités ou décideurs. L’enjeu central est le partage des richesses pour permettre à chacun et chacune – fille ou garçon – d’apporter sa contribution à la société et non de les empêcher égoïstement par les négations telles que le favoritisme, le népotisme, le tribalisme, le clanisme, le pot de vin, et pour ne pas citer la prostitution dans la mesure où certaines filles doivent le « makayabu », en allant ignoblement avec un décideur pour trouver un travail rémunérateur. Tout, en effet, se passe comme si celui-ci était son partenaire sexuel à volonté. Ainsi donc, devant cet immense défi à relever pour permettre aux jeunes de trouver un emploi décent, chacun de nous à tous les niveaux peut y apporter sa contribution et exercer sa responsabilité sociale et citoyenne. Car le plus souvent, des jeunes quittent les centres de métiers sans emploi qui les attende. Il est vrai que beaucoup ont choisi des filières moins professionnelles, plutôt que des formations techniques.

Un marché d’emploi en mal de croissance

Il nous revient que le centre professionnel « Don Bosco Lukunga est plus qu’honoré à ce jour avec les lauréats qui sont certifiés comme des techniciens, experts et professionnels dans les domaines de la construction, menuiserie, mécanique soudure, agriculture et élevage d’une part, et les filières de la peinture et carrelage d’autre part. C’est un motif de satisfaction non seulement pour les lauréats mais plus pour la direction du centre et son personnel administratif, les formateurs-éducateurs, les partenaires dont notamment CODESPA et sans oublier les salésiens qui se sont impliqués dans telles ou telles autres dimensions pour la formation perfectible des jeunes. Les parents sont aussi à congratuler.

Personne n’ignore que le monde du travail n’est plus pensé et organisé de manière systématique, pour permettre à chacun de nos lauréats de trouver sa place et de subvenir à ses besoins vitaux.

La logique est pour un petit nombre de gagner un maximum et pour d’autres de survivre tant bien que mal, en espérant ne pas être mis de côté. Ce qui justifie l’inégalité de chances dans une société qui se recherche encore on ne peut incertain pou l’insertion professionnelle réussie

Dans notre pays, nous ne manquons pas de travail à effectuer, ni de ressources et moins encore de potentialités. Simplement, il s’agit de partager et de redistribuer les richesses pour financer des emplois équitablement.

Il est indécent de voir quelques personnes recevoir des salaires gigantesques et faramineux tandis que dans l’autre versant de considération, il y a des jeunes qui triment dans les chômages indescriptibles. Combien de place de travail et d’apprentissage pourraient être créées ; si ces personnes réduisaient leurs trains de vie ? De même, quand on privilégie la rétribution des actions au lieu de favoriser les emplois et la recherche ! On ne se rend pas compte que c’est une action suicidaire menée au détriment de la jeunesse désœuvrée, abandonnée, oubliée et fatalisé au grand dam des autorités et des décideurs.

(Payne)

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