Le BCNUDH documente 384 violations des droits de l’homme en mai dernier

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Dans son rapport publié hier

Le BCNUDH documente 384 violations des droits de l’homme en mai dernier

Dans son dernier rapport publié hier, le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) affirme avoir documenté384 cas de violations des droits de l’homme perpétrés principalement par les agents étatiques,à travers la Rd Congo au cours du mois de mai dernier. Et les plus rapportées sont les atteintes au droit à la liberté et à la sécurité de la personne et au droit à l’intégrité physique. Selon ledit rapport, les provinces de l’Est du pays sont les plus affectées.

Hier à Kinshasa, le directeurdu Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) José-Maria Arnaz, a présenté le dernier rapport sur les principales tendances des violations des droits de l’homme au cours du mois de mai 2016. Son, cette note au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies de chaque mercredi.

Dans ce rapport, le BCNUDH affirme avoir documenté un total de 384 violations des droits de l’homme à travers le territoire congolais en mai dernier. Ce qui représente une hausse par rapport au mois d’avril dernier où 366 violations avaient été enregistrées.

Comme toujours, les provinces les plus touchées restent celles de la partie Est de la République avec 243 violations. Notamment les provinces du Nord-Kivu (143 violations), de l’Ituri (52 violations), du Sud-Kivu (26 violations), de la Tshopo (20 violations) et du Haut-Uélé (deux violations. Et, les provinces de l’Ouest du pays ont enregistré 141 violations des droits de l’homme.

Les types de violations les plus rapportés sont les atteintes au droit à la liberté et à la sécurité de la personne (93 cas et 316 victimes), les atteintes au droit à l’intégrité physique (81 cas et 181 victimes), les atteintes au droit de propriété (65 cas), les atteintes à la liberté des réunions pacifiques (52 cas) et les atteintes au droit à la vie (45 cas et 95 victimes), dont 15 violations et 17 victimes d’exécution sommaires et extrajudiciaires par des agents de l’Etat.

Selon ce dernier rapport du BCNUDH, 67 % des violations des droits de l’homme enregistrées durant ce mois de mai 2016 sur l’ensemble du pays (soit 259 cas),sont perpétrées par les agents étatiques (PNC, FARDC, ANR et autorités administratives). Parmi eux, les policiers sont les principaux auteurs et responsables de 141 violations des droits de l’homme (36 % du nombre total).

Les militaires des FARDC sont quant à eux, responsables de 63 violations. De leur côté,les combattants de tous les groupes armés confondus, ont commis au moins 125 violations (soit, près d’un tiers du nombre total des violations), dont 26 exécutions sommaires et 73 victimes, dans les territoires affectés par les conflits.

« Parmi ces groupes armés, les combattants FRPI sont les principaux auteurs avec 32 % d’atteintes commises par les groupes armés, perpétrées dans le territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri… Les ADF-Nalu ont commis au moins 26 atteintes aux droits de l’homme dans les territoires de Beni au Nord-Kivu et d’Irumu en Ituri… », indique la note du BCNUDH.

En outre, le BCNUDH affirme également avoir documenté 155 violations des droits de l’homme liées à la restriction de l’espace démocratique sur l’ensemble du territoire de la Rdc. Lesquelles ont été commises principalement dans les provinces du Nord-Kivu (38 cas), Kinshasa (20 cas), Haut-Katanga (17 cas), Kwilu (15 cas), et Tanganyika (14 cas).

Il ressort du rapport qu’au cours du mois de mai 2016, au moins 30 manifestations organisées par des partis de l’opposition ou par la Société civile, ont été interdites ou réprimées par les autorités. Au total, 161 violations des droits de l’homme en lien avec les restrictions de l’espace démocratique ont été documentées depuis le 1er janvier 2015, dont 371 violations pour 2016.

Le BCNUDHa documenté également six victimes adultes des violences sexuelles enmai dernier, les combattants FRPI cités comme principaux responsables de ces violations. Aussi, a-t-il enregistré trois cas de décès en détention dans les prisons du Kongo-central, du Tanganyika et du Nord-Kivu. ces décès sont notamment dus à un manque d’accès à des soins médicaux appropriés pour les détenus et à la malnutrition.

Le rapport signale enfin que « Le BCNUDH note avec satisfaction que selon les informations mises à sa disposition, au mois de mai 2016, au moins six militaires des Fardc et quatre agents de la Pnc ont été condamnés pour des actes constitutifs de violations des droits de l’homme sur tout le territoire de la Rdc ».

(LepetitBaende)

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