Le 31 décembre dernier: L’Afrique célèbre la femme à Kinshasa

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Tous les ans, depuis plus de 40 ans, la journée du 31 juillet est célébrée en Afrique et dans le monde comme la « Journée panafricaine des femmes » ou la « Journée internationale de la femme africaine. En 2018, c’est la Rd Congo qui a abrité cette cérémonie, parque qu’elle préside le Comité technique spécialisée de l’Union Africaine sur l’égalité entre les hommes et les femmes, et l’autonomisation des femmes, commémorée sous le thème : « Célébrant un héritage de libération par les femmes panafricaines : faire avancer la lutte pour l’égalité des genres ». C’était en présence du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henri Mova Sakanyi, représentant le Premier ministre, les membres du Gouvernement, de la ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou, de la Directrice à la direction femme et développement de la Commission de l’Union Africaine, les femmes des toutes les associations et tous ceux qui œuvrent pour la promotion du Genre. Cette journée de la femme est liée à l’organisation panafricaine des femmes (OPF), dont l’on a célébré le 56ème anniversaire. Devenue depuis quelques temps une des institutions de l’Union Africaine, l’OPF, plus vieille même que l’ancienne OUA, rassemble les femmes des organisations féminines d’Afrique dans une organisation souhaitée de pérenne.

Trois discours ont ponctué cette commémoration, notamment celui de la ministre provinciale du Genre, représentant le Gouverneur de la ville province de Kinshasa, de la ministre du Genre, de la Directrice à la direction femme et développement de la Commission de l’Union Africaine, avant celui d’Henri Mova Sakanyi, représentant du Premier ministre. « La commémoration de ce jour fait de toutes les femmes d’Afrique des héritières d’un mouvement de libération des filles et femmes de ce continent pour que cette terre écrive son histoire à travers aussi bien ses fils que ses filles. Oui, une histoire aussi écrite par les filles et les femmes d’Afrique ! Histoire qui petit à petit changera le narratif et l’imaginaire sur ce continent », a indiqué Chantal Safou, ministre du Genre, Enfant et Famille, avant de se demander, que devient aujourd’hui l’Afrique ? Que voulons-nous changer en Afrique en tant qu’héritières ? Quelles ailes de liberté voulons-nous porter aujourd’hui, ensemble comme Africaines ?

Et de poursuivre, l’Afrique dont les fils meurent dans le silence des mers qui les avaient et ne les rendront peut-être jamais, en voulant aller chercher l’eldorado, nous rappelle et interpelle pour que « nos fils restent » et vivent. Elle nous interpelle pour que nos fils ne soient plus vendus en esclaves sur nos propres terres, pourtant si riches et si prometteuses… l’Afrique nous appelle et tend ses mains dans un sursaut de désespoir pour que les Awa Keita, humble sage-femme du Mali devenue combattante, revive aujourd’hui en ses héritières de partout et libère ce continent de la fermeture à la nouveauté que sont les filles et les femmes.

La ministre du Genre, Enfant et Famille a constaté que l’Afrique perd des milliards chaque année par faute d’intégration de ses filles dans les projets et programmes de développement. Ces milliards, perdus inopinément et souvent par manque de stratégie, pourraient servir à garder nos enfants en Afrique et leur offrir un avenir meilleur car, les femmes sont meilleurs gestionnaires et toute exclusion de meilleurs gestionnaires de la chose publique et des économies ne peut qu’engendrer désolation et perte. En tant que membre du bureau du Comité technique spécialisée sur l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes, bureau au sein duquel, la Rdc occupe la présidence, elle a l’ambition, avec ses sœurs du Burkina Faso, de la Mauritanie, de l’Ethiopie et de l’Angola, porter cet élan de lutte et le poursuivre. « Nous voulons le faire à travers ce mécanisme que nous nous sommes donné, à savoir une nouvelle stratégie sur l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes. Nous voulons qu’i soit un instrument de lutte et de recherche de l’égalité des genres», explique-t-elle.

(JMNK)

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