L’automédication : une pratique à haut risque à Kinshasa

par -
0 731
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Certains kinois  fréquentent des officines pharmaceutiques pour acheter des médicaments sans prescriptions médicales. Ils ignorent que cette pratique les expose au danger de l’automédication. Certains même se substituent aux laboratoires des entreprises pharmaceutiques au point de formuler des solutions pharmaceutiques avec des combinaisons  de plusieurs produits.

A l’école du chimiste de la rue 

Le principe veut qu’avant de prendre un produit pharmaceutique, il faut impérativement passer se faire tester par un médecin spécialisé. A Kinshasa, c’est la rue qui prescrit des produits pharmaceutiques dans l’approche bouche à oreille que si ce médicament m’a guéri en tout cas à coup sûr, celui-ci va marcher chez toi. Et c’est de cette manière que l’automédication fait école à Kinshasa au point de s’inscrire comme un mode de vie.

L’automédication à Kinshasa se pratique le plus souvent  dans les cas de maladies courantes sans pour autant effectuer un examen au préalable.  Les jeunes gens qui s’adonnent au rapport sexuel précoce sont confrontés aux grossesses non désirées. Aussi longtemps que leurs partenaires aussi jeunes  ne sont pas suffisamment informés  sur leur cycle menstruel. Une réalité est perceptible à Kinshasa, les parents ne s’adonnent pas suffisamment à l’éducation sexuelle de leurs enfants, particulièrement les filles.  Et en ce siècle de vitesse, l’abstinence ne constitue pas un vocabulaire pour certains jeunes qui s’adonnent au sexe à souhait.  Et, pour contourner des conclusions de rapport sexuel suspect, les jeunes  se confient aux chimistes de la rue. Ces derniers détournent les vrais médicaments de leurs posologies. Tenez : certains de ces jeunes pour ne pas tomber ivres après quelques gorgées de bière prennent des comprimés dans la clandestinité.  Dans leur entendement, il existe des produits pharmaceutiques qui leur permettent à résister aux effets de l’alcool. C’est ce qui est grave après un rapport sexuel suspect, en période d’ovulation, les jeunes filles s’administrent des médicaments anti-vermifuges à forte de dose pour soit disant empêcher les spermatozoïdes d’atteindre leur objectif. Certaines même sont victimes du surdosage de ces produits pharmaceutiques au risque de décès. Et dans la plupart de cas, ces médicaments ne constituent que des placebos. Si elles ne tombent pas enceintes…c’est plutôt un coup du hasard, c’est l’effet psychologique. La biologie nous renseigne que la trajectoire des spermatozoïdes est une véritable partie de sprints et que le premier  n’atteint pas toujours la ligne d’arrivée.

Un poison qui sauve

Le Docteur Marmot Mpunga, sexologue déplore cette pratique d’automédication à ce sujet. « Tout produit, antibiotique, vermifuge, etc a le rôle de faire avorter à un certain seuil de dosage si l’on ne respecte pas les prescriptions contenus dans sa posologie.

A cet effet, surtout pour les femmes enceintes, il leur est recommandé d’avoir l’avis strict de leur médecin pour n’importe quel produit pharmaceutique.  Revenant aux pratiques de jeunes après un rapport sexuel suspect, le Dr Marmot Mpunga se demande par quel mécanisme les vermifuges peuvent-ils anéantir les spermatozoïdes.  Les spermatozoïdes sont invisibles…ce que les gens peuvent apercevoir, ce sont des spermes. La prise de ce produit ne constitue qu’à un réconfort moral pour la femme…cela n’anéantit pas l’action des spermatozoïdes plutôt cela expose la femme aux méfaits de l’automédication », a indiqué l’orateur.  Toutefois, il existe des médicaments appropriés mais servis strictement sur ordonnance médicale, a expliqué Docteur Mpunga (ndlr : Pour l’éthique, nous évitons de citer les noms de ce produit).  Donc, ces produits sont prédestinés pour l’obstétrique. En dehors de ces produits, les jeunes s’exposent à coup sûr au danger de l’automédication. C’est une démarche à déconseiller auprès des jeunes particulièrement. Ce que ces derniers  ignorent, «  un médicament  est un potentiel poison redoutable à une certaine dose », déplore le Docteur Marmot Mpunga. Pour l’orateur, l’automédication peut provoquer une atteinte chronique des reins.

(S.H)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse