Laurel Sosongo : « Le leadership n’est pas lié à l’homme ou à la femme, mais plutôt à la capacité d’influencer son entourage »

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Unique femme au Conseil provincial de la jeunesse de la ville de Kinshasa,  Laurel Sosongo,  présidente de l’Association  des  Jeunes  filles  Espoir de la Jeunesse  Féminine ‘ E.J.F’ préoccupée par la  sensibilisation  pour la démocratie  et les élections pour un aboutissement heureux du processus électoral en RDC  qu’elle organise  ce dimanche au siège de l’EJF localisé à Lingwala,  a réfléchit  sur le thème « Femme et Leadership ».  Elle considère que le leadership  n’est pas lié à l’homme  ou à la femme,  mais plutôt à la capacité que détient une personne à influencer son entourage.

Suivons l’entretien.

L’Avenir : En tant que membre d’un regroupement politique. Pensez-vous que la femme occupe-t-elle la place de décision ?

Laurel Sosongo :   Je me nomme  Laurel  Sosongo , suis  licenciée en Economie  monétaire et détentrice  d’un brevet  en  Leadership et Développement.  Présidente de l’Association  des   Jeunes filles   dénommée  « Espoir de la Jeunesse Féminine ». Je suis également  présidente  du  Conseil  Communal  de la  Jeunesse  de Lingwala,  et membre  du parti politique  Courant  des Démocrates  Rénovateurs  « CDRE » de l’honorable  Jean Lucien Bussa,  dont je suis candidate à la députation  provinciale dans la commune de Lingwala.

La femme au « CDRE » occupe  une place de choix selon ses capacités et ses compétences. A titre d’exemple,  l’inter fédération  de  Kinshasa  est dirigée par une femme.

Leadership de la femme, est-ce une réalité en RDC ?

Oui, le leadership  féminin est une réalité, car il y a déjà   des femmes  leaders dans divers domaines tant social,  économique, politique, culturel etc… Le leadership  n’est pas lié  à l’homme  ou à la femme, mais plutôt à la capacité  que détient une personne  à influencer  son entourage. Nombreuses sont des femmes qui influencent leur entourage par leur travail, leur savoir – faire, leur savoir-être etc…

Les  femmes  congolaises  sont –elles préparées à  commander  ou à prendre le devant ? Est-ce qu’il faut se limiter à les voir occuper des postes tels que trésorière,  protocole… Et pourquoi cela ?

La femme  et l’homme congolais ont les mêmes droits.  Elle a droit à l’instruction, à l’éducation et à exercer les fonctions  dans diverses institutions de notre pays. Elle ne doit faire l’objet d’aucune  discrimination sur le plan juridique. Aujourd’hui, on parle de la Parité c’est-à-dire  les compétences égales. Nous avons  les mêmes chances, mais pourquoi les femmes occupent-elles  les postes de trésorerie ou encore celui du  protocole ?  Ce n’est pas totalement  mauvais, car chacune travaille selon ses capacités et ses compétences. C’est aux femmes de  viser  plus  loin, surtout à des postes de commandement,  pour affirmer leur leadership dans  différents domaines.

Quels sont  les obstacles  pour les femmes congolaises à s’affirmer davantage comme Hillary Clinton ?

Les obstacles  se remarquent au niveau de l’instruction des femmes qui ne leur permettent pas d’accéder dans certains postes de prise de décisions. Malheureusement, la culture africaine n’inspire pas confiance à la femme malgré son niveau d’études. Cela  crée un déséquilibre psychologique chez la femme, la peur de s’engager et d’assumer  de grandes  responsabilités, le désintéressement  des femmes  à la  gestion de la chose publique, l’ignorance de la femme etc…

Parlez-nous des difficultés  rencontrées  dans l’exercice de vos responsabilités entant que présidente des jeunes de Lingwala.

Je souligne que les difficultés que je rencontre ne sont pas liées à ma condition de femme, mais plutôt à la tâche que j’exerce. En tant  que  présidente  des  jeunes de  Lingwala,  je partage  quotidiennement  la vie  en communauté  avec les jeunes. Ils sont confrontés à des problèmes très complexes. Ceux-ci exigent des solutions appropriées et spécifiques. L’on relève  l’analphabétisme, manque d’emploi, l’instrumentalisation  politicienne, absence des cadres de  réflexion  notamment  des centres   socio – culturels  pour  un meilleur  épanouissement  des jeunes  talents, de manque  d’ infrastructures  sportives  et des moyens financiers pour faire face aux besoins…

Ce sont des difficultés rencontrées et que nous  essayons tant soit peu à surmonter grâce aux efforts personnels non soutenus dans la plupart de temps. Du côté  mobilisation  et communication, il s’agit d’un   problème de confiance et de personnalité. Si les jeunes  vous font confiance, la communication est toute à fait  facile.

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Le bilan est positif d’autant plus que nous avions  atteint notre objectif, celui de changer l’image de la femme en général et de la jeune fille en particulier  dans la société. Ce, en démontrant qu’elle peut  contribuer positivement au développement  de son milieu. Nous sommes  partis de la création de l’EJF qui a prouvé son impact dans la société  et nous a permis  à devenir présidente du Conseil communal de la jeunesse au milieu des hommes. Nous pensons que demain, nous allons encore faire mieux  par la grâce de Dieu. A notre actif, nous avons des jeunes et des femmes qui ont bénéficié  de nos formations  d’alphabétisation, d’apprentissage  des métiers, qui ont suivi un encadrement sportif et moral. Bref, nous sommes fiers d’avoir contribué au changement positif des vies humaines et de notre environnement et de surcroît de notre société.

Je vous remercie.

(Franck Ambangito/Cp)

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