L’animateur culturel Franck Mombosso établit : « Le roi de la sape était aussi ambassadeur de la paix »

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La disparition de Papa Wemba (voir photo), dimanche 24 avril dernier sur scène à Abidjan, a fait se délier des langues, les uns exprimant leur compassion, les autres projetant dans le temps, l’héritage de l’illustre disparu. En effet, M. Francklin Mombosso Abombo est un animateur culturel  et initiateur de l’ONGD « Agapée », sise quartier des Marais, dans la commune de Matete. Il est d’avis qu’en plus de ses valeurs artistiques avérées, le chef coutumier du village Molokaï avait aussi un côté diplomate qu’il a su mettre au service de l’humanité.  « Ambassadeur de la musique congolaise moderne, le roi de la sape était aussi ambassadeur de la paix. Il profitait d’une casquette pour rehausser l’autre. Ainsi donc à travers sa chanson, Papa Wemba invitait ses frères Africains à fumer le calumet de la paix ».

En effet, le « Maître d’école » n’a pu survivre aux  malaises qu’il a eus sur scène, lors de la 9ème édition du Festival des Musiques urbaines d’Anumabo (FEMUA). Les autorités ivoiriennes ont décerné à l’illustre disparu le grade honorifique posthume de Commandeur de l’Ordre national, le plus important au pays.

L’artiste a véhiculé autant qu’il a pu, des messages de paix aux Africains. Et cela l’a fait s’identifier, bon an mal an, aux partisans du panafricanisme, a fait comprendre l’animateur culturel (dont le discours suit).

Il n’y a pas l’ombre d’un doute, la RD Congo vient de perdre encore un géant de la musique congolaise moderne. Il fut l’un des ténors de la Rumba congolaise entre les années soixante-dix à nos jours. En effet, Jules Shongo Wembadio est un artiste hors du commun, regretté par tous les mélomanes d’Afrique et d’ailleurs. Il a su garder le cap du progrès vers l’excellence et le sublime. Quel héritage pouvons-nous garder de cet artiste ? La question se pose, certes, mais le défunt était lui-même un héritage de sa mère. Il l’avait vu chanter et enchanter le clan. A son tour, Papa Wemba nous lègue son héritage : l’amour de la chanson. Sa sagacité dans l’exploitation de thèmes de ses chansons dévoile le sérieux dans son travail d’artiste musicien, cherchant toujours à plaire. Plaire par sa façon de parler, de chanter et de s’habiller. La mode, c’est aussi l’un de ses héritages à la jeunesse. D’où, le désignatif : « le roi de la sape ». Son style de la musique embrassait son habillement sur scène ou plutôt le contraire. Sur les scènes du  monde, Papa Wemba voulait la différence par sa présence.

Ambassadeur de la musique congolaise moderne, le roi de la sape était aussi ambassadeur de la paix. Il profitait d’une casquette pour rehausser l’autre. Ainsi donc à travers sa chanson, le « faiseur des idoles » invitait ses frères africains à fumer le calumet de la paix. Il savait que ses mélomanes avaient le goût de la sape et lui, il en a fait un appât pour communiquer à cette jeunesse l’amour du prochain, pour éviter l’irréparable dans les conflits sans cesse récurrents en Afrique et dans le monde. Il a joué son rôle d’ambassadeur de la paix.

Jules Shongo, éducateur. Pourquoi « Kaokokokorobo », « Maman », « Wake up », etc. Autant de chansons qui révèlent son caractère d’éducateur.

Cette tranche de la jeunesse attirée par la sape, se ressourçait donc auprès de ses idoles. Et lorsqu’il était vilipendé, il rétorquait par la chanson en soulignant des phrases parfois provocatrices. Peu avant sa mort, Ekumanyi s’est assagi. C’étaient des chansons entières pour prodiguer des conseils. Ravisé, certes, par l’âge et la responsabilité devant l’histoire. Jules Shongo Wembadio, le chef coutumier du village Molokaï, le roi de la sape, Fula ngenge,  Ekumanyi, Papa Wemba  l’artiste a tiré sa révérence. On ne le verra plus sur scène. Il restera néanmoins présent dans les cœurs des mélomanes. Sa chaude voix a fait  de lui un immortel dans les annales de la chanson congolaise.

(Payne)

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