Lancée le 31 juillet dernier à Kisenso: La quinzaine de la femme africaine s’achève avec faste en RDC

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L’humanité a célébré le 31 juillet dernier, la journée internationale de la femme africaine. Pour cette édition 2017, le thème choisi est : « transmission…je transmets ce que j’ai reçu ». En République Démocratique du Congo, la ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou Lopusa, avait lancé en cette date historique, la quinzaine de la femme africaine. C’était lors de la cérémonie officielle organisée à Kinshasa dans la commune de Kisenso, en présence de la vice-ministre du budget, de l’ambassadeur de l’Union africaine en RDC, et de plusieurs autres organisations féminines. Une grande activité organisée avec le concours des partenaires techniques et financiers du ministère du Genre, Enfant et Famille en l’occurrence « Actionaid ». La ministre du Genre, Enfant et Famille arendu hommage au Chef de l’Etat pour l’attention qu’il ne cesse d’accorder à toutes les questions liées aux droits des femmes de la République Démocratique du Congo.

Pour sa part, la ministre Chantal Safou Lopusa qui avait lancé la quinzaine de la femme africaine lors de cette célébration officielle, a entrepris plusieurs activités, en vue de rendre un hommage mérité à la femme noire. D’abord à Kisenso, lieu de ladite célébration officielle, la patronne du Genre a expliqué le choix de cette commune classée parmi celles dites « urbano-rurales ». Pour elle, il fallait décentraliser les célébrations qui concernent la femme, c’est-à-dire quitter la commune de la Gombe pour la périphérie. Ceci pour la simple raison que la majorité de femmes vivent dans les zones rurales et pratiquent les activités agricoles, bien que disposant de plusieurs autres potentialités que beaucoup ignorent. C’est dans ce cadre que dans son adresse aux femmes de ce coin de la capitale de la RDC, Chantal Safou Lopusa a affirmé que Kisenso a de la valeur, et il faut tout faire pour relever le défi, et développer cette commune. A cela s’ajoute la lutte contre les violences faites aux femmes de cette municipalité qui pratiquent l’agriculture loin de la contrée, mais aussi confrontées à plusieurs difficultés dont le manque d’eau et l’électricité, ainsi que des intrants agricoles pour mieux exercer leur métier.

« Nous sommes venus rencontrer celles à qui nous rendons hommage tous les jours dans nos discours, puisqu’elles sont très actives dans toutes les initiatives qui concernent leur propre promotion », a déclaré Mme la ministre devant la presse.

Chantal Safou honore les femmes veuves

Après Kisenso, la ministre du Genre, Enfant et Famille avait rencontré les femmes veuves, dans la commune de Kasa-vubu. Elles sont regroupées au sein de l’Ong « Action Chrétienne d’Assistance » (ACAS), que dirige Mme Marie-Esther Tshoba. Dans sa prise de parole devant une centaine de femmes veuves venues prendre part à cette grande manifestation qui honore la femme d’Afrique, Chantal Safou Lopusa s’est dite très heureuse de célébrer cette journée à la base, loin de son bureau de la Gombe. Sur ce, elle a appelé les femmes à se lever malgré les nombreuses difficultés qu’elles rencontrent. Dans ce même cadre, un hommage digne a été rendu au Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange pour le nouveau code de la famille révisé qui protège la femme veuve. Car jadis, celle-ci n’avait rien à dire après la mort de son époux. Et avec ce nouveau code, plusieurs de ses droits lui sont garantis par le législateur.

Ensuite, vendredi 4 août, la ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou Lopusa a lancé les travaux de la Conférence sur la femme africaine organisée à Kinshasa par l’Asbl « Mwasi ya Congo ». Ici, la patronne du Genre a promis, devant les femmes de différentes organisations féminines de la RDC, la création d’un comité d’organisation devant promouvoir cette journée comme celle du 8 mars qui célèbre la femme du monde entier. C’est pour cela qu’un hommage a été rendu aussi à Mme Sophie Kanza, de triste mémoire, qui a incité les femmes congolaises à reconnaître ses propres droits et à se battre pour obtenir son autonomisation.

Promouvoir l’autonomisation politique et économique de la femme paysanne

Toujours dans la cadre de la quinzaine de la femme africaine, la ministre du Genre, Mme Chantal Safou Lopusa a conduit une grande délégation de son ministère et certaines organisations féminines dans la commune urbano-rurale de Maluku, précisément dans la cité de Menkao. Ici, la ministre Chantal Safou Lopusa, en femme de terrain, a lancé officiellement le projet de contribution à l’autonomisation économique et politique des femmes paysannes dans les provinces de l’Equateur, du Kongo Central et Kinshasa. Cette grande activité a été organisée avec l’Ong Conafed (Comité national Femme et Développement), avec le concours de quelques partenaires techniques et financiers, notamment Diakonia et Asdi/Suède. La ministre s’est dite convaincue de ce que l’agriculture paysanne peut apporter à la femme africaine, précisément celle de Menkao et de toute la RD Congo. Dans ce cadre, elle a remis un lot d’intrants agricoles, des Kits scolaires et brevets à toutes les femmes qui ont pris part à la formation en technique agricole organisée par Conafed, puisque ce projet offre un espace d’un hectare à chaque famille paysanne (au total 300) présentes à ces assises.

Pour clore, le ministère du Genre, Enfant et Famille que dirige Mme Chantal Safou Lopusa, n’a pas oublié les femmes autochtones de la RDC. Sur ce, il a été organisé en la salle polyvalente du secrétariat général du ministère, une grande activité portant sur la sensibilisation des femmes et filles autochtones à l’enrôlement et identification des électeurs. Ceci parce que la ministre Chantal Safou veut voir qu’une femme pygmée soit élue dans les institutions de prises de décisions de la RDC. Cette activité a connu la présence de la secrétaire exécutive provinciale de la Ceni/Kinshasa, Mme Anne-Marie Mukwayanzo, qui a été très attentive aux difficultés que rencontrent les femmes et filles autochtones de la FECOFFA (Fédération des femmes et filles autochtones pygmées de la RDC) pour se procurer la carte d’électeur. Elle a promis de faire part de tous ces problèmes à la hiérarchie de la Commission électorale nationale indépendante pour que des solutions soient trouvées avant la fin de cette opération dans tous les coins de la République. Car ce regroupement de pygmées est présent dans neuf provinces de la RDC. C’est ainsi qu’on peut dire que la quinzaine de la femme africaine s’est achevée avec faste en République démocratique du Congo.

(Bernetel Makambo)

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