L’an 1de Maître Taureau sous le signe de la méditation: Le révérend Etsa annonce un culte religieux

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Le doyen Me Ngombe Baseko dit Me Taureau a rompu le contrat avec les vivants, dimanche 15 mai 2016, tandis qu’il aurait totalisé ses 94 dans les deux mois suivants. Pour commémorer l’an 1 de cette disparition, le Révérend pasteur ETSA (de l’église anglicane en RDC) et proche de l’illustre disparu a annoncé à la presse un culte religieux, pour le dimanche 21 mai courant. C’est une initiative de la communauté chrétienne Sutu na Nyambe ( traduire de bobangi : Espoir en Dieu). Il nous revient que le lieu retenu à cette effet, est la salle de fête ‘’Maman Moluka Pour la Paix’’, sise croisement des avenues Kapela et Kimwenza à Yolo sud 1, dans la commune de Kalamu.

Les obsèques de Maître Taureau ont connu une dimension africaine, reflétant du fait même la personnalité de l’illustre disparu. En effet, une forte délégation venue du Congo-Brazzaville avait séjourné à Kinshasa pour le deuil,  élevant une banderole avec le message suivant : ‘’Le président Remy Ayayos et l’AC Léopards de Dolisie pleurent Maître Taureau’’ .

En 69 ans de pratique culturelle, cet illustre ‘’self made man’’ avait aligné vingt-cinq (25) brevets et diplômes d’excellence, huit (8) médailles dont  la dernière en or décernée par le Président Joseph Kabila Kabange. L’ambassadeur universel de l’Unesco pour la paix et doyen des artistes congolais avait été fait Commandeur de l’Ordre national  ‘’Héros nationaux ‘’ Kabila-Lumumba. C’était le 29 décembre 2015 au Palais du Peuple, à la cérémonie d’octroi de prix et titres honorifiques à quatre-vingt-dix (90) membres du monde culturel congolais. La Fondation qui porte son nom projette de perpétuer sa mémoire à travers des activités mettant en exergue le souvenir de son parcours, sous la coordination conjointe de MM. Ngombe Jean-Claude et John Nday, respectivement président et Secrétaire général.

Un phénoménal Maître sans Maître

Maître Taureau a été un véritable self made man. « J’ai forgé ma vie sans maître », disait-il pour stimuler la jeunesse. En effet, ce visionnaire autodidacte s’affairait au  bricolage pendant ses temps creux. Il a été tour à tour coiffeur, conducteur d’automobile, conducteur  des travaux en maçonnerie, électricien, dactylographe de première force, footballeur, costumier, artiste complet : chanteur, danseur et formateur en danses, organisateur de soirées culturelles, fondateur et président-mécène de l’orchestre Continental (début décennie soixante-dix), pionnier de l’Union nationale du folklore du Zaïre (Unafoza), initiateur du spectacle populaire Sambole Lisano et, plus tard, du   ballet Salongo Bonganga… En 1984, il a été sis à la retraite par la Compagnie Théâtre national Mobutu Sese Seko au grade de directeur administratif.

Une existence vouée aux actions de bienfaisance : Quid de la Fondation Me Taureau

Début décennie 2000, le Doyen s’est focalisé dans l’encadrement et la prise en charge des personnes vulnérables dont les orphelins, les veuves, les personnes vivant avec handicap, les filles-mères, etc. Et cela, à travers le Fondation qui porte son nom. Celle-ci est porteuse d’une personnalité juridique depuis 2012 , ambitionnant de s’implanter sur toute l’étendue de la République, partant de Kinshasa et de Bolobo.  En effet, la cité Bolobo (qui a l’honneur d’avoir vu naître Maître Taureau)  est située dans le district du Plateau, le  territoire portant le même nom, dans l’actuelle province du Maïndombe. Cette entité s’étend le long du fleuve Congo, et doit sa renommée notamment aux activités portuaires dont de nombreux voyageurs  rendent témoignage.                                                                                                                       A quatre-vingt-treize (93) ans d’âge, Me Taureau a passé soixante-neuf (69) ans de pratique culturelle. D’où, la reconnaissance populaire de « Baobab de la culture congolaise ». Il était parmi les meilleurs danseurs du pays, avait une école de danse et enseignait cette discipline artistique aux jeunes. Il est le pionnier de l’organisation des manifestations populaires, des soirées culturelles, du concours Miss Congo. En 1969, alors qu’il accompagnait à Miami aux USA la miss congolaise Kalonda Tavarès et sa dauphine à l’élection Miss monde, Mme Taureau avait reçu des félicitations du Vice-président de l’Organisation internationale Miss monde. Son groupe de spectacles populaires Sambole Lisano a été dans de grands rendez-vous culturels comme à la foire de Bale en Suisse (1976), en Iran une année plus tard …    ‘’Je suis un homme qui a beaucoup fait pour la culture de mon pays’’, aimait-il à réitérer.

(Payne)

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