L’agriculture congolaise en impasse: Le ministre Patrick Mayombe s’en va-t’en guerre contre les chenilles ravageuses de maïs

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Il se donne donc le devoir de rencontrer le Premier ministre Samy Badibanga sur cette situation. Ce, avant d’entrevoir une décision officielle du Gouvernement de la République, en vue d’une solution durable face à l’attaque de ces chenilles ravageuse du maïs en Rd Congo. Cela peut-être une décision venant de lui-même comme ministre de l’Agriculture, ou qui émane du Conseil des ministres.

Comme d’aucuns ne l’ignorent à ce jour, depuis le début du mois d’octobre dernier, le secteur agricole de la République démocratique du Congo connaît une situation désastreuse. Des attaques sans précédent des cultures du maïs par des chenilles ravageuses. A ce jour, la situation fait état de plus de 400 hectares déjà dévastés dans la nouvelle province du Sud-Ubangi et près de 600 hectares dans les territoires touchés de la nouvelle province du Haut-Katanga.

Une mission du Ministère de l’Agriculture accompagnée par d’autres collaborateurs et partenaires techniques (FAO, INERA, UNIKIN, UNILU, PAM) a été dépêchée dans les zones où l’alerte a été faite, notamment, le territoire de Libenge au Sud-Ubangi, et les territoires de Kambove et Kilwa dans le Haut-Katanga. A l’issue de laquelle mission, une commission stratégique ad hoc a été mise en place sur cette question des chenilles ravageuses des plantations de maïs en Rdc.

Hier mercredi 22 février 2017, le secrétaire général à l’agriculture, M. Léopold Mulumba Mfumu, a présenté à la presse tant nationale qu’internationale, le rapport de ladite commission, qu’il a ensuite remis officiellement au ministre de l’Agriculture, M. Patrick Mayombe Mumbioko. Le n°1 de l’agriculture congolaise a ainsi promis de rencontrer le Premier ministre Samy Badibanga sur cette situation, avant de prendre une quelconque décision quant à ce. Le cas échéant, il n’est pas exclu que la décision, à cet effet, provienne  du Conseil des ministres.

Répondant aux questions des journalistes, le ministre de l’Agriculture Patrick Mayombe a affirmé que cette situation est grave et qu’elle est à même d’entamer la production du maïs dans le pays jusqu’à provoquer sa rareté, et par conséquent, la hausse du prix de cette denrée considérée comme la principale céréale produite de la Rdc, et cultivée à travers toutes les provinces du pays.

Il a rassuré que le Gouvernement a pris des mesures qui s’imposent, dont l’isolement des rayons ravagés, dès qu’il a été alerté sur cette situation de chenilles ravageuses. Il a en outre confirmé la présence desdites chenilles même dans la ville-province de Kinshasa au niveau du Plateau de Bateke. « Il faut produire suffisamment pour se mettre à l’abri de la pénurie », a déclaré le premier agriculteur congolais.

Des recommandations et actions techniques

Selon le rapport présenté au ministre, cette chenille ravageuse est déjà présente dans la totalité des zones visitées. Le taux moyen étant respectivement de 82 % et 62 % d’incidence des plants infestés dans tous les champs enquêtés au Sud Ubangi et dans le Haut-Katanga. Cette sévérité a atteint une telle ampleur que la production de la dernière campagne agricole a été compromise et les pertes de production auraient atteint dans l’ensemble plus de 80 %, indique le rapport.

Voila pourquoi, la commission stratégique ad hoc sur cette situation recommande-t-elle entre autres, l’appuie conséquent à l’INERA ; la relance des fermes semencières ; l’approvisionnement des pesticides ; l’achat des matériels aratoires dont les tracteurs, et des fertilisants afin de relancer la production agricole. Mais aussi, l’importation du maïs de consommation à partir des pays indemnes de la chenille légionnaire et d’activer les campagnes agricoles à travers tout le pays…

Pour cette même commission, des actions techniques devront également être conduites sur terrain. Notamment, la sensibilisation de la population ; la destruction de tous les plants de maïs montrant les symptômes de présence de la chenille dans tous le pays ; et l’incinération, après la récolte, les résidus provenant de tout champ contaminé.

D’autres actions techniques conseillées consistent à labourer profondément le sol afin d’enterrer les larves, les pupes du papillon et l’herbe des champs ; contrôler régulièrement le champ et les alentours pour détruire toute présence suspecte des larves ; pratiquer la rotation des cultures ; pulvériser les champs attaqués.

Mais aussi et surtout, intensifier la production du maïs dans les zones non encore touchées et renforcer la collaboration avec les institutions spécialisées dans le diagnostic des organismes nuisibles, etc.

(Lepetit Baende)

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