L’affluence de migrants en Europe

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Ce que redoutait Jean-Pierre Cot, c’est ce qui arrive au vieux continent

A ce jour, l’Europe se trouve prise à la gorge, et ce continent fait les frais de « seule terre d’asile » franchissable pour la majorité de réfugiés provenant respectivement du Proche-Orient et de certains pays africains en mal de sérénité. Selon l’Organisation internationale de migration (OIM), près de 50.000 personnes ont traversé la méditerranée cette année, pour rejoindre l’espace européen. Décennie quatre-vingt, un ministre délégué et membre de la gauche française, Jean-Pierre Cot, répondant à Jeune-Afrique magazine, avait exprimé des craintes face aux éventuelles retombées d’une politique consistant à maintenir dans le statu quo les Etats tiers.

La question de migrants occupe depuis quelques temps le devant de la scène. Une soixantaine d’entre eux ont péri en pleine mer, mercredi 12 août courant, selon France 24.   L’Europe, en effet, est devenue le seul refuge au monde, vue d’Afrique et d’Asie. Les migrants n’ont qu’une visée : passer la frontière, parcourir la méditerranée. Il est temps d’abandonner les frontières aussi bien physiques que psychologiques, soutiennent ceux qui bravent les obstacles et le plus souvent au péril de leurs vies, engendrant, du fait même, un problème humanitaire : échapper au cercle vicieux de la pauvreté due aux conflits armés et des conflits armés suscités notamment par la pauvreté, dans leurs pays d’origine. Aussi constate-t-on que les premiers qui bravent la méditerranée et perdent la vie, ne dissuadent guère d’autres probables arrivants.

Lundi de la semaine en cours, plus de deux mille (2000) migrants ont franchi la frontière entre la Serbie et la Hongrie, selon des sources autorisées, qui ajoutent que ces derniers sont déterminés à déterminés à poursuivre leur périple.Car le rêve de plus d’un est de s’établir et de se faire régulariser le séjour, dans l’espace Schengen.Le président de la République française, François Hollande a demandé aux Etats européens de s’accouder, pour assumer cette responsabilité collective. Cet appel a été lancé à l’occasion d’une conférence de presse animée conjointement, lundi 24 août, avec Angela Merkel. Pour sa part, la Chancelière allemandea condamné, illico, l’attaque d’un camp de migrants par des militants fanatiques d’extrême droite.

L’Europe appelée à revisiter sa politique extérieure

En son temps, Jean-Pierre Cot, ministre délégué à la Coopération et au Développement (sic), avait déploré, en des termes amputés de contours diplomatiques, « une attitude qui trouve du bien à garder le statu quo dans les pays tiers ».Et de clarifier alors ses inquiétudes : « Je crains que nous nous mettions à dos ces peuples-là », a-t-il relevé.

« Il n’y a pas de fumée sans feu », renseigne une sagesse. Au moment où l’Europe se mobilise pour assumer ses responsabilités face à l’affluence de migrants, des accords spontanés sont noués. Dans cet ordre d’idée, lesministres français et britannique de l’Intérieur ont signé, jeudi 20 août courant à Calais (le port français le plus proche de la Grande Bretagne), un accord de coopération pour gérer conjointement la question de migration. Face à l’afflux migratoire, les autorités des deux pays ont décidé d’unir leurs efforts. Le flux migratoire nécessitant une approche globale, a déclaré la ministre britannique. C’est pourquoi l’implication de tous les pays d’Europe est une nécessité, a-t-elle insisté.

Ce qui est vrai, estiment maints observateurs, c‘est qu’au moment où la Chine fait des œillades à l’Afrique, et que se multiplient de relents poutiniens en Russie, et que s’extériorise « la volonté d’émancipation » des Etats producteurs du pétrole en Afrique et au Proche-Orient, l’Europe et la communauté internationale se doivent de revisiter leur politique extérieur. Faute de s’y mettrevraiment, les craintes jadis exprimées par Jean-Pierre Cot prennent corps telle une prophétie.

Jean-Pierre Cot, « ami de l’Afrique et du Tiers monde» (?)

En 1981, Cot entre au gouvernement de Pierre Mauroy comme ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement. Paul Perrier lui succède au Parlement. En désaccord avec la politique africaine de la France, il en démissionne en 1982.

Jean-Pierre Cot n’est pas seulement homme politique, il est aussi un agrégé de droit public. Son opposition à la politique de son pays appelée « du pré carré » des pays africains, le rapproche sans le vouloir vraiment, de ce continent. Si depuis lors, une opinion (l’a) toujours considéré comme ami de l’Afrique, la précision est que ce « défenseur des opprimés » n’a pas été adulé des hommes au pouvoir en Afrique qui, eux, devaient leur légitimité à la « Françafrique ». Adepte du co-développement, il a milité notamment pour un élargissementconsistant de l’aide de la France au Tiers Monde. Il préside en 1981 la première Conférence des Nations Unies sur les Pays les Moins Avancés, renseigne www.google.fr. Pendant ce temps, poursuit le site, Stéphane Hessel dirige la délégation française à la Conférence, Christian Nucci le remplace au Gouvernement.

(Payne)

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