L’abbé Gaël Tshipamba du collège St Raphaël démontre :

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« Nos parents ont été fouettés à l’école ; pourtant ils se comportaient encore mieux »

Le père missionnaire Raphaël de la Kethulle, grand bâtisseurs d’écoles et de stades (ph tiers)

A l’heure ou le système éducatif congolais a supprimé l’usage du fouet, maints observateurs estiment que l’autorité de l’école chancelle. Cette carence ayant donné lieu à une jeunesse  entêtée, insoumise, maladroite… partant, les acteurs sociaux dont notamment l’école, la famille et les pouvoirs publics ressentent les conséquences et les gèrent différemment : les « kuluna », la déperdition scolaire, le phénomène « élève-parent »… Face aux déboires qui risquent de compromettre l’avenir de la nation, les opinions divergent sur « l’efficacité ou non d’une éducation soutenue par l’usage du fouet ».

  1. l’Abbé Gaël Tshipamba, est le directeur de discipline du collège saint Raphaël de Limete. Il est d’avis que cette nouvelle option de la suppression de l’usage du fouet à l’école depuis un temps, a perturbé quand même le système disciplinaire dans les écoles. A la question : quelle est l’institution qui a supprimé l’usage du fouet à l’école ? L’orateur : C’est le ministère de l’éducation nationale, avec la divulgation des normes scolaires. Cette décision a été aussi motivée par des plaintes de certains parents. « Nos parents ont été fouettés à l’école, pourtant ils se comportaient encore mieux. Il y a une grande différence entre leur génération et celle d’aujourd’hui qui est  dépravée », a-t-il. Et de renchérir, en montrant qu’actuellement, un enfant apprend déjà tout à partir de son téléphone portable. Dans un tel contexte, sans doute, il n’est pas facile d’être encadreur.  « A l’ère de la mondialisation, fouetter les élèves les résignent, ils sont enfermés en eux-mêmes. C’est-à-dire que l’enfant qu’on fouette a peur de s’exprimer librement, il n’est pas ouvert d’esprit par rapport à un enfant qui ne subit pas de punition corporelle. Or, un  enfant doit se sentir libre de s’exprimer », a-t-il démontré. Et de déduire que cela est un aspect positif de la suppression de l’usage du fouet à l’école. Par ailleurs, l’orateur a relevé que l’école dispose de plus d’une méthode pour discipliner les élèves. « D’autres punitions viennent renforcer la discipline des élèves, telles que les deux principales sanctions qu’expérimente le collège St Raphaël : il s’agit notamment de garder l’élève indiscipliné jusqu’ à 15h00, pourtant la fin des cours de la journée est prévue à 13h00. En dehors de cette punition, l’élève indiscipliné est sommé de lire un roman et d’en présenter un résumé oral et écrit. Le constat est bon, souligne l’orateur. Car, a-t-il indiqué, nombre d’élèves n’ont pas la culture de la lecture. D’où, pour les maintenir soumis, leur infliger cette sanction de lecture serait un remède disciplinaire. La punition est de faire une lecture et d’en résumer le texte lu, a-t-il insisté. A cela s’ajoutent d’autres punitions prescrites dans le règlement d’ordre intérieur de l’école.

( Mamie Ngondo )  

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