La vrai raison du refoulement de Moïse Katumbi: Une identité confuse

Après la désignation d’Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat unique du Front Commun pour le Congo, le 08 août 2018, la Majorité présidentielle qui s’exprimait hier dans un point de presse animé par son porte-parole, l’Ambassadeur André-Alain Atundu, salue et apprécie à sa juste valeur le judicieux choix du président de la République. La MP n’a pas manqué de s’exprimer au sujet du feuilleton Moïse Katumbi, qui a une identité confuse et qui veut défier les autorités compétente en matière d’entrée dans le territoire d’un Etat souverain.  Pour elle, la turpitude d’un individu ne peut conditionner la marche de la démocratie et éclabousser les autorités de la République. Par rapport à toutes les initiatives des leaders de l’opposition candidats à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, Atundu parle d’une mauvaise foi de l’opposition va-t’en guerre, déçue que Joseph Kabila ne lui eut donné l’occasion rêvée d’exercer son plan de prise de pouvoir par des moyens non démocratiques à la faveur d’un chaos ardemment recherché avec le concours de leurs complices tant nationaux qu’internationaux.

La désignation du candidat du Front Commun pour le Congo (FCC), Emmanuel Ramazani Shadary, était au centre du point de presse animé hier à Kinshasa par le porte-parole de la Majorité présidentielle, l’Ambassadeur André-Alain Atundu. A l’occasion, la MP salue et apprécie à sa juste valeur, le judicieux choix du président de la République en la personne du Secrétaire permanent du PPRD, dont les qualités politiques, morales et humaines sont garantes de la marche victorieuse dans le processus électoral.

Mais cette désignation, mieux ce choix du président de la République, loin de rencontrer l’attention de tout le monde, a été mal vue par une opposition va-t’en guerre, déçue que le président Kabila ne lui eut donné l’occasion rêvée d’exercer son plan de prise de pouvoir par des moyens non démocratiques à la faveur d’un chaos ardemment recherché avec le concours de leurs complices tant nationaux qu’internationaux. « Ce sont les détracteurs nationaux et étrangers, mais dans le tourbillon d’embarras. Nous n’avons cessé de rappeler que le président Kabila respectera la constitution et c’est quand même étonnant qu’on reproche à Kabila de l’avoir fait », explique-t-il à cette occasion, avant d’ajouter que la déclaration commune de l’opposition n’est qu’une fuite en avant et ce sont les propos des gens qui ne se sont pas préparés aux élections. Car pour lui, les vrais démocrates ne critiquent pas les insuffisances du système démocratique, mais s’impliquent, tout en l’améliorant.

La MP a tenu à fixer une fois pour toute l’opinion que le 08 août 2018 n’est pas la fin du mandat du président Kabila, celui-ci continue pleinement jusqu’à son dénouement constitutionnel ; le 08 août 2018 n’est pas non plus la proclamation de la victoire électorale du candidat du FCC, pour négliger la poursuite du processus électoral jusqu’à la fin ; le 08 août 2018 marque le début d’une longue  et exigeante marche conformément au plan stratégique de l’Autorité morale en vue d’une passation pacifique du pouvoir ; le choix porté sur Shadary est le résultat d’une mûre décision de l’Autorité morale, prise en connaissance de cause, dans la solitude de sa conscience nationaliste, après avoir consulté tous les regroupements de sa famille politique. Au cours de ces consultations, personne n’avait posé sa candidature et le président n’avait rien promis à personne et il ne s’agit pas du résultat d’une élection primaire au sein du FCC. Et la motivation de l’acte de Kabila est le respect de la constitution et de son engagement solennel devant les deux chambres réunies en congrès, et non la recherche d’une quelconque reconnaissance de la communauté internationale ou cotation de quelques personnages dispensateurs des leçons de démocratie.

Au sujet de ceux qui se demandent, quelle chance accorder à Shadary à l’élection présidentielle de 2018 ? Atundu explique que des fois, l’issue des élections n’est pas toujours à la hauteur de certaines espérances. Il présente le candidat du FCC comme un ticket gagnant, c’est-à-dire, quelqu’un qui, loin d’être un néophyte, il est un routier avisé qui a roulé sa bosse dans les différents secteurs de la vie politique, sociale et de l’Etat. Désormais, Shadary devra apprendre à s’habituer aux quolibets, aux réactions épidermiques et périphériques d’une certaine opposition.

La MP affirme que Shadary est le candidat valable et qui mérite de recevoir le soutien de tous. Mais les différents noms proposés par l’opposition comme candidats à la présidentielle, forts de leur passé, n’ont  pas de perspectives pour la Rd Congo et les Congolais. Et ce, pendant que le candidat du FCC a un programme et une stratégie connue.

Katumbi n’es pas en ordre

La question Katumbi s’est aussi invitée au débat, surtout qu’il est normal que les autorités nationales ne cautionnent pas la volonté d’une personne décidée à défier les autorités compétentes nationales compétentes et les lois internationales en matière d’entrée dans le territoire d’un Etat souverain.  « L’immigration est un fait souverain des Institutions et c’est l’exercice normal de la souveraineté d’un Etat. Nous ne voulons pas une démocratie paradoxale où les individus se substituent à l’Etat », précise-t-il.

Il a, à l’occasion démontré que Moïse Katumbi a une identité confuse du fait d’avoir renoncé à la nationalité italienne sans avoir fait une quelconque démarche de recouvrement de la nationalité congolaise auprès du gouvernement, autorité compétente en la matière. « S’agissant d’une personne présumée détentrice d’une nationalité étrangère, son cas relève de la souveraineté d’un Etat. Il doit être entendu que la nationalité est un concept juridique différent de la notion anthropologique de l’origine ethnique ou de son ascendance », a dit l’Ambassadeur, affirmant en passant que toute l’agitation qui caractérise ses partisans n’est qu’une tentative de brouiller les esprits en présentant un cas de tentative de perturber intentionnellement les lois de la République par une conception trop personnelle et insolite de la démocratie et des pratiques démocratiques.

Ainsi, renchérit-il, la loi doit être appliquée pour assurer son rôle premier d’assurer un fonctionnement harmonieux d’un Etat à partir des conditions objectives. Et la turpitude d’un individu ne peut conditionner la marche de la démocratie et éclabousser les autorités de la République.

Au-delà de toutes ces questions, celle de la machine à voter n’a pas manqué de préoccuper la presse, quant à la détermination de la CENI d’organiser les élections avec cet instrument. La MP à travers son porte-parole  insiste sur le fait que la CENI tient à organiser les élections dans les conditions constitutionnellement prévues. « Nous sommes prêts à aller aux élections sans ou avec la machine à voter, dans le respect de la légalité. Si telle est l’option levée par une institution compétente, les mécontents peuvent saisir soit l’autorité administrative ou judiciaire. Mais c’est une manœuvre pour retarder les élections, d’autant plus que le gouvernement est déterminé à aller aux élections le 23 décembre de cette année », martèle-t-il.

(JMNK)

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