La veuve Marie-Louise Moseka Engwanda démontre : « Les pratiques coutumières ne sont pas bibliques »

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Sexagénaire, la veuve Marie-Louise Moseka Engwanda (voir photo) a bien voulu rendre témoignage de sa situation à « L’Avenir-Femme ». Après le décès de son époux, e-explique-t- elle, elle était soumise aux coutumes de la belle-famille. A l’époque, elle ne connaissait pas Dieu, donc non convertie comme elle l’est à ce jour.

Heureusement,  suite aux bonnes relations qu’elle entretenait avec sa belle-famille, elle n’avait pas été maltraitée ni humiliée. Bien plus, son héritage n’a pas fait l’objet de disputes entre les deux familles.

Son défunt mari était ressortissant de la tribu rega de la province du Maniema. Les pratiques coutumières exigent qu’à la mort du conjoint, la veuve donne une vache à sa belle-famille. Après quoi, elle va prendre bain dans une rivière de la place.

En toute humilité, la veuve s’est pliée à toutes ces exigences, pour honorer la mémoire de son regretté époux.

Convertie à ce jour, Marie-Louise Engwanda appelle les femmes à ne pas se laisser entrainer dans ces coutumes qui, du reste, ne sont pas bibliques.

Un constat amer que l’oratrice a fait, est que souvent, les veuves qui sont maltraitées et dont les biens sont font l’objet de saisie sont celles qui, du vivant du mari, n’ont pas pu entretenir les bonnes relations avec leurs belle familles.

Celles-ci attendent au tournant, et la mort de leur fils est l’occasion propice pour se venger, et en faire voir de toutes les couleurs a la belle-fille devenue veuve.

D’où, l’on remarque parfois que les belles sœurs, les beaux-parents, toute la belle-famille ne se soucient guère de la douleur de la veuve. Bien au contraire, celle-ci est soumise aux exigences coutumières.

Elle ne peut parler pendant le deuil ni se changer de vêtement. Elle est obligée de faire le tour de l’avenue et se rendre au marché dans une tenue qui, souvent, laisse à désirer.

D’autres veuves encore sont obligées d’accepter qu’un frère du défunt remplace son frère comme époux. Sans quoi, leur héritage devient source de conflits.

Ces veuves sont abandonnées à leur triste sort.

Quelquefois,  cela est dû au fait que ces femmes ne connaissent pas leurs droits et devoirs.

Pour madame Marie-Louise Engwanda, en effet, les femmes sont appelées à s’informer sur les lois qui les protègent en pareille circonstance, et s’y pencher pour éviter de se voir matée par ces coutumes qui ne sont pas dignes pour tout enfant de Dieu né de nouveau. Dieu en tant que Père des orphelins et défenseur des veuves, est le seul qui dispose du pouvoir de panser les plaies de ces femmes vulnérables et restaurer leurs vies. L’oratrice, femme pleine de convictions, est d’avis que les veuves doivent se tourner vers la parole de Dieu, pour éviter de s’exposer à toute forme de brèche négative. Celle-ci étant susceptible de troubler sa quiétude.

Comme on le comprend, le législateur et toutes les personnes impliquées en matière des droits des femmes, doivent traduire les lois sur la protection des veuves dans toutes langues accessibles à toutes. Une telle démarche vise à amener effectivement l’Etat à sécuriser ces vulnérables. Le code de la famille doit faire l’objet de vulgarisation, car ses articles prévoient des clauses relatives à la protection de la veuve. En ce qui la concerne, Madame Marie-Louise convertie en ce jour, affirme que seul le sang de Jésus-Christ est la meilleure protection pour ceux qui croient. Elle invite toutes celles qui sont soumises à n’importe quelles pratiques dégradantes à refuser pour ne pas ouvrir d’autres situations qu’elle qualifie de diabolique.

(Suzy Kibira Omari, RTGA World)

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