La stérilité dans le couple en Rdc: Pourquoi l’épouse paie les frais ?

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Le mariage de par son originalité, s’impose comme une exigence sociétale, une institution divine car les saintes écritures renseignent que l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair. Pour y parvenir, les familles, l’Etat et même l’église ont établi des modalités et principes à remplir tels que le versement de la dot, le témoignage des parents devant l’officier de l’Etat civil, les bancs lancés dans des églises pour détecter tous les cas devant conduire à l’annulation de l’union. Ces modalités une fois remplies, donnent lieu à la tridimensionnalité du mariage à savoir le coutumier, le civile et le religieux.

Une fois célébré, le mariage doit être consommé. En Afrique, particulièrement en Rdc, cette étape est soumise à la curiosité de tous : parents, belle-famille, amis… observent à distance les conjoints avec l’objectif de voir la procréation se concrétiser. Les premiers signes d’une métamorphose chez l’épouse sont très attendus comme si un délai buttoir avait été donné au couple pour s’exécuter. En cas d’un retard dans le processus d’acquisition de l’enfant ou l’absence de conception chez la femme, c’est le scandale. C’est l’épouse qui paie les frais ; elle reçoit les quolibets de sa belle-famille qui ne se préoccupe pas de dénicher la véritable  cause. Elle devient victime et totalement responsabilisée, alors que son époux, lui, est épargné de toute souillure. Partant, il bénéficie d’un sentiment d’accomplissement parfait de son devoir. Mais pourquoi ce traitement discriminatoire voire sectaire vis- à- vis de la conjointe ? Est-il avéré et prouvé que seule l’épouse peut présenter des anomalies somatiques de nature à enfreindre la conception ? En plus, sur base  de quels principes  il est totalement lavé, comme si la procréation était l’apanage de la femme, elle seule ? Voilà autant d’interrogations  dont les réponses sont à trouver dans la tradition africaine. En effet, en Afrique noire, singulièrement en Rdc, les pesanteurs culturelles, les acquis de la tradition  qui se transmettent de génération en génération font de l’homme, de l’époux un super homme truffé d’atouts sanitaires et corporels. C’est ainsi que dans la plupart des couples à problème, c’est-à-dire victimes des cas de stérilité ou de conception tardive, c’est la femme qui paie les frais. Elle doit ainsi se justifier dans la société. Des fois, elle est simplement répudiée du toit conjugal pour cause d’infertilité, sans la moindre certification du médecin. En notre sens, cette tradition africaine est en déphasage avec la réalité actuelle. Avec la magie de la technologie  et le développement de la médecine, il est recommandé au couple ayant ce genre de problème, de se référer aux médecins spécialisés. Ces derniers ont toute la compétence et aptitude de détecter des anomalies aussi bien chez l’homme que chez la femme, les soumettre tous au traitement. Des exemples sont légion qui renseignent que  des médecins ont sauvé des couples qui étaient pourtant en voie de dislocation. Point n’est besoin pour les hommes de se ragaillardir, comme si fondamentalement ils sont épargnés des maux liés à la conception. Si, aujourd’hui, les hommes souffrent de diverses maladies dont l’insuffisance rénale, l’hypertension, le  diabète, et tant d’autres,  en raison de quoi peuvent- ils être totalement épargnés des anomalies pouvant conduire à la stérilité ? Nous estimons qu’il est temps pour la tradition africaine voire congolaise de subir sa cure de retouche.

( Jacques Olivier Muluba)

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