La société civile dans sa diversité dénonce l’inégalité des participants au pré-dialogue

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Suite à la mise sur pied du comité préparatoire

La société civile dans sa diversité dénonce l’inégalité des participants au pré-dialogue  

Les 12 travaux d’hercule de l’UDPS, et les 12 apôtres de la MP au comité préparatoire ont suscité des réactions dans le chef de la société civile qui s’est vu dribbler par les acteurs politiques au comité préparatoire. De ce fait, depuis vendredi, la société civile dans sa diversité a réagi à ce déséquilibre qui frise la population qu’elle représente valablement et exige d’Edem Kodjo l’équitabilité, pour ne pas créer de frustrations.    

Prenant la parole, Mme Kathy Kalanga, porte-parole et coordonnatrice de la société civile dans sa diversité a souligné, à l’attention des acteurs politiques de la RDC que c’est depuis 2012 que la  société civile dans sa diversité s’est engagée dans le processus de consolidation de la paix face aux tergiversations politiciennes et à la situation critique de l’insécurité persistante dans la partie Est de la RDC.

Pour ce faire,  elles ont initié une série de consultations et rencontres auprès aussi bien de différents acteurs sociaux politiques de la RDC que des envoyés spéciaux de l’ONU, de l’UE, de l’UA, des pays occidentaux et africains impliqués dans la recherche de solutions à la problématique de la tenue des élections apaisées en RDC.

Les organisations de la société civile, à travers cette démarche, se sont toujours prononcées pour la tenue du dialogue politique inclusif en RDC, saluent l’avènement de la Résolution 2277 du conseil de Sécurité des Nations Unies qui s’ajoute à tant d’autres résolutions prises par cette instance internationale en rapport avec la problématique de paix, sécurité et  démocratie dans notre pays.

Cette résolution qui se concentre sur un certain nombre de points qui touchent à la vie de la RDC, qui reconnait sa souveraineté, son indépendance, son unité et son intégrité territoriale.

De l’analyse minutieuse du développement de ces divers points soulevés par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les organisations de la société civile dans leur diversité s’aperçoivent qu’en dépit de la multiplicité de questions abordées, ladite Résolution focalise plus son attention sur les deux points essentiels à savoir : « le processus électoral et la tenue du dialogue politique inclusif en RDC ».

Le processus électoral doit être conforme à la Constitution et se déroule de façon pacifique et crédible pour que notre jeune démocratie soit stabilisée et consolidée dans le pays.

En outre, la résolution 227, rappelle la nécessité d’un dialogue politique ouvert et pacifique, associant toutes les parties prenantes autour du déroulement d’un scrutin respectueux des Droits humains, transparent, pacifique, crédible, conforme à la Constitution et à la Charte africaine de la démocratie.

De ce qui précède, les organisations de la société civile constatent que loin d’apporter une réponse tranchée sur la question congolaise, le Conseil de sécurité des Nations Unies a plutôt mis les acteurs politiques et sociaux de la RDC devant leur responsabilité dans le choix à faire, par rapport au destin du pays. Ce qui implique que l’opposition, la Majorité ainsi que la société civile doivent le comprendre et se mettre ensemble autour de la table pour s’accorder sur ce qu’il convient de faire dans le domaine électoral afin de ne pas ébranler notre jeune démocratie. « Ainsi, l’opinion tant nationale qu’internationale est consciente de l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral congolais. Cela est dû au déficit du consensus politique et électoral dont les parties au processus électoral (Gouvernement, Opposition et la Majorité) s’érigent en obstacle à la tenue des élections dans le délai constitutionnel à bonne date, en temps voulu ou à une date consensuelle. Sur ce, les organisations de la société civile ne veulent plus d’acteurs politiques qui cherchent à amener le pays dans un cycle infernal de violences, en multipliant les alibis pour éviter les élections crédibles et apaisées dans le délai constitutionnel », met en garde Madame Kathy Kalanga.

Maintenant que l’UA vient de réconforter les différentes parties prenantes congolaises qui souhaitaient la présence d’une facilitation internationale, en nommant M. Edem Kodjo comme facilitateur du dialogue.

Les organisations de la société civile dans leur diversité réaffirment leur appui à la tenue du dialogue politique et inclusif, en appellent à l’implication de tous à ce forum qu’elles considèrent comme un procès de la population face aux politiques toutes tendances confondues (Majorité, Opposition).

Les exigences de la société civile

Du fait que la tenue du dialogue politique inclusif est irréversible, les organisations de la société civile dans leur diversité exigent :

  • les organisations de la société civile soient prises en compte comme composante à part entière, dans toutes les étapes du dialogue. Il s’agit du comité préparatoire, des assises du dialogue proprement dit et de l’étape du suivi des conclusions qui sortiront du dialogue et que leur quota soit respecté ; la facilitation respecte la liste de la société civile dans sa diversité telle qu’elle a été transmise ; la représentation équitable de toutes les composantes au comité préparatoire et lors de la tenue du dialogue ; que le conseil de sécurité de l’ONU évacue hors de son territoire national les réfugiés burundais, centrafricains, Sud-soudanais, rwandais, ougandais… qui risquent de perturber la tenue transparente des élections en RDC ;
  • que toutes les parties prenantes (NU, UE, UA, CIRGL, USA, et le gouvernement congolais) neutralisent les forces négatives sur le territoire congolais, pour sécuriser les élections ; la réouverture des bureaux de la Division électorale de la Monusco en ce qui concerne particulièrement le personnel civil dans les 26 provinces, afin d’apporter la logistique appropriée à l’organisation des élections dans notre pays ; les différents partenaires techniques et financiers d’appuyer le processus électoral, particulièrement le Gouvernement et la Communauté internationale dans son ensemble, doivent rendre effectif leur appui à la tenue  des élections apaisées pour la RDC ; les organisations de la société civile invitent la MP et l’opposition à se mettre autour d’une table sous la facilitation d’Edem Kodjo pour un consensus politique et électoral qui s’impose ;
  • renforcer le mécanisme de la gouvernance électorale consensuelle et concertée afin de crédibiliser le processus électoral et accroître la confiance de la population dans ce processus.

(Pius Romain Rolland )

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