La sexualité : un tabou dans les échanges en famille africaine

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Le sexe, terme tabou en Afrique où les parents ont difficile d’échanger sur la question avec leurs enfants, quels que soient leurs âges. A tous ceux qui peuvent être interrogé, on peut affirmer sans être contredit, que la plupart d’enfants apprennent la sexualité dans la rue  par éducation diffuse. Entendez : « les informations externes, commérages avec les amis ». Ce qui n’est pas du tout à encourager, parce que cela le conduit à apprendre sans expériences et tomber dans des situations irréparables par des grossesses précoces et sexualité non-contrôlées par curiosité. Pourquoi les africains en général, et les congolais en particulier ont du mal à parler du sexe à leurs enfants ? A cette question, il convient de dire que les origines n’ont pas balisé le chemin pour y parvenir. Prononcer, par exemple, les organes génitaux par leurs noms devant les enfants est une véritable honte. Que des tournures pour dire que c’est l’organe féminin ou masculin. Ceci parce que les parents se disent qu’en parlant directement du sexe à leurs enfants, ceux-ci les considèrent comme impropre à la consommation. Et pourtant, avec les nouvelles technologies, quel que soit le lieu où ils se trouvent, il suffit d’un clic pour trouver des réponses à tout questionnement en matière sexuelle. Ce qui doit pousser maintenant les parents à briser le silence dans les conversations avec leurs enfants. Appeler le chat par son nom, présenter les avantages comme les conséquences dans ce domaine pour éviter de se retrouver dans des situations irréparables. Si l’on jette un regard du côté de l’enseignement en RDC, le programme scolaire tente de récupérer la situation, mais pas totalement. A travers les cours comme l’ « éducation à la vie », les jeunes filles comme garçons sont informés sur les différentes étapes qui les permettent de devenir majeurs sur certaines maladies comme le Vih/Sida. Se prévenir pour ne pas le contracter, mais l’éducation sexuel au vrai sens du mot malheureusement. Même les professeurs ont quelque fois du mal à s’attaquer à ce sujet dans un auditoire des adolescents qui, pour la plupart se mettent à rire quand l’enseignant survole le problème. Mais, comment pallier cette situation pour que les jeunes aient réellement accès aux informations qui du reste est salutaire pour la vie ?

Sortir les jeunes de ce tabou

Bon nombre des structures comme les organisations féminines se sont lancées dans des formations pour sensibiliser les jeunes sur la sexualité précoce, mais ce n’est toujours pas suffisant pour atteindre les grandes masses et sortir les jeunes de ce tabou. Education sexuelle, les églises, qui tous les jours offrent aux fidèles des prédications sur la prospérité, les miracles…doivent prendre le relais et enseigner non seulement à la jeune fille, mais à tous ceux qui sont présents au culte de savoir échanger avec franchises dans des familles sur ces questions vitales. Avec les séries télévisées et le mimétisme culturel, beaucoup des jeunes filles copient ce qu’elles suivent, oubliant que tout ce qui se passe dans ces séries n’est qu’une imagination d’un réalisateur pour toucher les émotions. Loin de se transformer en juge, mais avec ce rôle d’informer et de former, on est appelé à souhaiter à ce que les jeunes filles et garçons posent des questions à leurs parents pour trouver des solutions sur ce domaine. Le sexe ne doit plus être un tabou pour guider les jeunes à être prudents et éviter de tomber dans des situations compliquées. Il n’est pas mal de se confier à quelqu’un, mais de vérifier auprès des experts si ce qui nous est transmis est crédible. Parlons-en où que nous soyons, car comme le dit un adage : « du choc des idées jailli la lumière », cassons le mythe du sexe et plongeons-nous dans une éducation sexuelle responsable aux enfants.

Suzy Kibira Omari

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