La santé publique en péril: Des produits avariés envahissent les marchés

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Des produits avariés envahissent de plus en plus les marchés kinois. C’est la santé publique qui est mise en péril. Cette triste situation remet en question le rôle du service d’hygiène. Selon des témoignages, un dépôt de pommes de terre situé au croisement des avenues Kasa-Vubu et Dima dans la commune de Kinshasa, est en train de polluer l’air en ce lieu. Il s’agit des pommes de terre devenues à impropre à la consommation, mais curieusement conservées et vendues au prix de solde à des personnes dupes. Et cela avec tous les risques d’attraper des maladies d’origine alimentaire.

Tout compte fait, l’Etat congolais a encore du travail dans ce secteur, afin de rendre effectivement opérationnel le service de contrôle de produits au niveau intérieur, et le service des affaires économiques. Que l’Etat multiplie de stratégies afin de contrecarrer les commerçants véreux, habitués à sacrifier l’intérêt de la collectivité à leur propre avantage. C’est l’égoïsme, le mépris des lois et de l’autorité que de mettre sur le marché de produits avariés. Pareille attitude ne cadre nullement avec les objectifs poursuivis à travers le programme de la révolution de la modernité, a déploré une mère de famille.

Sous d’autres cieux, les commerçants n’attendent pas que les produits arrivent à terme, pour pouvoir les livrer à la solde. Bien avant même (au minimum trois mois), les exploitants préviennent la date de péremption et pensent déjà à évacuer les étals ou les dépôts.

L’idéal est que les gens consomment des produits qui soient sains, c’est-à-dire non susceptibles de nuire à la santé publique. Mais il est constaté de temps en temps que les produits aux marchés kinois, ne sont soumis à aucune rigueur administrative. D’où, des aliments avariés font l’objet de vente au vu et au su de tout le monde. Plusieurs produits ne sont pas dignes d’être laissés aux marchés pour y être écoulés. L’exemple du dépôt se-évoqué de pommes de terre prouve à suffisance que quand pauvreté et ignorance coexistent, le danger guette toute la communauté. « On mange car c’est au prix bas et accessible aux maigres bourses, l’on ne va pas périr », a confié non sans ridicule, une femme gagne-petit abordée au hasard.

Certains observateurs pensent que cette situation de la présence de produits avariés sur les marchés est aussi le manque de stratégies des autorités chargées de veiller aux entrées de marchandises importés au pays. Plus d’une fois, cet office a posé l’acte louable de confisquer des produits ne répondaient pas aux normes de consommation. Après la confiscation, l’incinération des marchandises, afin de décourager de potentiels commerçants qui auraient tenté de se lancer dans ces pratiques malveillantes qui consistent à faire consommer à la population des produits avariés. Toujours en ce qui concerne les ventes des produits avariés, il y a une pratique qui s’est installée, celle de changer d’étiquette de l’emballage qui indique notamment sur la date limite d’usage. La manœuvre consiste alors à repousser la date d’expiration du produit, alors que le contenu reste avarié. C’est ce qu’explique une victime d’achat d’un produit avarié.

Signalons aussi qu’une source digne de foi dénonce une pratique, telle que tous les produits avariés récoltés dans la ville de Kinshasa, afin qu’ils soient évacués dans les périphéries de la capitale. Ces produits sont revendus auprès d’autres personnes, qui sont tout près du site de l’évacuation ou celles qui peuvent aller les couler dans l’arrière-pays. Ces personnes qui achètent ces produits détériorés sont conscientes et méritent aussi de subir la rigueur de la loi. Tout ceci doit interpeller les consciences des personnes affectées aux services de l’Etat pour veiller à la sûreté de la santé de la population

(Mamie Ngondo )     

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