La Saint Valentin à Kinshasa: Les présumés amoureux et les fêtards exploités

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La St Valentin, c’est une aubaine pour les multinationales et les grands commerçants de se faire de l’argent, ceux qui vendent des biens ou des services.  Les agendas de diverses productions d’artistes musiciens remplissent notamment les colonnes de journaux à l’occasion de la fête de la Saint Valentin, celle des amoureux. En voulant faire comme les autres, c’est-à-dire paraître, d’aucuns épuisent leurs économies.

Quid des cœurs d’artichaut…

Le chanteur Kiese Diambu (ancien de l’Afrisa international de Tabu Ley, avait déploré, début  décennie 80, dans la chanson « mobali ya kimpubulu » (pour dire : conjoint instable) : « Bakende biyenga, balanda bilongi, bazonga maboko pamba. Likambo nayina na vie na ngai mobimba mobali ya Kimpumbulu… ». (Comprendre : Le cœur d’artichaut pousse un homme, à l’occasion des jouissances vespérales (communément appelées ambiances), à tourner le regard sur plus d’une femme autour de lui. En agissant de la sorte, l’homme au cœur d’artichaut rentre à la maison bredouille).

 Si  jeunesse savait… Si parents pouvaient…

Dans les rues de Kinshasa, la St Valentin permet de mettre en lumière le côté pervers de la société. Dans la plupart des cas, les parents laissent faire, par soit complaisance, soit incapacité d’exercer leur l’autorité.  En effet, la fête de la St Valentin donne l’occasion à certains amoureux et fêtards  de s’illustrer dans une culture vestimentaire qui froisse les bonnes consciences. Des filles sont en mini-jupes, à défaut de se pavaner avec des décolletés qui exposent soit le nombril soit la partie supérieure de la poitrine féminine.  Des garçons eux, prennent plaisir à descendre le pantalon jusqu’au niveau des fessiers, la fameuse taille-basse. Bien des parents usent de laisser-faire et cèdent au goût voire aux caprices de leurs rejetons. Quand bien même des voisins rendraient un témoignage peu flatteur de la réputation de telle famille, la culture du relâchement étant, cela ne fait, « ni chaud ni froid », comme le disent des autochtones à Kinshasa. Un couple dont les enfants  versent dans l’indécence  ne se gêne guère des regards de voisins. Et c’est comme cela, dans une ville où la brigade des mœurs rattachée au parquet chercherait  à se redéfinir.                                                                                                          

Octogénaire, ancien de Africa jazz, Jeannot Bombenga fustige la banqueroute

« Kinshasa, la ville d’ambiance, où l’argent sert souvent de télécommande aux jouissances vespérales. Celles-ci incluent alcool et sexe. Cette dynamique figure aux commandes d’une ville où pour se déstresser, la banqueroute passe pour un moyen.

Ô o Kinshasa makambo, mikolo nionso feti na feti na sala boni

Ee Lipopo na yoka sango, ekomi ngai awa économie ekufi

Olobi ngai nakanga motema, bilongi oyo ndenge na ndenge na tiya wapi e, natiya mwa lomeya na posi, ekobima ngai awa na kozonga wele wele !

Chèque na ngai ko esilaka kala, bipayi nadefaka bakanga pointage kala. Mboka ko moko kombo ebele, Kinshasa, Kin-Malebo, Lipopo, Léo(pold)ville (3x)

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Ô o, ça bouillonne à Kinshasa ! A chaque jour correspondent ses fêtes. E e Lipopo dont j’avais entendu parler, dès que je l’ai foulé, mes économies se sont estompées. C’est bien de me demander de renoncer  à ces aventures; mais que faire de cette variété de figures (qui me passent et repassent). Il suffit que j’empoche de l’argent et que je me pavane un peu, je rentre bredouille !

Mon chèque n’a plus de provision ; et les caisses où parfois j’emprunte, ont été placées sous contrôle.

Une ville multi-nominale : Kinshasa, Kin-Malebo, Lipopo, Léo(pold)ville (3x).

Un besoin d’encadrement de la jeunesse

Face à la St Valentin, le problème est non la fête en soi mais comment cela se passe dans le contexte kinois. La nécessité d’encadrer mieux de conscientiser la jeunesse saute aux yeux. Ceci dans une ville où foisonnent notamment des bars de  plein air et d’autres endroits de jouissance et de détente. Dans ces espaces s’entrechoquent adultes et adolescents ! C’est le cas des boîtes de nuit et des salles de vidéo publiques.                                                                                                                        Les observateurs constatent que la loi sur la préservation des bonnes mœurs est devenue flexible, et que l’attitude laisser faire de l’autorité engendre notamment d’un contexte dégradant, à Kinshasa, où la mention : « Enfants non admis » devient inopérante.                                                                                                   A ceci près, les associations de jeunes doivent s’assumer, au regard de leur objet social, pour apporter leur contribution dans l’encadrement des jeunes. Depuis un temps reculé, il s’observe malheureusement qu’à Kinshasa, bien des associations des jeunes monnaient cet aspect, s’attardant sur des activités lucratives dont notamment des concerts de musique et des excursions.                                                                  En somme, l’encadrement des jeunes vacanciers, c’est aussi l’affaire des églises, à travers ses différents groupes de spiritualité.

(Payne)

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