La SADC rassure : « Pas de deuxième dialogue »

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Edem Kodjo  représente l’unanimité de la SADC, de l’ONU, de l’Union africaine, de l’Union européenne, bref de toute la communauté internationale

La mission de la Troïka SADC a consulté toutes les sensibilités politiques, les personnalités des institutions et membres du Gouvernement, le président et le premier vice-président de la Ceni. Elle a aussi rendu une visite de courtoisie au Président de la République, Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange. Il ressort des consultations le progrès encourageants du dialogue en cours, piloté par l’Union africaine et du processus d’enrôlement des électeurs sous la direction de la Ceni.  

Depuis quatre jours, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la SADC séjournent en République démocratique du Congo. Ces ambassadeurs ont été envoyés par leurs chefs d’Etat respectifs, en vue de s’imprégner de la situation politique qui prévaut en Rd Congo. Sous la présidence de la Tanzanie, la SADC est au chevet de la Rdc, en raison de la crise politique, née de la non-tenue des élections dans le délai constitutionnel, en sus des événements récents du 19 et 20 septembre couverts sous la marche pacifique, mais en réalité, un coup de force prémédité par le Rassemblement et l’UDPS en tête.

Cette situation n’a pas laissé indifférente les pairs africains, étant donné que la Rdc est membre de la SADC. C’est à juste titre qu’ils ont conféré tour à tour avec les parties prenantes au dialogue, le facilitateur, mais aussi avec le Rassemblement des Forces sociales acquises au Changement. A l’issue de ces échanges et compte tenu des missions assignées aux ministres de la SADC, ils vont voir dans quelle mesure cette structure peut apporter sa contribution.

Cependant, quatre principes guident les ministres de la SADC à la situation actuelle qui prévaut en Rdc, notamment le report des élections cette année avec éventualité de les programmer à une date future; la situation politique du pays par  rapport à la Constitution et de son évolution; le report des élections et la responsabilité de la Ceni pour parvenir à l’organisation prochaine des élections et enfin, la question du mandat présidentiel en cours qui arrive à terme, mais aussi le mandat parlementaire des élus du peuple, dans le sens de se préparer pour des élections futures apaisées.

Un autre point essentiel qui a guidé la Troïka de la SADC est le dialogue. Ici, il était question de voir dans quelle mesure toutes les parties doivent être impliquées, afin de trouver un modus vivendi, avoir la procédure pour que les élections aient lieu et que l’alternance se fasse sans heurt. « Après discussion avec tous les groupes, nous nous sommes rendus compte qu’il y a un groupe qui n’est pas dans le dialogue, mais aussi le Groupe de 24 et que la Majorité et la Société civile ont estimé que les jeunes, c’est-à-dire les nouveaux majeurs ne sont pas inclus dans le processus et qu’il fallait les écouter », a dit Augustine P. Mahiga, ministre tanzanien des Affaires étrangères.

Edem Kodjo jouit de la confiance de la Communauté internationale

Par contre, c’est le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Rebeto Chikoti Pinto, qui a échangé avec la presse autour de toutes les questions y relatives.         Répondant à la préoccupation sur le deuxième dialogue exigé par le Rassemblement, la SADC par le ministre des Relations extérieures de l’Angola a indiqué que les résultats du dialogue vont rester ouverts pour tous ceux qui, éventuellement, veulent adhérer au dialogue plus tard.

« Il nous semble plus raisonnable que le dialogue qui se fait à la Cité de l’Union africaine est très important pour préserver la paix en République démocratique du Congo. Le dialogue va aboutir, dans les heures qui suivent, soit dans 48 heures, par la signature d’un Accord politique entre les parties au dialogue », a mentionné le ministre de la SADC, tout en précisant qu’une clause reste ouverte pour ceux qui vont adhérer aux résolutions dudit dialogue.

A la question du mandat du président Joseph Kabila, si seulement si la SADC a discuté autour de cela, le ministre a souligné que cette question n’a pas été au menu, mais aussi elle n’est pas essentielle en ce moment. Cependant, le document découlant du dialogue est assorti d’un schéma qui va guider l’ensemble de participants au dialogue, et un point sur lequel tout le monde est d’accord, ce qu’il n’y aura pas d’élections cette année en République démocratique du Congo, mais aussi s’entendre sur les modalités et ou séquence des élections à venir.

« Le Rassemblement pose un certain nombre de conditions, notamment la libération des prisonniers politiques, l’ouverture des médias mais aussi le fait d’avoir récusé le Facilitateur. Le Rassemblement penserait à ce qu’il y ait un autre facilitateur. Ce que nous avons transmis au Rassemblement, ce que M. Edem Kodjo  représente l’unanimité de la SADC, de l’ONU, de l’Union africaine, de l’Union européenne, bref de toute la communauté internationale qui se reconnait en lui. Nous pensons que lui n’est pas Congolais, il n’a pas fait les choses de lui-même, le forum avait pour but d’amener les Congolais à travailler ensemble », a révélé Georges Rebeto Chikoti Pinto.

Le ministre des Relations extérieures de l’Angola a mentionné que le Rassemblement a reconnu que ces membres ont rencontré Edem Kodjo à titre exploratoire, pourtant plusieurs fois, ils se sont rencontrés à Paris, Bruxelles, etc. Pour la communauté internationale, ces rencontres ont été essentielles, mais les conditions posées par le Rassemblement indiquent les clauses des résultats du dialogue, à un moment où il faut que tout le monde y adhère et que le dialogue lui-même est inclusif du fait qu’une bonne partie y a pris part.

La SADC encourage le processus du dialogue et met en garde les fauteurs de troubles

Il faut dire que la Troïka de la SADC a félicité  les acteurs qui participent au Dialogue nationale pour le progrès réalisé  jusque-là et exhorte tous les acteurs qui ne prennent pas part au dialogue national de rejoindre le processus. En outre, la Mission de la SADC a lancé un appel aux  acteurs d’agir de manière responsable, et d’éviter les actions qui résulteraient  en des actes de violence. Dans la foulée, la Mission de la SADC encourage les acteurs politiques à privilégier l’intérêt supérieur de la nation, mais aussi de la population au sein du Dialogue en vue d’assurer le consensus autour des questions en suspens.

En outre, la Mission a condamné, en  de termes  forts, la violence des 19 et 20 septembre qui a occasionné des pertes en  vies humaines, notamment des innocents et Officiers de la police, mais aussi  la destruction des biens.

De ce point de vue, la mission de la SADC met en garde tout acteur, et décourage fermement toutes tentatives et menaces qui visent à compromettre le processus du dialogue. En sus, elle exhorte tous les  acteurs à créer un environnement propice à la tenue des élections libres justes, transparentes et crédibles dans l’intérêt de la paix, de l’unité nationale et de la stabilité et du développement  socio-économique de la Rdc.

Le communiqué indique que la mission exhorte tous les acteurs à défendre les principes, les idéales et les aspirations du peuple congolais enracinés dans la Constitution  et conformes aux principes et directives de la SADC et de l’Union africaine qui régissent les élections démocratiques et les dispositions de la résolution 2277 (2016) du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

La RDC est un Etat indépendant, souverain, membre de la SADC et de l’union africaine

Ceci dit, la SADC a souligné par rapport aux propos néocolonialistes de certains dirigeants que la République démocratique du Congo est un Etat indépendant, souverain, membre de l’union africain. A ce titre, la SADC, structure africaine est venue dans une mission pour prêcher la paix, et non mettre de l’huile au feu. De ce point de vue, la SADC a condamné les violences et que le Congo ne gagnera pas avec de violences. Pour la SADC, l’important est que les Congolais puissent dialoguer  et leur rôle est d’accompagner les Congolais.

« Au sujet des propos malveillants contre la République démocratique du Congo, en tant qu’africain, nous sommes solidaire avec la Rdc. En ce moment, nous sommes tous à la recherche des solutions et que la Rdc n’est pas le seul pays à avoir des problèmes. Je pense que si la maison du voisin brûle, en tant qu’Africain, il faut jeter de l’eau pour éteindre le feu. La Rdc est membre de la SADC ; cette dernière va continuer à travailler avec la Rdc pour qu’il n’y ait pas de violences », a mentionné Georges Rebeto Chikoti Pinto.

32 ans après le dernier recensement, la SADC encourage et félicite la Ceni qui fait un travail remarquable et que les parties doivent s’accorder sur la période d’aller aux élections. La SADC exprime sa satisfaction avec le travail préparatoire des élections que la Ceni effectue et a encouragé le Gouvernement de la République et les acteurs  de donner à la Ceni le maximum de soutien pour accomplir sa tâche constitutionnelle. Dans la même logique, la mission exhorte tous les acteurs de défendre les électeurs congolais éligibles de  participer pleinement et intégralement au processus  d’enrôlement des électeurs  en cours, en vue d’exercer leur droit démocratique tel qu’enraciné dans la Constitution  lors des prochaines élections. De la même manière, les acteurs doivent respecter l’indépendance de la Ceni.

(Pius Romain Rolland)

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