La remontée des cours du baril semble se confirmer, peut-être un ouf pour l’Afrique

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Le moins qu’on puisse dire au regard des dernières évolutions qu’on a pu remarquer sur le marché international du pétrole brut, les cours sont en train de repartir à la hausse, indique l’Agence Ecofin. Le 5 mai 2015, le prix du baril qui avait déjà dépassé la barre des 60 $, a franchit un nouveau seuil à la hausse, atteignant les 60,75$. Allez donc comprendre pourquoi.

Même la Troïka stratégique, dans sa réunion du lundi 04 mai dernier, a constaté, en ce qui concerne les prix du baril de pétrole, qu’au 29 avril 2015, ont également poursuivi leurs tendances haussières sur les deux marchés. A Londres, il enregistré une augmentation de 5,49%, un peu plus que sur le marché new yorkais où elle était de 3,34% ; pour des prix respectifs de 65,90 USD, et 59,20 USD.

Le plus surprenant, c’est que ce ne sont pas les fondamentaux de départ qui se sont renforcés, mais une raison assez étrange. Plusieurs experts soupçonnent en effet que ce nouveau départ à la hausse du prix de l’or noir, trouve son origine dans un regain de croissance escomptée dans la zone euro. Attendue à 1,7%, les estimations la fixent désormais à +1,8%. Une rigolade certes lorsqu’on la compare aux chiffres moyens de 4% en Afrique, mais une progression suffisante, pour aiguiser l’appétit des investisseurs.

Moins de pression pour vendre

Un autre facteur qui tire les prix du pétrole à la hausse, c’est le fait que les producteurs ont moins de pression pour vendre le brut, car les pertes cédés dans le upstream, sont récupérées dans les marges des filiales en downstream et en charge de la raffinerie. Aussi, on note une conjonction de plusieurs facteurs non directement liés mais dont certains effets convergent vers le même impact. On peut citer à cet effet l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial, et dont la décision de ne pas limiter la production a fortement pressé sur la baisse des prix, commence à ressentir une légère pression sur ses réserves de change. De même, les entreprises qui sont uniquement dans le domaine de la production, se sont constituées des garanties sur le prix, ce qui leur permet de tenir durant la période de prix bas et de pouvoir maitriser les quantités injectées sur le marché. Aussi, la Russie qui jusque-là était présentée comme la grande perdante de la hausse des prix, a accru sa propre production et peut réduire sa dépendance sur la production mondiale. Un facteur qui est venu s’ajouter enfin, c’est la publication des statistiques du commerce extérieur au Etats-Unis, qui a affiché une situation déficitaire, avec pour conséquence, une baisse sensible du dollar américain. Cette nouvelle donne pourrait pousser les importations vers le haut, avec pour objectif profiter d’un dollar bas pour se constituer des réserves. Bref tout semble indiquer que les prix du pétrole brut, du moins sur le court terme, maintiendront un cap haussier.

L’Afrique suivra évidemment cette actualité avec beaucoup d’attention. Plusieurs de ses pays pétro-dépendants, ont eu leur dose de moments difficiles et continuent de subir le contrecoup de la baisse des prix du brut. Mardi 5 mai 2015, le secteur pétrole et gaz a clairement affiché son optimisme sur le Nigerian Stock Exchange, les entreprises qui la constituent ayant terminé en légère hausse. Au Maroc, la Société Anonyme Marocaine de l’Industrie du Raffinage (SAMIR) cotée sur la Bourse de Casablanca, a terminé la journée sur une hausse de 2,5% Pas exclu que les investisseurs soient en train d’anticiper sur une réévaluation de la valeur des produits en stock, ce qui de facto gonflerait les revenus de l’entreprise. Il faudra malgré tout rester prudent, la réalité globale reste très fragile et l’acquisition de nouveaux acquis n’est pas pour demain.

(JMNK)

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