La règlementation des frais scolaires s’impose

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une vue de fourniture scolaires
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Les parents congolais auront-ils un jour assez de voix pour se faire entendre auprès de l’Etat ? Chaque année, en effet, soucieux de la bonne éducation de leurs enfants, les parents se sacrifient pour payer les frais exigés par l’école. Entre-temps, promoteurs et autres gestionnaires d’écoles chaque année, s’arrangent pour augmenter sans cause les frais scolaires. Ce qui, en fait, donne des migraines aux parents dont le pouvoir d’achat s’amenuise chaque année.

Entre juillet et septembre, soit durant les grandes vacances scolaires, les parents sont obligés de préparer sérieusement la prochaine année scolaire de leur progéniture. Si dans les décennies 70-80, ces préparatifs consistaient principalement dans l’achat de l’uniforme scolaire, des cahiers, cartables et pantouffles, les choses ont changé depuis. Les grandes villes congolaises ont opté pour toutes sortes de frais dont la nomenclature relève de l’entendement quasi egocentrique  des responsables du secteur éducatif. Expliquons quelques-uns des frais qui accablent les parents :

  • Les frais scolaires proprement dits

Alors que les parents et autres tuteurs sont généralement payés en francs congolais, les frais dans beaucoup de bonnes écoles sont exigés en dollars. La moyenne étant de 400 dollars par élève,  et cela, de l’école maternelle ou primaire ou secondaire.

Depuis quelques années, en effet, ces écoles exigent des acomptes qui représentent jusqu’à 80 pourcent du montant total. A prendre ou à laisser dans un secteur où les gestionnaires conventionnés ou non font la loi, boudant les instructions légales. Gare au parent qui n’a pas d’argent pour son garçon qui n’aura que ses yeux pour pleurer. Les écoles du secteur privé, dont la plupart échappent au contrôle des structures étatiques, se permettent d’augmenter annuellement ces frais et souvent sans motif. C’est notamment pour cette raison que des frais dans le secteur privé, atteignent des montants faramineux, dans un pays aussi pauvre que la RDC. Atteindre 600 à 800 dollars par élève de l’école primaire est une honte pour le système éducatif congolais, quand on sait qu’ailleurs, les mêmes  élèves peuvent étudier gratuitement et dans de bonnes conditions. Comment et pourquoi les élèves du primaire de certaines écoles paient plus cher que les universités ? Nous osons croire qu’il y a moyen de règlementer ces frais qui proviennent des parents congolais vivant généralement dans des conditions difficiles.

  • Les frais de confirmation

Ces frais varient entre 5 et 10 dollars par élève. Chaque année scolaire, l’élève qui vient pour la première fois y compris les anciens, doivent payer obligatoirement ces frais pour que leurs noms soit repris sur les listes scolaires. Une manœuvre plusieurs fois dénoncée par les comités des parents mais toujours maintenue par la volonté des promoteurs.

  • La location des ouvrages

Si dans les bonnes années, la location des livres faisait partie des frais scolaires, aujourd’hui, ces frais sont détachés et ne  coûte pas moins de cent (100) dollars par élève et par an.

En cas de perte d’un livre, l’école taxe cher, comme si l’élève n’appartenait pas aux effectifs courants.

  • Les frais d’uniforme.

Les écoles kinoises sont devenues des boutiques ou l’on se procure des uniformes scolaires. Elles fixent leurs prix ainsi que les modalités d’acquisition. Ces prix n’ont rien à voir avec ceux du marché. Ils ne sont pas discutables. Plusieurs communiqués et avertissements du ministère de tutelle, ont buté à l’intransigeance des gestionnaires scolaires. Ceux-ci ayant trouvé l’occasion certaine d’extorquer de l’argent aux pauvres parents, dont la marge de manœuvre est fort réduite.

  • Les frais de visite guidée

Quand un parent réussit malgré tout à inscrire son enfant et à payer les frais exigés et le modèle d’uniforme imposé par l’école, le calvaire est loin d’être fini. Il doit désormais se préparer à des nouvelles tracasseries parmi lesquelles les frais de visite qui peuvent même atteindre la barre de 40 à 50 dollars. Et cela, pour une promenade dans un site choisi ici en ville, au mausolée Laurent-désiré Kabila ou à l’aéroport de N’Djili. Le parent n’a pas le droit de poser de questions sur l’utilisation de cet argent.

L’amélioration des conditions socioprofessionnelle de l’enseignant : une question qui fâche

Il s’observe que malgré toutes ces sommes d’argent exigées, le personnel enseignant est rarement bien rémunéré. Les salles de classes sont toujours pleines et ne remplissent pas les conditions hygiéniques ou environnementales. Il est temps que le ministère à défaut d’un contrôle policier, règlemente le fonctionnement, les paiements des frais dans ces écoles qui se considèrent au-dessus de toute loi.

(Simon Kabamba)

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