La Rdc somme la Monusco de relocaliser les Sud-Soudanais,Craignant qu’ils ne se servent de son territoire pour attaquer Juba

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*A en croire Félix Prosper Basse, porte-parole de la Monusco, son institution a reçu un document du ministre de la Défense, Crispin Atama Tabe, selon lequel la Rdc ne peut accepter la présence de groupes armés qui nourrissent l’intention d’entreprendre des actions armées contre leur pays d’origine. Bien que sous contrôle des casques bleus, Kinshasa juge que les partisans de Riek Machar restent à même de menacer Juba. Voilà pourquoi il lui donne une semaine, à compter d’hier lundi, pour les relocaliser

*Pour la Monusco, ces combattants sud-soudanais, sur demande des autorités congolaises et pour des raisons humanitaires, ont été sauvés dans le parc de Garamba, dans la province du Haut Uélé, parce qu’ils étaient dans des conditions précaires, avant de les soigner, de les désarmer et de les cantonner dans ses bases. Elle encourage par ailleurs la Rd Congo, le Sud-Soudan et la SADC à trouver des solutions, soit pour les rapatrier chez eux soit les relocaliser ailleurs

Ayant vécu la guerre et connaissant très bien ses conséquences, la Société civile du Nord-Kivu est montée au créneau pour demander au Gouvernement de la République démocratique du Congo de trouver solution à la présence des combattants sud-soudanais et de l’ancien Premier ministre Riek Machar. Une présence qui devenait de plus en plus inquiétante et gênant les autochtones, d’autant plus qu’aucune issue n’a été proposée jusque-là. Leur présence risquait d’être mal interprétée non seulement dans leur pays d’origine, mais aussi dans tous les pays qui participent dans les efforts de paix. Au-delà de tout ce qui a été dit, des élus, notables et associations de la région avaient manifesté leur crainte que les Sud-Soudanais ne s’enracinent en Rdc et que, comme les rebelles rwandais, ougandais ou burundais, ils ne finissent par commettre des exactions contre des civils congolais.

Pour donner une suite favorable à cet appel des populations qui ne veulent pas qu’on les plonge une fois de plus dans la guerre, la Rd Congo, à travers son ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, a écrit à la Monusco, afin de lui demander la relocalisation de ces combattants et de leur chef.  Ouvertement, la Rdc craint que les rebelles Sud-Soudanais ne nourrissent l’intention d’entreprendre des actions armées contre leur pays d’origine. Et  bien que sous contrôle des casques bleus, Kinshasa juge que les partisans de Riek Machar restent à même de menacer Juba. Et la Rd Congo, confrontée à des groupes armés dans sa partie Est, ne peut accepter d’ajouter encore une autre menace visible à la paix.

La Monusco réagit

Bien que la réaction du Gouvernement de la République est justifiée, la Monusco à travers son porte-parole, Félix Prospère Basse, rappelle que son institution a, à partir du 17 août 2016, sur demande des autorités congolaises et pour des raisons humanitaires, sauvé les rebelles Sud-Soudanais perdus dans le parc de Garamba, dans la province du Haut Uélé. « Ils étaient dans des conditions très précaires, nous les avons soignés, nous les avons emmenés à nos bases, nous les avons désarmés, cantonnés… », avoue-t-il au téléphone du Quotidien L’Avenir.

A la même question, Charles Antoine Bambara, Directeur de la Division de l’Information publique de la MONUSCO avait insisté sur « la condition avec laquelle nous les avons délocalisés du parc de la Garamba ». Et de déclarer : il fallait qu’ils se désarment et une fois de plus, tous ces rebelles sud-soudanais ont été désarmés et les armes sécurisées dans les locaux même de la MONUSCO, et c’est à cette condition effectivement qu’on a pu les déplacer ici et là à travers le pays pour continuer à essayer de les traiter s’ils sont malades ou de les secourir sur le plan alimentaire ou nutritionnel.

Et le porte-parole de la Monusco de soutenir que nous avons encouragé la Rd Congo, la SADC et le Sud-Soudan à discuter, afin de trouver une solution, pour soit les amener chez eux soit les relocaliser ailleurs. Et pour lui, ce n’est ni la Monusco, ni la Rd Congo qui les a positionnés dans cette partie pays. D’où, la nécessité pour les parties impliquées de trouver des solutions et la Monusco y travaille déjà.

A l’occasion du dernier point de presse du mois de septembre,  Charles-Antoine Bambara n’a cessé d’insister une fois de plus pour dire qu’il s’agit bien d’une affaire du gouvernement de Kinshasa, du Congo et que nous, MONUSCO, nous jouons un rôle logistique. Cependant, ajoute-t-il, nous avons interpellé dès le début non seulement depuis New York mais également ici à Kinshasa, nous avons interpellé, c’est vrai, les gouvernements de la sous-région, la RDC, Juba et d’autres pays de la sous-région [pour qu’ils s’impliquent] ; auprès d’ailleurs également des institutions sous-régionales, la CIRGL, la SADC, et même l’Union africaine de s’impliquer dans ce dossier pour trouver une solution. La MONUSCO, les Nations Unies pour leur part, sont prêtes en tout cas pour ce qui nous concerne à apporter notre concours pour essayer de trouver effectivement une prochaine destination à ces rebelles sud-soudanais.

Forte de son histoire récente, la République démocratique du Congo n’est pas prête à revivre les événements malheureux de 1994. En effet, grâce à son hospitalité légendaire, la Rd Congo, l’ex-Zaïre de l’époque avait ouvert sa frontière, afin de sauver des vies humaines, fuyant la guerre dans leur pays. Cette  volonté de la Rdc s’est révélée plus tard contre-productive, parce qu’au lieu de retourner chez eux au Rwanda, ces FDLR ont continué à massacrer les populations et à piller les ressources naturelles du pays. C’est pour ne pas revivre cette histoire douloureuse et malheureuse que le Gouvernement de la Rdc tient à la relocalisation de ces Sud-Soudanais, mieux à leur retour dans leur pays d’origine.

(JMNK)

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