La RDC accusée de violations des Droits de l’homme

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Suite à l’insécurité grandissante

La RDC accusée de violations des Droits de l’homme

La situation sécuritaire en République démocratique du Congo devient de plus en plus préoccupante. Avec les tueries de Beni, dans la province du Nord-Kivu,  le banditisme et enlèvement s’accentuent à Kinshasa. Le cas le plus patent est celui de la famille de Monsieur Christian Muland, congolais vivant en Roumanie avec une quarantaine d’autres ressortissants de la Rdc qui ont vécu l’enfer dans ce pays de l’ancien président Nicolae Ceausescu.

Le Bureau conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’homme avait rendu publique le mercredi 18 mai courant, sa note mensuelle sur les violations des droits de l’homme commises en avril, en République Démocratique du Congo. Il faut dire que le BCNUDH a relevé 366 cas en avril, contre 410 en mars dernier, soit une baisse de cas de violation. Cette baisse générale cache une réalité plus contrastée indique le BCNUDH, notamment en ce qui concerne les violations des droits de l’homme à caractère politique dans un contexte où plusieurs pays de la Communauté internationale brandissent la menace de sanctions ciblées.

En outre, malgré les efforts dans la lutte contre l’impunité, l’Organisation des Nations Unies tire sa sonnette d’alarme, malgré les efforts de la RDC.

« Sur toute l’année 2015, le BCNUDH avait recensé 260 cas de violations à caractère politique en République Démocratique du Congo. En l’espace de 4 mois en 2016, année dite électorale, 216 cas de violations de Droits de l’Homme ont été épinglés, dont 47 cas seulement au mois d’avril. Cependant, au mois de mai, le chiffre 2015 pourrait être égalé ou même dépassé », s’inquiète le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme. A en croire la même source, la recrudescence des exécutions extrajudiciaires commises par les agents de l’Etat, soit 47 cas en avril, et 104 au cours de l’année et qu’en 2015, il y en avait eu près de 300 cas.

Le cas de la famille Kanteng inquiète le BCNUDH

L’on signale dans le lot des exactions de violations des droits de l’Homme, l’enlèvement et la disparition de membres de la famille Kanteng Ching Chey. Ce cas demande plus d’attention de l’organisation des droits de l’homme. En effet, 2 filles de la même famille avaient été violées l’année antérieure ensemble avec l’ex- épouse de leur frère, l’épouse de Kanteng Mulang Christian, qui vit actuellement en Roumanie. « Depuis le départ de Christian Mulang pour l’Europe, sa famille est restée victime de certaines violations et tracasseries après qu’il soit apparu sur les différentes chaines de Télévision, telles TV 5, CNN et France 24, notamment dans le documentaire « Tsofa » qu’il avait réalisé avec Rufin Mbou sur la situation des chauffeurs congolais en Roumanie », renseigne le BCNUDH.

En dépit de ce documentaire, deux filles de la même famille, Mamosi Ditomene et Ditomene Diambanza Lizz avaient été violées au cours de l’année qui s’est achevée, soit 2015 par les hommes en armes, et Monsieur Lambert Ditomene Miyenikini, un des réalisateurs du documentaire sur les chauffeurs congolais en Roumanie, était victime de violences.

A en croire le PNUD, au moins quarante femmes et filles sont violées chaque jour en République Démocratique du Congo et ce, dans une quasi-impunité des autorités compétentes.

Pour revenir à la famille Kanteng, une plainte avait été déposée au Parquet Général de la République dans la ville province Kinshasa, pour enlèvement de leur sœur ainée Wanguna Ching Chey, dont la plainte est restée sans suite jusqu’à présent. Une situation qui inquiète toute la famille qui vit dans l’insécurité la plus totale, sans l’aide de la Police Nationale invitée à veiller sur les personnes et leurs biens. Par ailleurs, l’un de leurs frères qui avait travaillé jadis dans le cabinet du gouvernement provincial de l’ex-province du Katanga, a disparu bientôt une année, dont les enquêtes ne suivent pas faute des moyens financiers.

Les sources dignes de foi, nous renseigne que la famille Kanteng est victime du fait que leur frère Christian Kanteng Mulang a toujours fait l’objet de mandat d’arrêt du fait d’être soupçonné de complicité dans les enlèvements aux années 90, plus précisément en 1994 à Kolwezi où plusieurs personnes avaient perdu des vies humaines, puis avoir collaboré à la corruption électorale en 2006 en tant qu’observateur et informaticien.

Le cas de tuerie de Beni doit interpeller le gouvernement de la République, du fait que les droits de l’Homme sont suffisamment et abondamment violés. Ceci explique cela, le BCNUDH invite tous congolais à signaler aux autorités compétentes de la RDC, ainsi qu’aux organisations internationales de lutte contre les violations de droits de l’Homme en RDC, tout cas de violation et violence contre la population civile. Le cas de la famille Kanteng en est le cas qu’il faut prendre au sérieux du fait que toute la famille est en insécurité, s’inquiète Christian Kanteng Mulang qui ne peut pas revenir au pays dans pareille condition.

(Pius Romain Rolland)

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