La MP dénonce un coup d’Etat du Rassemblement

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L’actualité de l’heure, dominée par la reprise, le 18 janvier 2017, des échanges directs au Centre Interdiocésain de Kinshasa, n’a pas laissé indifférente la Majorité Présidentielle, qui pense que c’est l’expression commune de la volonté de mener à bonne fin le dialogue convoqué par le Chef de l’Etat pour l’intérêt majeur de la démocratie et du peuple congolais dans le respect intégral de la Constitution en vigueur dans notre pays.

Pour cette grande famille politique du pays, toutes les prérogatives constitutionnelles reconnues au Président Joseph Kabila en tant que Chef de l’Etat jouent et doivent jouer pleinement. C’est dans cet ordre d’idées, et conformément à la pratique en la matière, que le Rassemblement est tenu de présenter au moins 5 noms de personnalités candidates au poste de Premier ministre pour lui permettre de désigner en toute prérogative et en toute sérénité la personnalité à nommer à ce poste et appelée à être son premier et principal collaborateur.

 Cette exigence est conforme à la rationalité politique qui reconnait au Chef de l’Etat le droit de refuser et donc de désigner un Premier ministre selon le pouvoir discrétionnaire qui lui est reconnu. Pour l’Ambassadeur André-Alain Atundu, la pratique constitutionnelle voudrait que l’on présente toujours un panel de personnes au Président de la République, pour qu’il choisisse un candidat compatible et il n’est pas question qu’il en soit autrement.

A ceux qui disent qu’on n’est pas en procédure normale, le porte-parole de la Majorité Présidentielle rétorque que la procédure exceptionnelle est assise sur la constitutionnalité et la pratique constitutionnelle. De ce fait, il est hors de question qu’un Premier ministre vienne créer les problèmes, plutôt que de les résoudre. A l’en croire, le pays a besoin d’un Premier ministre qui doit collaborer avec le Président de la République pour atteindre les deux objectifs : l’organisation du processus électoral et l’amélioration du social des Congolais.

Respecter la pratique constitutionnelle

Tout en décriant le coup d’Etat mijoté par le Rassemblement, la Majorité Présidentielle constate que contrairement à l’engagement solennel de toutes les parties prenantes de respecter la Constitution dans son intégralité et dans le but évident de fausser le jeu démocratique en contournant les lois en la matière, l’Opposition politique présente des propositions qui ignorent superbement les pertinentes dispositions de la Constitution qui classifient la classe politique,  Majorité et Opposition, en se présentant en ordre dispersé pour exiger 24 postes sur les 28 du Conseil national à pourvoir ne laissant à la Majorité que quatre (4) postes.

Voilà qui pousse A. Atundu à expliquer que le dialogue n’a pas été convoqué pour définir ou préciser le sort de l’actuel Chef de l’Etat, surtout que la constitution et l’arrêt de la Cour Constitutionnelle sont très éloquents là-dessus.  Pour lui, l’accord du 18 octobre 2016 et celui du 31 décembre de la même année visent à fixer les modalités du processus électoral et c’est ainsi que les participants aux pourparlers du Centre interdiocésain de Kinshasa ont convenu de la composition du Conseil national de suivi de l’accord. Et il est anormal que la MP n’ait que 4 postes sur 28.

Revenant sur la signature sous réserve de la Majorité Présidentielle, André-Alain Atundu a mentionné que la réserve est conditionnelle et non suspensive. Elle porte sur l’inclusivité. Celle-ci porte sur la présence de tous les signataires, soit ceux qui ont participé au dialogue de la Cité de l’Union africaine et qui sont supposés y prendre part. Il s’agit plus particulièrement des groupes de Samy Badibanga, de Jean-Lucien Mbussa, de José Makila, qui ne reconnaissent pas encore l’accord de la CENCO.

D’où,  la nécessité pour Etienne Tshisekedi, Président du Comité des Sages du Rassemblement, de peser de tout son poids au sein de l’Opposition pour épargner au Peuple Congolais et au processus électoral en cours les désagréments d’une crise de toute évidence voulue et planifiée au risque d’anéantir tous les espoirs suscités au sein des populations congolaises par l’Accord de la Saint Sylvestre, en remettant inutilement en cause la compétence du pouvoir législatif que nous nous sommes tous engagés à reconnaître à travers et par le respect intégral de la Constitution.

(JMNK)

 

 

COMMUNIQUE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

La Majorité Présidentielle salue la reprise, ce 18 janvier 2017, des échanges directs au Centre Interdiocésain de Kinshasa comme l’expression commune de la volonté de la Majorité et de l’Opposition de mener à bonne fin le dialogue convoqué par le Chef de l’Etat pour l’intérêt majeur de notre Démocratie et du Peuple Congolais dans le respect intégral de la Constitution en vigueur dans notre Pays.

Il est ainsi entendu que toutes les prérogatives constitutionnelles reconnues au Président KABILA en tant que Chef de l’Etat jouent et doivent jouer pleinement.

Dans cet ordre d’idées, et conformément à la pratique en la matière, le Rassemblement est tenu de présenter au moins cinq (5) noms de personnalités candidates au Poste de Premier Ministre, pour lui permettre de désigner en toute prérogative et en toute sérénité la personnalité à nommer à ce poste, et appelée à être son premier et principal collaborateur.

Cette exigence est conforme à la rationalité politique qui reconnait au Chef de l’Etat le droit de refuser et donc de désigner un Premier Ministre selon le pouvoir discrétionnaire qui lui est reconnu.

Ceci est de pratique constante depuis la naissance de la 3ème République.

La Majorité Présidentielle appelle, par ailleurs, le Président du Comité des Sages du Rassemblement à peser de tout son poids au sein de l’Opposition pour épargner au Peuple Congolais et au processus électoral en cours, les désagréments d’une crise de toute évidence voulue et planifiée au risque d’anéantir tous les espoirs suscités au sein des populations congolaises par l’Accord de la Saint Sylvestre en remettant inutilement en cause la compétence du pouvoir législatif que nous nous sommes tous engagés à reconnaître à travers et par le respect intégral de la Constitution.

La Majorité Présidentielle regrette, pour le dénoncer, le manque d’esprit d’ouverture et de bonne foi dans le chef de l’Opposition politique à l’occasion du débat en cours sur le Conseil Chargé du Suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Contrairement à l’engagement solennel de toutes les parties prenantes de respecter la Constitution dans son intégralité et dans le but évident de fausser le jeu démocratique en contournant les lois en la matière, l’Opposition politique présente des propositions qui ignorent superbement les pertinentes dispositions de la Constitution qui classifient la classe politique en Majorité et Opposition, en se présentant en ordre dispersé pour exiger 24 postes sur les 28 du Conseil national à pourvoir, ne laissant à la Majorité que 4 postes.

Autant dire qu’il s’agit d’un coup d’Etat contre la Majorité Présidentielle minorisée à dessein et par cynique calcul.

Cette attitude de provocation est inacceptable et constitue la preuve évidente de la volonté de l’Opposition de susciter une atmosphère factice de crise en bloquant la progression normale des travaux dans le but de réaliser son dessein de chaos et d’instaurer un régime d’exception.

La Majorité Présidentielle en appelle à la conscience républicaine de chaque partie prenante et au respect intégral et non discriminatoire de la Constitution, pour éviter à notre peuple la désespérante perspective d’un avenir incertain et maudit que certains prophètes, mieux, artisans des malheurs leur promettent.

Soucieuse du respect scrupuleux de la légalité et de la sauvegarde de la paix sociale, la Majorité Présidentielle convie toutes les parties prenantes à revenir à la nomenclature constitutionnelle reconnue à savoir, la Majorité Présidentielle, l’Opposition et la Société civile.

Tel est le seul critère valable à même de garantir l’équité de traitement entre les parties prenantes et la bonne foi des débats,

 

Fait à Kinshasa, le 19 Janvier 2017

Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO

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