La Monusco bloque le processus électoral

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Incapable de rendre publique le rapport d’évaluation électorale

La Monusco bloque le processus électoral

*Incapable d’éclairer les Congolais sur les conclusions du rapport des experts dépêchés en RDC par les Nations-Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en vue d’évaluer en toute objectivité le processus électoral congolais, la Monusco laisse l’opinion se nourrir de rumeurs et de spéculation à la manière d’une simple organisation locale. Cette situation étant sérieusement et historiquement grave aux yeux des Congolais, a poussé la CASE à inviter la MONUSCO à présenter à la nation congolaise par voie de presse et sans délai, les conclusions non falsifiées de ladite mission et de fixer les acteurs en présence, une bonne fois pour toutes, quant à la faisabilité ou non des élections dans le délai constitutionnel

*Par cette manière de faire, la commission africaine pour la supervision des élections (CASE) craint que la MONUSCO, les Nations-Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se fassent complices du pourrissement de la situation électorale en République Démocratique du Congo. Il y a urgence pour la MONUSCO, les Nations-Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qu’en dépit du fait qu’ils auraient constaté l’impossibilité technique de tenir ce délai constitutionnel de la Présidentielle, ils ont la responsabilité historique de le déclarer au Peuple Congolais, afin que les acteurs en présence s’assument une bonne fois pour toutes.

La commission africaine pour la supervision des élections (CASE) constate non sans regret que la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) prend beaucoup trop de temps pour rendre public le Rapport des Experts dépêchés en RDC par les Nations-Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en vue d’évaluer en toute objectivité le processus électoral congolais, indique un communiqué parvenu à la rédaction du Journal L’Avenir.

Elle s’étonne que la MONUSCO, incapable d’éclairer les Congolais et tous les citoyens du monde sur les conclusions de ladite mission, laisse l’opinion se nourrir de rumeurs et de  spéculation à la manière d’une simple organisation locale. Cette situation étant sérieusement et historiquement grave aux yeux des Congolais, la CASE invite la MONUSCO et son Chef, à présenter à la nation congolaise par voie de presse et sans délai, les conclusions non falsifiées de ladite mission et de fixer les acteurs en présence une bonne fois pour toutes quant à la faisabilité ou non des élections dans le délai constitutionnel.

Elle  ne se fait pas comprendre qu’au moment où la situation politique devient de plus en plus polémique et trouble, les Nations-Unies se montrent incapables de publier un rapport à la suite d’une mission officielle réalisée en RDC.  Par cette manière de faire, la CASE craint que la MONUSCO, les Nations-Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se fassent complices du pourrissement de la situation électorale en République Démocratique du Congo.

Même s’il est de notoriété publique que les vérités souvent reconnues aux analyses de la CASE font généralement mal aux concernés, la CASE rappelle à la classe politique, à la Société Civile, à la Société savante, aux Fonctionnaires Congolais, aux Diplomates Occidentaux et Internationaux, aux Forces Vives de la Nation Congolaise et à la Population qui forme la République Démocratique du Congo, que l’histoire jugera quiconque se ferait complice de la déviation du processus électoral par quelque manœuvre que ce soit.

Au sujet du glissement électoral en 2016

La CASE rappelle à l’opinion publique qu’elle est la seule et demeure l’unique organisation crédible de la République Démocratique du Congo qui sonne l’alerte à chaque fois que le train des élections est en danger de chavirement.

Il en va pour preuve que l’analyse déclarative rendue publique le 30 septembre 2015, qui indiquait clairement les risques de glissement électoral et demandait à la Communauté internationale de se démarquer de cette brouille électorale,  en posant des actes de  responsabilité et en apportant sa part de contribution au processus électoral en RD Congo, n’a jamais été suivi par les Nations-Unies.

En date du 1er février 2016, rappelle le même communiqué, la CASE n’avait-elle pas déclaré la CENI techniquement incapable de tenir les élections dans le délai constitutionnel, se référant précisément entre autre à la question logistique qui à, quatre-vingt-dix pour cents, dépend de l’appui de la MONUSCO, au faible financement des élections par le Gouvernement et à la problématique des Nouveaux Majeurs.

Elle saisit cette occasion pour demander à la Communauté internationale de se surpasser, en apportant un financement important devant couvrir l’ensemble des dépenses électorales congolaises, ce qui privera le Gouvernement et les Acteurs politiques congolais de tout prétexte susceptible de constituer un blocage à la longue.

Des nouveaux majeurs et des Congolais de la diaspora

Dans ce même texte, la CASE invite la Communauté Internationale à se placer résolument du côté du Peuple Congolais qui attend les élections, des bonnes élections après la Révision du Fichier Electoral souhaité par les acteurs politiques.  A cet effet, elle rappelle aux uns et aux autres qu’à l’étape actuelle du processus électoral, nul ne saurait priver les Nouveaux Majeurs, les Congolais de l’Etranger, les Personnes sans Cartes d’électeurs et tous ceux qui ont changé de résidence de se procurer une nouvelle carte d’électeur avant les scrutins.

Elle soutient donc qu’il devient impensable d’envisager l’organisation des élections en République Démocratique du Congo en excluant les 10 à 12 millions de nouveaux majeurs et les 8 millions estimés des Congolais vivant dans des pays d’accueil à l’étranger.  Le faire autrement, serait tout simplement compromettre la qualité des élections et sacrifier tant d’efforts consentis pour l’organisation des élections crédibles en République Démocratique du Congo.

A ce sujet, elle invite la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à accélérer le processus de Révision du Fichier Electoral en présentant publiquement le soumissionnaire sélectionné, tout en précisant les délais de livraison du matériel convenu.

Délai constitutionnel et dialogue

La Commission africaine pour la supervision des élections regrette qu’aucune partie prenante au processus électoral n’ait pris cette situation au sérieux. Tout le monde se contentant du silence, des suppositions, des affirmations gratuites et des accusations envers l’autre.  Pourtant, le temps perdu suite aux polémiques infertiles plonge chaque jour la Nation dans l’incertitude.

C’est encore ici le lieu de rappeler l’urgence pour la MONUSCO, les Nations-Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qu’en dépit du fait qu’ils auraient constaté l’impossibilité technique de tenir ce délai constitutionnel de la Présidentielle, ils ont la responsabilité historique de le déclarer au Peuple Congolais afin que les acteurs en présence s’assument une bonne fois pour toutes.

Au sujet du dialogue politique national inclusif, la Commission Africaine pour la supervision des élections, tient  à rappeler la population Congolaise, qu’à ce jour, le Dialogue politique national inclusif est toujours au point mort. Rien de concret n’étant palpable jusqu’ici, la CASE réitère sa position consistant à remplacer l’actuel Facilitateur ou le cas échéant, le renforcer par des mécanismes crédibles et un personnel suffisamment imprégné de la situation politique congolaise.  Elle  salue, en passant, les dernières prises de positions de certains partis politiques qui ont, comme elle, mesuré les limites opérationnelles de l’actuelle facilitation du Dialogue politique national inclusif.

L’Avenir

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse