La justice désacralisée: En foulant au pied les valeurs républicaines

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une vue de l’accusé, Moïse Katumbi
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Parmi les affaires qui discréditent et ternissent l’image de la RDC, figure les procès en conflit parcellaire ; escroquerie ; malversation financière et viol et/ou violence sexuelle. L’homme politique congolais n’est pas en marge de ces différents conflits, soit avec le tiers et/ou avec l’Etat congolais. Souvent l’Etat congolais en sort perdant et victime spoliée en complicité forcément avec l’appareil judiciaire et  ses agents corrompus. Il n’en reste pas moins le cas des indemnités des agents de carrière de l’Etat mis en retraite prématurée. Le cas le plus récent et  qui défraie la chronique judicaire est celui de la fuite de greffiers et la disparition de dossiers de l’affaire qui oppose le grec Emmanueli Stoupis au congolais Moïse Katumbi Chapwe.   

La justice, constitue le fondement même d’une nation. Depuis la nuit de temps, les humains font toujours face à la justice lorsqu’ils sont dans un différend. C’est à juste titre il est dit « La justice élève la nation ». Elle est le pilier même de valeurs sociétales dans une civilisation moderne.

Cependant, la République démocratique du Congo qui s’est inscrite dans le schéma de la réforme de l’appareil judiciaire, à travers les nouvelles lois qui renforce son  arsenal juridique, a encore du mal à décoller dans ce secteur. Ces instruments souffrent de leur application dans divers domaines. Etant donné la séparation des pouvoirs au regard de la Constitution du 18 février2006, le pouvoir judiciaire est mis au banc des accusés du fait que les magistrats appelés à instruire les dossiers (affaires judiciaires) et les juges appelés à dire le droit, sont en fait dans une spirale de la corruption qui ne dit pas son nom. Le plus fort (qui détient l’argent) est favorisé au détriment du moins nanti.

Partant, l’image de la République démocratique du Congo  est ternie à cause de ces quelques magistrats corrompus.

C’est le cas de le dire. L’affaire qui oppose l’ancien gouverneur de l’ancienne province du Katanga à la famille Emmanueli Stoupis fait couler encre et salive de  la chronique judiciaire. Condamné par contumace à 36 mois de prison ferme, l’accusé Moïse Katumbi s’en va-t-en guerre contre la justice de son pays, en ce sens que les dossiers judiciaires du Tribunal de Paix de Kamalondo ont pris la destination des Etats Unis, où la juge Ramazani Wazuri et le Greffier Christian Nyundu ont eu la  promesse d’un exil paisible. Du coup, les Etats unis accueillent  sur leur sol les récalcitrants et complices dans l’affaire qui sent la roussie. Ceux-là même qui donnent  la leçon des droits humains ; de respect des lois sont les premiers qui accordent un asile paisible aux citoyens qui discréditent leur propre justice.

Somme toute, si coopération judiciaire il y avait entre les Etats Unis et la République démocratique du Congo, les autorités congolaises devaient être en droit d’exiger des Etats Unis d’Amérique l’extradition de la juge Ramazani Wazuri et du Greffier John Nyundu et aussi de restituer le dossier judiciaire de Sieur Katumbi.

Les analystes et observateurs de questions judiciaires sont en droit de s’interroger sur le sens de cette disparition, à qui profiterait cette disparition si les pièces n’étaient pas remplacées ? Qui se cache derrière ce dossier qui défraie la chronique judiciaire ?

À cause de la turpitude de certains fils congolais, la République démocratique du Congo se trouve confrontée  à plusieurs procès devant les tribunaux internationaux, en déboursant autant d’argent qui devrait servir à autre chose, plutôt que de payer les condamnations.

C’est le cas de la zaïrianisation de triste mémoire ayant  conduit le pays dans l’impasse pendant plusieurs décennies du règne dictatorial  du Maréchal Mobutu. Sa décision de transformer des propriétés et biens d’autrui  en propriétés des congolais a préjudicié énormément l’Etat congolais. Ce dernier spolié à son tour avec la complicité des gardiens de valeurs républicaines, à savoir les Magistrats et Avocats véreux et inciviques, sans foi ni loi.

Face à cet imbroglio, la justice qui devrait jouer un rôle capital  de remettre tout justiciable dans ses droits et devoirs, se voit à son tour être le bourreau même de ses justiciables. Au lieu d’élever la nation, elle l’a cloué au mur et la République devient fragile, perdant au passage tous les procès dans lesquels elle est impliquée. Conséquence : les inciviques qui devraient rendre à la République ses biens, sont plutôt indemnisés sous la barbe de son gardien, la justice.

Ainsi donc, les hommes qui sont appelés à promouvoir la culture de la justice équitable et équilibrée pour éviter les frustrations, sont ceux-là même qui discréditent et jettent en pâture leur propre justice.

Il est évident que le chemin reste longtemps à parcourir pour parvenir à une justice distributive, équitable et opposable à tous,  ne disant que sans parti pris. En cela, la Justice élèvera réellement la Nation.

(Pius Romain Rolland)

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