La juriste Léontine Malepika démontre : « La volonté politique vaut une feuille de laurier dans le plat apprêté par la CENI »

par -
0 101
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La juriste Léontine Malepika (dont l’interview suit), est d’avis que la volonté politique est déterminante pour mettre en œuvre les prévisions exprimées par la Commission électorale nationale indépendante, CENI en termes de calendrier électoral. L’oratrice établit, en effet, un parallèle entre la volonté politique et l’apport en saveur de la feuille de laurier pour cuire de la bonne soupe.

L’Avenir : La Commission électorale nationale indépendante a publié, en début de semaine,   le calendrier qui fixe le cap pour les échéances tant attendues. En votre qualité de juriste, quel intérêt cette avancée a-t-elle suscité en vous ?

Je suis par-dessus le marché ménagère. En effet, la question électorale, dès lors que cela s’inscrit dans le cycle démocratique en tant que dynamique d’alternance au pouvoir depuis la base, ne peut me laisser   indifférente.

Si tel est le cas, qu’avez-vous alors retenu du calendrier qui a été rendu public lundi dernier et comment réagissez-vous en tant que fille du pays ?

-La CENI en tant qu’organe technique,  a rendu à travers ledit calendrier, un rapport d’expert. Et c’est à cette fin-là qu’elle a été instituée. Vous aurez remarqué que le calendrier électoral rendu public a été assorti des contraintes. Ceci revient à dire que l’organe technique propose et s’arrête-là. Ce qui est administrativement explicable.

– Qu’est-ce que les femmes congolaises reprochent au calendrier électoral de la CENI ?

Nous n’avons pas à voir les choses en termes de reproche. Car l’organe technique a joui de son indépendance pour en arriver–là. Ce qu’il faut maintenant, c’est aux acteurs attitrés de jouer le jeu, pour que l’on arrive à surmonter les contraintes. C’est à ce niveau qu’intervient la notion de la volonté politique. Dans cet ordre d’idée, la volonté politique est déterminante, car elle vaut une feuille de laurier dans le plat apprêté par la Commission électorale nationale indépendante. Il est vrai que toutes les femmes préparent des plats. La  différence réside, toutefois, dans l’idée que les unes et les autres se font des condiments,  ce qu’ils apportent dans le plat, pour augmenter le plaisir des convives.

En effet, le Général De Gaule voyait dans la politique la combinaison assurée du vouloir et du faire, pour l’intérêt supérieur de la nation. Quand cette combinaison se stabilise, l’action politique s’harmonise avec les attentes des masses. Quand un facteur vient à manquer pour faire effectivement la combinaison, l’action politique s’absout alors de la finalité qu’est l’intérêt supérieur de la nation. Et c’est là où le bât blesse.

(Payne)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse