La journaliste Irène Musune, optimiste : « La pression que subit la femme en politique est effective ; la possibilité de surmonter, à la portée »

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La participation des femmes en politique en RDC est assez faible, d’après certaines observations.  En effet, les opinions divergent autour des problèmes de divers ordres que rencontrent les femmes de manière générale, lesquelles expliquent cette situation. Il est néanmoins des observateurs qui estiment que la femme congolaise est déjà présente en politique, en dépit du faible taux de représentativité. Sa participation est peut-être une question de temps, encouragent certains optimistes. Pour sa part, la journaliste congolaise Irène Musune (photo ci-contre) remonte dans le temps et déduit que la femme doit surmonter certaines pesanteurs, dont la plupart reposent sur des préjugés.

Quid de la femme congolaise et la politique 

Il faut admettre, indique la journaliste, que pendant de longues décennies, la femme africaine a ployé sous des contraintes coutumières. Il lui était donc difficile de s’exprimer devant les hommes réunis en palabre et de surcroit, d’émettre un point de vue, de faire étalage de ses convictions personnelles, encore moins de prendre une décision. Elle était disposée à subir et exécuter certaines résolutions, selon l’ordre social en vigueur.  Motifs principaux : elle devait se taire, au regard de sa vulnérabilité (jugée comme un être faible) ; certaines considérations de la société sur elle, du genre: « Muasi atongaka mboka te » (entendez : la femme ne bâtit pas un village) ou encore, « Kolia na muasi, kolia na ndoki » (littéralement : manger avec une femme, c’est avoir une sorcière pour convive). Une façon de dire que l’on ne peut compter sur la femme.

Selon les Saintes écritures, la femme est réellement en second plan en ce qui concerne la création, elle a été tirée de l’homme. Cependant, les mêmes écritures nous signalent que la femme est une « aide » pour l’homme ; « mieux, une partenaire», constate la journaliste  Musune qui fait une lecture positive de la situation de la politique de la femme.  « Il faut reconnaitre une nette amélioration de la condition féminine. Grace à  son cursus universitaire, la femme congolaise s’est beaucoup émancipée. Cette porte  du savoir lui a permis de se faire valoir dans le monde professionnel, ou encore en politique », argue-t-elle, non sans nuance : « Mais hélas, le constat est tel que plusieurs parmi elles sont sélectives des tâches qui leur paraissent faciles. Conditionnées par cet élan d’esprit, peu expriment une passion pour la politique », déplore l’oratrice. «Pourtant, la constitution garantit un quota de quarante (40%) pourcent pour la représentation de la femme dans les instances de prise de décision », rappelle-t-elle.

 Quelque part, la femme a peur d’oser et fait parfois preuve de manque de volonté. Il y a encore certaines pesanteurs qui la retiennent, alors que des études démontrent que la femme congolaise participe à soixante-dix (70%) pourcent à l’économie nationale. Cependant, l’on note la présence de quelques-unes qui se défende dans le domaine de la politique, au sein des institutions de la République et autres structures tant publiques que privées. Initiatives à encourager, bien qu’il faille encore un grand travail de terrain à entreprendre en termes de sensibilisation auprès de la jeune génération.

Mobiliser pour le processus électoral

Le défi à relever est de taille, au regard de la minorité de femmes impliquées dans le processus électoral. Jusque-là, on n’a enregistré qu’une seule femme alignée dans la course à la présidentielle et, à peine quarante-quatre (44) aux législatives.  Il faut, préconise la journaliste,  encourager les candidatures féminines si nous voulons palper du doigt le concept de la socialisation du genre, pour un développement intégrale du pays.

En réalité, la femme s’ignore et en l’occurrence la femme congolaise, au regard même de la politique. C’est la culture africaine qui en est le centre. Comparées aux femmes  de l’Occident qui sont appuyées par leur gouvernement, l’on constate, en effet, une plus grande participation de femmes dans la politique.

 La participation de la femme africaine serait déjà là, cependant, c’est peut être question de temps pour voir un plus grand nombre de femmes. À l’heure actuelle, l’on  peut s’apercevoir déjà qu’une femme a osé pour les présidentielles prévues pour décembre 2018 en RDC, Marie-Josée Ifoku.

En somme, La pression que subit la femme en politique est effective ; la possibilité de surmonter, à la portée ».  Il suffit aux femmes congolaises du courage, le sens de l’écoute (l’ouverture aux anciennes et chevronnées en politique), la confiance en soi et en son apport car, l’homme est unique, avec des pensées, idées et réflexions uniques ; ce qui donne à chacun une place dans la société avec un apport unique.

 

Christelle Kasongo, RTGA World

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