La fréquence de pluies accroît l’insalubrité dans les marchés de Kinshasa

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Depuis quelques mois, Kinshasa enregistre une fréquence de pluies. Cette situation accroît l’insalubrité dans les marchés : des flaques d’eau, des tas d’immondices, de la boue et des déchets multiples qui compliquent la circulation et polluent les lieux. Les marchés présentent un tableau davantage regrettable, en dépit de la taxe dite de salubrité.

En effet, la lutte contre l’insalubrité dans les quartiers et dans les marchés de Kinshasa est un volet important, dans le cadre des objectifs que s’est fixé le macro-programme de la révolution de la modernité. Car la persistance de l’insalubrité, et l’insécurité alimentaire qui en découle, est une réalité qui inquiète et insécurise les consommateurs. Point n’est besoin de rappeler que le programme de la révolution de la modernité implique, dans sa mise en application, la volonté d’assainir les marchés au point d’en faire des lieux touristiques. Il importe, pour ce faire, de travailler à réduire l’insalubrité : canaliser les eaux et planifier l’évacuation des immondices, de réhabiliter le service d’hygiène, de conformer le nombre de tablettes au volume de la demande, de prévenir l’imminence de contaminations en vulgarisant des pratiques favorables à l’hygiène alimentaire, etc. Cet effort appelle d’un côté l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des éboueurs et une gestion raisonnable des recettes provenant de la taxe de salubrité et, de l’autre, une politique de partenariat susceptible de faire venir des capitaux vers l’administration du marché, en échange de services dont notamment la publicité.

L’insalubrité  et l’insécurité alimentaire, des questions pendantes dans les marchés de Kinshasa

Cette situation qui perdure, s’amplifie à la suite de la fréquence de pluies. Le même tableau s’affiche au marché central, au marché Gambela et à Somba Zikida (proximité de l’aérodrome de N’Dolo dans la commune de Kinshasa). Les marchés rond-point Ngaba, celui de l’avenue Kianza et Matete, respectivement à Ngaba et à Matete, le marché du quartier VI à N’Djili, le marché  Kingasani II à la Place-Pascal à Kimbanseke, Bayaka à Ngiri Ngiri, etc.

Ci et là, des tas d’immondices abandonnés dans les allées du marché se mêlent à de l’eau stagnante et à de la boue, formant ainsi des amas fragiles qui ne supportent pas le poids des passants. Des vendeurs et vendeuses qui manquent de tablettes exposent leurs articles à même le sol. Et fort curieusement, des produits consommables sont quantitativement importants. Il s’observe donc un nombre débordant de vendeurs et vendeuses dans chaque marché, mettant du fait même le bureau gestionnaire dans l’incapacité de s’assurer de l’état sanitaire collectif.                                                                                 La production de déchets n’est pas toujours proportionnelle à la capacité journalière de leur évacuation. Dans la mesure où, de nombreux marchés de la capitale ne font pas preuve de performance, en termes d’organisation d’un service éboueur. Cette situation coexiste drôlement avec la perception hebdomadaire de la « taxe de salubrité », jusqu’à prendre des dimensions inquiétantes. Aussi des cœurs sensibles ne s’empêchent-ils pas de tirer la sonnette d’alarme. Dans cet ordre d’idée, la Chargée de missions du marché de la Liberté de Masina, Mme Fatu s’est écriée en ces termes : « A Kinshasa, je n’ai pas encore assisté à une campagne sur la bonne tenue de l’environnement. Il est souhaitable que les autorités s’y penchent en associant les médias, car les gens ont si bien cultivé des réflexes primaires que l’insalubrité permanente est devenue une menace à la santé publique », a-t-elle déploré.

(Payne)

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