La formation du gouvernement: Bruno Tshibala veut aller vite

Bruno Tshibala et Aubin Minaku/Ph. Kokolo
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La MP, l’Opposition signataire, l’OR et la Société civile reçues hier

Former le nouveau gouvernement de la République conformément à l’accord du 31 décembre 2016, tel est le souhait du chef de l’Etat et Garant du bon fonctionnement des institutions de la République, Joseph Kabila Kabange. C’est à ce sujet que le nouveau Premier ministre, Bruno Tshibala Nzenze, a entrepris une série de consultations avec différentes forces politiques et sociales de la République. Des consultations jugées réussies, dans la mesure où le Premier ministre a recueilli toutes les propositions de différentes composantes en vue de la formation, dans les prochaines heures, d’un nouveau gouvernement. L’opinion n’a plus à s’inquiéter quant à la détermination du chef du Gouvernement à aller vite.

Le Premier ministre, Bruno Tshibala Nzenze, a bouclé hier mercredi 12 avril à la Cité de l’Union Africaine, les consultations de forces politiques et sociales de la République qu’il a ouvert depuis deux jours. Hier dans la grande salle de la cité de l’UA, plusieurs composantes ont été reçues tour à tour par le nouveau locataire de la Primature, issu de l’accord politique du 31 décembre 2016 signé au Centre Interdiocésain de Kinshasa. Il s’agit de la Majorité Présidentielle conduite par son Secrétaire général, l’honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko, de l’Opposition signataire de l’accord du 18 octobre 2016 menée par Vital Kamerhe, de l’Opposition Républicaine ayant à sa tête le ministre d’Etat Michel Bongongo, de la Société civile signataire de l’accord avec Maguy Kiala et d’autres branches de la Société civile.

Pour Aubin Minaku, chef de fil de la MP,le Premier ministre a parlé de son plan d’action pour mettre en place son gouvernement et les orientations reçues du chef de l’Etat lors de leur précédent face-à-face. Content de leur entretien avec le nouveau chef du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale s’exprime ainsi : « Nous sommes heureux, nous Majorité Présidentielle, de constater que le Premier ministre tient beaucoup à la mise en place du gouvernement, conformément à l’accord du 31 décembre. Nous ne devons pas du tout nous départir de cet accord ; respecter tout ce qui a été conclu jusqu’au niveau de l’arrangement particulier, parce qu’il y a plusieurs branches de l’arrangement particulier qui ont fait l’objet de consensus de la part de toutes les composantes. Et donc, c’est la même dynamique de l’accord du 31 décembre et nous Majorité Présidentielle, nous avons promis de déposer nos propositions et nos candidatures au plus tard dans les 48 heures ». Et concernant la signature de l’arrangement particulier avant la formation du gouvernement, Aubin Minaku affirme qu’il y a un accord qui a été signé par toutes les parties le 31 décembre 2016 et le Président de la République, ainsi que le Premier ministre, tous, tiennent au respect de cet accord. Il en est de même bien évidemment de la Majorité Présidentielle. « Quant à l’arrangement particulier, puisque nous sommes de bonne foi, nous de la MP, nous constatons que le Premier ministre partage aussi cette bonne foi, dans la mesure où nous ne pouvons pas ne pas tenir compte que point de consensus concernant cet arrangement particulier, parce qu’il a été bloqué tout juste à cause de la désignation de deux personnes, dont le président du CNSA et le Premier ministre. Maintenant que le Président de la République a, fort de son pouvoir d’arbitrage constitutionnel, nommé un Premier ministre conformément à l’accord du 31 décembre, il est clair que nous puissions tenir compte des points de consensus portés aussi par le projet d’arrangement particulier. Et donc, on est en parallèle avec la question consistant à signer aujourd’hui l’arrangement particulier. Nous sommes bien loin parce qu’il y a déjà un Premier ministre », a ajouté Aubin Minaku Ndjalandjoko. Enfin, concernant les ministères de souveraineté, le Secrétaire général de la MP a fait savoir que cette question est de la compétence du Président de la République et ce dernier consultera le Premier ministre. « Il n’y a pas débat à ce sujet », martèle-t-il.

Vital Kamerhe pour un gouvernement véritablement d’union nationale

Après la Majorité Présidentielle, le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenze a conféré avec l’Opposition signataire de l’accord du 18 octobre conduite par Vital Kamerhe. Pour ce dernier, cet entretien avec le Premier ministre s’inscrit dans le cadre de l’application de l’accord du 31 décembre 2016 et le souci est de finaliser l’arrangement particulier, car rien n’empêche sa signature. « Nous avons aussi échangé avec le Premier ministre sur la priorité qu’il faut accorder aux problèmes socioéconomiques. La dégradation de la situation économique est un danger permanent qui doit retenir l’attention du gouvernement. Nous avons parlé aussi du problème de l’insécurité, car il faut qu’il y ait des mesures urgentes pour résoudre ce problème », déclare Vital Kamerhe. Quant à la formation du prochain gouvernement, il a souligné que ce gouvernement doit un être véritablement d’union nationale. « L’Opposition signataire n’attend pas participer à un gouvernement où il doit faire la figuration. Le gouvernement d’union nationale a comme objectif cardinal, l’organisation des élections conformément à l’accord que nous avons signé le 31 décembre 2016 », renchéri-t-il.

Après Kamerhe, Bussa, Makila et Ruberwa, le Premier ministre a échangé avec la délégation de l’Opposition Républicaine mandatée par son Autorité morale, Léon Kengo wa Dondo. Pour Michel Bongongo, chef de fil de l’OR, la rencontre avec le Premier ministre reste dans le cadre de la formation du gouvernement. « Le Premier ministre nous a présenté les propositions et nous allons faire rapport à l’Autorité morale, le président Kengo wa Dondo. Il nous a aussi donné les trois axes prioritaires, dont les élections, le social et la sécurité sur instruction du chef de l’Etat», signale-t-il. Quant aux autres points forts de leur entretien avec le Premier ministre, Michel Bongongo refuse de tout dévoiler et remet la presse à son autorité morale.

Ce n’est pas fini ! Après l’OR, est venu le tout du cartel des membres signataires de l’accord du 18 octobre 2016 composé de Pathy Katanga, Bruno Mavungu, Dindo Zabondo et autres. Dans leur déclaration, les hôtes du Premier ministre déclarent ceci : « Nous, membres signataires de l’accord du 18 octobre 2016, regroupés au sein du cartel des signataires de l’accord du 18 octobre, félicitons la nomination par le chef de l’Etat, le président Joseph Kabila Kabange, de Monsieur Bruno Tshibala Nzenze, issu de l’Opposition politique dite Rassemblement, comme Premier ministre de la République Démocratique du Congo. Le cartel félicite très chaleureusement, le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenze et tient à l’assurer de son action et de son soutien dans ses lourdes fonctions. Le CSA tient aussi à rappeler que contrairement à diverses personnalités ayant également signé l’accord du 18 octobre, le cartel a apporté sans hésité son appui au processus politique facilité par la Cenco. En outre, le cartel a soutenu, dès les premières heures, l’accord politique global et inclusif signé le 31 décembre dernier. Le CSA fait partie de la composante opposition politique signataire de l’accord du 18 octobre et il tient à souligner que le chef de fil connu de cette délégation à la Cenco, est et demeure Monsieur Vital Kamerhe. Et aucune autre personne ne peut se prévaloir de la qualité de chef de fil de cette délégation. Le cartel souhaite une évaluation objective de l’action et de la gestion des ministres sortants relevant de ladite composante avant le dépôt de la liste de futurs ministres avant la formation du prochain gouvernement ».

Outre cette délégation du cartel, la ministre de la Jeunesse et Initiation à la nouvelle citoyenneté et quelques membres de la Société civile signataire de l’accord du 18 octobre 2016 ont aussi échangé avec le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenze. La ministre Maguy Kiala a insisté sur le fait de revoir à la hausse le quota de la société civile signataire de l’accord du 18 octobre. Une façon pour cette composante de contribuer à fond au bon, fonctionnement des institutions de la République.

« Nous avons d’abord félicité le Premier ministre pour sa nomination et nous lui avons témoigné de notre soutien dans son gouvernement. En ce qui concerne le quota de la Société civile, nous lui avons demandé de le revoir à la hausse, compte tenu de notre poids géographique. Et nous avons aussi dit à son Excellence de conserver les acquis de la Société civile a, au sein de ce gouvernement sortant. Et hormis ces deux postes, qu’il puisse nous ajouter trois autres postes pour que nous puissions vraiment nous impliquer dans le travail de bon fonctionnement des Institutions de la République », dit-elle. Quant à la représentation de la femme, Maguy Kiala affirme avoir proposé au Premier ministre de tenir compte de 30% de femmes pour participer à ce gouvernement. Elle n’a pas oublié de parler aussi du social au Premier ministre.

Maintenant que les carottes sont cuites, il ne reste qu’au Premier ministre de recueillir toutes les propositions de différentes composantes en vue de la formation, le plus vite que possible, du tout nouveau gouvernement de la République, conformément à l’accord du 31 décembre.

(Bernetel Makambo)

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