La femme a le droit d’hériter et le devoir de bien gérer

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Une vue de quelques femmes lors d’un défilé.Ph/ tiers
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Il se constate que la femme urbaine a plus de droits que celle qui vit au village. Cette dernière est écrasée par le poids de la coutume au point d’être privée de la plupart de ses droits légitimes reconnus par la loi.  L’un des droits à problème en Rdc s’appelle le droit à la succession ou héritage.

Lorsqu’un homme meurt, ses enfants masculins ont la fâcheuse tendance dans les milieux ruraux à s’accaparer de tous ses biens au détriment de ses enfants filles.  Celles-ci n’ont que leurs yeux pour constater cette injustice. Il leur est souvent opposé l’argument facile de la coutume. Le chef du clan soutient haut et fort qu’elles dépendront de leurs frères.

Même dans certains milieux urbains ou la loi est connue, son application pose problème. Les filles doivent se contenter du menu fretin pendant que les hommes surtout l’ainé se tape la part du lion. Ceci entraine des conflits interminables devant les cours et tribunaux.

Les femmes mariées sont généralement considérées comme ne faisant plus partie de la famille. Le clan imagine l’héritage entrain d’aller entre les mains du mari de leur fille, ce qu’ils ont du mal à digérer.

Même si la loi accorde les mêmes  privilèges à tous les enfants d’un même père, l’on constate que de manière pratique, les filles sont desantagées. Le monde moderne a un autre visage de la femme d’aujourd’hui. Elle peut faire beaucoup de choses. On le voit en Angola par exemple avec le chef de l’Etat Edouardo dos Santos dont la fille Isabelle est la première milliardaire en Afrique par la volonté de son père.

Cependant, constatons avec tous que l’héritage matériel et financier légué à la famille donne souvent droit à des querelles au lieu de constituer une véritable aide comme envisagé par le de cujus.

Combien de maisons a-t-on gardé au terme de deux ou trois générations après la mort du premier propriétaire ? Souvent les hommes déclenchent le processus de la vente et la seconde génération se retrouve les mains vides. Ne peut-on pas faire confiance aux femmes comme gestionnaires de ces biens communautaires pour voir le résultat ? La femme a le droit d’étudier, de travailler et de canaliser les efforts vers une gestion correcte et responsable de l’héritage familial. Si l’héritage pose généralement quelques soucis, reconnaissons que les hommes en sont responsables dans une grande partie.

(Simon Kabamba)

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